Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Jassans-Riottier
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption est une église située à Jassans-Riottier, en France[1].
Informations essentielles
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| Diocèse | |
| Religion | |
| Propriétaire |
Commune |
| Patrimonialité | Recensé à l'inventaire général |
| Remplace |
Ancienne église Notre-Dame-de-l'Assomption de Jassans-Riottier (d) |
| Département | |
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| Commune |
| Coordonnées |
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Localisation
modifierL'église est située dans le département français de l'Ain, sur la commune de Jassans-Riottier.
Description
modifierOn accède à l’église par une vaste esplanade menant à un grand perron de 17 marches. La façade néo-romane est marquée par un portail encadré de colonnes carrées et de deux colonnes rondes en pierre de Cruas, surmontées d'un fronton triangulaire. L'ensemble est dominé par un clocher-porche dont la flèche polygonale, coiffée de tuiles vernissées et cantonnée de clochetons, culmine à 42 mètres de hauteur.
À l'intérieur, le plan symétrique s’articule autour d’une nef et de deux collatéraux de trois travées, menant à un transept dont les bras se terminent par des chapelles en absidioles. Au chevet, l'abside principale est encadrée par la sacristie au sud et la chapelle funéraire de la famille Poncet au nord.
L'édifice privilégie les formes en plein-cintre : voûtes en arc de cloître pour la nef et le transept, berceaux transversaux pour les collatéraux, et cul-de-four pour l’abside. Le porche est abrité sous une coupole octogonale plate. La structure combine la pierre de taille en calcaire de Cruas (Ardèche) et la brique pour la voilure des voûtes. Les toitures alternent tuiles mécaniques sur les grands pans, tuiles plates sur les parties arrondies et zinc pour abriter les tombeaux[2].
Historique
modifierConstruite entre 1863 et 1864 dans un style néo-roman très homogène, cette église doit son existence au drame personnel de l’architecte lyonnais Benoît Poncet. Profondément marqué par la perte de son fils unique Claudius, mort à seize ans en 1850, il souhaite rapatrier sa dépouille auprès de sa résidence de Jassans. Il confie alors à son ami et confrère Jean-Étienne Giniez le dessin d'une chapelle funéraire, mais le projet prend vite l'ampleur d'une véritable église, entièrement financée par Poncet.
Après la pose de la première pierre le 8 décembre 1862, le chantier est confié à l'entrepreneur Michel Malterre. L'édifice est achevé en octobre 1864 et accueille le corps du jeune homme le 26 octobre, avant d’être consacré au culte le 30 mai 1865. L'une des cloches conserve d'ailleurs la mémoire de cette histoire en gravant le nom de ses bâtisseurs. L'édifice est resté quasi intact au fil du temps, ne subissant que deux campagnes de réfection de son clocher et de sa toiture : la première en 1933 (orchestrée par l'architecte C.M. Gaillard et l'entrepreneur Pierre Perron) et la seconde en 1986[2].
L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1996[1].
Annexes
modifierRéférences
modifier- 1 2 « Église Notre-Dame de l'Assomption », notice no PA01000003, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- 1 2 « Église Notre-Dame-de-l'Assomption - POP », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le )