La corruption au Soudan du Sud est étroitement liée à l'abondance de ses ressources naturelles, principalement pétrolières, et à sa dépendance économique à l'égard de cette rente. À l'instar de l'Algérie et du Venezuela, les élites politiques sud-soudanaises sont encouragées par cette richesse à maintenir une gouvernance économique opaque afin d'en détourner le maximum pour leur propre compte. La captation de ces revenus et le manque d'investissement qui en résulte dans le développement économique et social ont pour conséquence un maintien du Soudan du Sud à la dernière place d'un autre classement, celui de l'indice du développement humain établi par l'ONU. La corruption au Soudan du Sud a aussi un impact fort sur la liberté individuelle, notamment d'expression, plaçant le pays à la 109eplace du classement de la liberté de la presse de Reporters sans frontières.
Mais l'impact le plus grave est sécuritaire, les dirigeants étant particulièrement enclins à recourir à la violence armée pour s'accaparer les ressources du pays et réprimer toute dissidence. Cette prédation économique provoque une compétition pour le pouvoir, elle-même alimentée par des rivalités ethniques, qui dégénère vers une guerre civile dévastatrice qui fait plus de 400 000 morts entre 2013 et 2020. En plus de la crise humanitaire provoquée par ce conflit, celui-ci a aggravé les détournements et pillages pour financer une militarisation de la politique, toujours au détriment des besoins les plus basiques de la population. Le chercheur Alex de Waal décrit ainsi le Soudan du Sud comme un «marché politique» où la loyauté des chefs militaires «s’achète», et où la rente pétrolière sert à entretenir un «clientélisme armé» plutôt qu’à bâtir des institutions.
En , un rapport de l’ONU dénonce au Soudan du Sud un système mêlant corruption et impunité qui s'auto-alimente. Les institutions chargées de faire respecter l'État de droit et de garantir la transparence démocratique sont délibérément privées des ressources financières, humaines et techniques essentielles à leur bon fonctionnement. Il en résulte un système de gouvernance vidé de sa substance, où les institutions publiques sont incapables ou délibérément en refus de servir l'intérêt général.
La résidence d’Elisabeth Marbury à Sutton Place.En 1920, l’installation d’Elisabeth Marbury et de nombre de ses amies dans le quartier de Sutton Place à New York (photo) alimente dans la presse des rumeurs d’«enclave amazone».
«Homeland est raciste», proclament des graffitis visibles dans la série.
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