Île Astove
L'île Astove, en anglais Astove Island, est une île des Seychelles dans l'océan Indien.
| Île Astove Astove Island (en) | |||
Image satellite de l'île Astove. | |||
| Géographie | |||
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| Pays | |||
| Archipel | Groupe d'Aldabra (îles Extérieures) | ||
| Localisation | Océan Indien | ||
| Coordonnées | 10° 05′ 12″ S, 47° 44′ 27″ E | ||
| Superficie | 4,96 km2 | ||
| Point culminant | non nommé (18 m) | ||
| Géologie | Atoll | ||
| Administration | |||
| District | Îles Extérieures | ||
| Démographie | |||
| Population | Aucun habitant | ||
| Autres informations | |||
| Découverte | Peut-être fin du Moyen Âge (Arabes) Avec certitude au début du XVIe siècle (Portugais) |
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| Fuseau horaire | UTC+04:00 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Seychelles
Géolocalisation sur la carte : océan Indien
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| Île aux Seychelles | |||
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Géographie
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Localisation
modifierL'île Astove est située dans le Sud-Ouest des Seychelles et des îles Extérieures. Elle fait partie du groupe d'Aldabra qui compte Cosmoledo à 38 kilomètres en direction du nord-nord-ouest ainsi qu'Aldabra et l'île de l'Assomption en direction du nord-ouest.
Topographie
modifierL'île Astove est un atoll. Grossièrement circulaire avec six kilomètres de longueur du nord au sud pour quatre kilomètres de largeur d'est en ouest, elle comporte un pseudo-lagon en son centre. Celui-ci communique avec la pleine mer par une brèche, le Gueule Bras Channel, dans le Sud-Ouest de l'île. Ce pseudo-lagon n'est profond que de trois mètres au maximum et comporte des bancs de sable et quelques îlots dans sa partie Sud-Ouest. Sa profondeur augmente lentement par dissolution de son fond calcaire en raison de l'acidification de ses eaux par les sols de l'île[1]. La superficie des terres émergées est de 4,96 km2 pour une superficie totale de 9,5 km2, lagon inclus. Son littoral, composé de plages de sable entrecoupées de récifs coralliens émergés, notamment dans le Sud-Ouest de l'île, est protégé par un étroit récif corallien d'une largeur maximale de 180 mètres. Au-delà de ce récif, la bathymétrie augmente rapidement avec une profondeur de 550 mètres à 300 mètres de distance du rivage[1].
L'île, en forme d'anneau, n'est large que d'environ un kilomètre dans sa partie occidentale. Majoritairement plate, son point culminant est composé de dunes s'élevant à 18 mètres de hauteur dans sa partie orientale. À l'opposé de l'île, dans sa partie la plus large, se trouve une partie émergée du récif corallien qui culmine à cinq mètres d'altitude. L'île est couverte d'une végétation tropicale composée de cocoteraies et de plantations de sisal. Une piste d'atterrissage enherbée se trouve à proximité de la pointe Nord-Est de l'île.
Climat
modifierLe climat de l'île Astove est tropical et comporte deux saisons[1]. Lorsque les alizés soufflent du sud-est généralement entre avril et novembre, les températures se situent autour de 28 °C et le temps est plutôt sec[1]. Entre novembre et avril, l'île est sous l'influence d'une mousson provenant du nord-ouest qui s'accompagne d'une hausse des températures et le passage de cyclones tropicaux ce qui provoque une hausse des précipitations[1]. En dépit de ce climat, l'île est relativement aride[1].
Histoire
modifierVers 1760, un navire portugais chargé de butin et d'environ 300 esclaves, désigné dans les récits sous le nom de Dom Royal, s'échoue sur l'atoll. Tous gagnent le rivage, mais l'équipage portugais repart en chaloupe, abandonnant les esclaves sur l'île, où ceux-ci vivent en autarcie pendant plus de trois décennies. Plusieurs expéditions tentent de les enlever au fil des ans ; certains sont finalement conduits à Mahé par des capitaines seychellois dans les années 1790[2],[3].
Le , le trois-mâts Tiger de Liverpool, commandé par le capitaine Edward Searight et faisant route vers Bombay, se brise à son tour sur le récif d'Astove ; le naufrage fait l'objet d'un récit publié en 1843 par l'un des rescapés[4].
Au début du XXe siècle, l'île est exploitée pour son guano, exporté comme engrais. En 1906, la Couronne britannique concède à bail à Adolphe d'Emmerez de Charmoy l'ensemble des groupes d'Aldabra et de Cosmoledo, ainsi que les îles d'Astove et de l'Assomption[5].
Entre 1927 et 1960, quelque 72 000 tonnes de guano en sont extraites, exportées principalement vers Maurice comme engrais pour la canne à sucre, au prix d'une forte dégradation de l'ouest de l'île. L'exploitation cesse une fois le gisement pratiquement épuisé, les réserves étant estimées à moins de 5 000 tonnes vers 1960[6],[7].
En 1968, le bail d'Astove est repris par Mark Veevers-Carter et son épouse Wendy, qui exploitaient auparavant une plantation de coprah sur l'île de Rémire[6],[8]. Outre la cocoteraie, ils cultivent le tabac et le sisal, font édifier une chapelle, un magasin et des logements pour les ouvriers, et entreprennent la construction d'une grande maison de corail, restée inachevée à leur départ. Wendy Veevers-Carter quitte l'île en 1970, après la mort soudaine de son mari.
En 2015, la « Coral House » est rénovée et achevée par l'Islands Development Company (IDC). Elle accueille depuis les amateurs de pêche à la mouche et autres rares visiteurs qui sont essentiellement des scientifiques venus étudier son pseudo-lagon et des plongeurs attirés par le récif corallien.
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Astove Island » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 4 5 6 (en) C.J. Piggott, Notes on some of the Seychelles Islands, Indian Ocean, coll. « Atoll Research Bulletin 83 », (lire en ligne), p. 1-10
- ↑ (en) Albert-Auguste Fauvel, Unpublished Documents on the History of the Seychelles Islands Anterior to 1810, Victoria, Government Printing Office, , à compléter
- ↑ (en) William McAteer, Rivals in Eden : A History of the French Settlement and British Conquest of the Seychelles Islands, 1742-1818, Lewes, The Book Guild, (ISBN 9993180904), à compléter
- ↑ (en) William Stirling, Narrative of the Wreck of the Ship Tiger, of Liverpool (Captain Edward Searight), on the Desert Island of Astove, on the Morning of the 12th of August 1836, Londres, Roberts,
- ↑ (en) Theo Tomking, « Sea, Soil and Extraction: The Guano Industry in Twentieth Century Seychelles », sur york.ac.uk, Leverhulme Centre for Anthropocene Biodiversity, Université d'York, (consulté le )
- 1 2 (en) « Astove Island », sur idc.sc, Islands Development Company (consulté le )
- ↑ (en) « Guano in Seychelles », sur thecreolemeltingpot.com (consulté le )
- ↑ (en) « Remire Island », sur idc.sc, Islands Development Company (consulté le )