Étienne Balsenq, né le 6 avril 1838 à Campagnac (Aveyron) et mort le 15 janvier 1904 à Paris 10e, est un cocher, militant blanquiste sous le Second Empire, membre de la Commune de Paris puis déporté au bagne de Nouvelle-Calédonie.

Étienne Balsenq
Étienne Balsenq en 1871.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Auguste (ou Julien) Étienne Balsenq
Nationalité
française
Activité
Autres informations
A travaillé pour
La Patrie en danger
Idéologie

Biographie

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Militant blanquiste et communard

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Fils d'Étienne et de Marianne Barathieu et frère de Victor Balsenq, Étienne Balsenq quitte l'Aveyron pour gagner sa vie à Paris[1] où il exerce divers petits métiers notamment celui de cocher. En contact avec les groupes blanquistes dès 1867, il entrepose chez lui les armes ayants servies pour l'attaque ratée du 14 août 1870 contre la caserne des pompiers de la Villette menée par Émile Eudes et Gabriel Brideau[2]. Après avoir réussi à échapper à la police, il devient imprimeur et gérant du journal de Blanqui La Patrie en danger[1].

Capitaine au 138e bataillon fédéré lors du 18 mars 1871, il rejoint la Commune de Paris et devient le 19 avril 1871, commissaire spécial à la gare du Nord et enfin commissaire central du 13e arrondissement. Blessé le 23 mai, il est arrêté, enfermé à l'Orangerie puis déféré devant le troisième conseil de guerre. Refusant de signer les procès-verbaux du conseil, il est condamnée à la déportation en Nouvelle-Calédonie le 15 avril 1872[3].

De retour du bagne

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Revenu en France après avoir été gracié le 8 mai 1879[4], il devient employé auxiliaire à la Caisse municipale[2] puis membre de l'administration de La Voie du Peuple[5], éphémère journal socialiste fondé en 1887 par Jules Guesde. Il est déclaré comme un « assidu de La Petite République » par Gérault-Richard avant sa mort[6].

Notes et références

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  1. 1 2 Marc-André Fabre, « Les Communards Rouergat : Etienne-Julien Balsenq », Journal de l'Aveyron, , p. 1 (lire en ligne)
  2. 1 2 « BALSENQ Étienne, Auguste [ou Étienne, Julien ?] », sur Maitron
  3. Louis Erignac, Trois siècles de luttes populaires en Bas-Rouergue. 1643 - 1962. De la révolte des Croquants à la grève de Decazeville, , 137-140 p. (lire en ligne), p. 137-140
  4. Jean Maitron, « A partir des papiers du général Eudes », L'Actualité de l'histoire : bulletin de l'Institut français d'histoire sociale, , p. 19 (lire en ligne)
  5. « Petite révolution », La Croix, , p. 1 (lire en ligne)
  6. Gérault-Richard, « Balsenq », La Petite République, , p. 1 (lire en ligne)

Bibliographie

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  • Louis Erignac, Trois siècles de luttes populaires en Bas-Rouergue, 2011, pp. 137 à 140
  • Pierre Marie Blanquet, « A la mémoire d’Etienne Balsenq,aveyronnais méconnu,compagnon d’armes de la Commune », Revue du Rouergue n°95 nouvelle série,automne 2008,p.407 à 409 et Bulletin d’Espalion 24 août 2007 P.32