Un étrésillon (du moyen français estesillon, « bâton servant à maintenir la gueule ouverte »), issu du latin tensare, « tendre ») est un étai en bois, en pierre ou en métal maintenant l'écart entre des parois ou renforçant les parois lors de reprises en sous-œuvre : jambage de baie, murs, panneaux de boisage (pour blindage) de terrain en fouille.

Étrésillon de rosace.

Le mot étrésillon est souvent employé à la place d'entretoise lorsque cette dernière pièce entre dans la composition d'un solivage (plan horizontal), ou d’une ossature bois (plan vertical) pour éviter le flambage de la structure.

Au Moyen Âge, les architectes mobilisent régulièrement l’étrésillonnement comme un moyen de construction fixe[1]. Il en va notamment ainsi des arcs-boutants, qui peuvent être considérés comme un étaiement permanent. La cathédrale du Puy-en-Velay possède notamment des étrésillons sur son porche.

Galerie

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Bibliographie

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  • Eugène Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, Paris, Bance-Morel, 1859-1868.

Références

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Articles connexes

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