16e brigade musulmane

La 16e brigade musulmane (Serbo-croate: XVI Muslimanske Brigade), également connue sous le nom de 16e brigade de choc musulmane est une unité des partisans yougoslaves qui a combattu sur le front yougoslave de la Seconde Guerre mondiale.

16e brigade musulmane
Image illustrative de l’article 16e brigade musulmane
Affiche de propagande de la 16e brigade musulmane, montrant un insurgé musulman avec une mitrailleuse MG 42 en bandoulière.

Création 1943
Dissolution 1945
Allégeance Partisans (Yougoslavie)
Rôle Infanterie
Couleurs Drapeau de bataille de la 16e brigade musulmane
Guerres Seconde Guerre mondiale
Batailles
Décorations Ordre de la fraternité et de l'unité (d) et Ordre du Mérite pour le peuple (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Commandant Salim Ćerić[1],[2]

L'unité trouve son origine dans un bataillon musulman préexistant, formé à partir de musulmans servant dans plusieurs autres divisions de partisans. La 16e brigade musulmane a été officiellement créée le , initialement sous le nom de 3e brigade musulmane[3], au sein de la 17e division de Bosnie orientale. La création de cette brigade visait principalement à inciter les musulmans à rejoindre le mouvement de résistance des partisans de Tito contre l'occupation allemande et les collaborateurs[4].

La brigade fut rapidement mise en action et participa à la prise de la ville de Tuzla, occupée par les forces ennemies, à l'automne 1943. Cependant, la situation se retourna rapidement lorsque, le , la 1re division de montagne allemande reprit Tuzla. Durant cette période, la brigade mena des actions de harcèlement, notamment en tendant une embuscade à un convoi motorisé allemand et en le neutralisant.

La brigade fut fortement engagée en dans l'opération allemande de contre-insurrection « Kugelblitz » et son opération de suivi « Schneesturm », visant à encercler et à anéantir d'importantes forces partisanes en Bosnie orientale. Au cours de ces opérations, elle lança une contre-attaque et s'empara de la ville de Kladanj, puis parvint à échapper à l'encerclement avec le reste de sa division. En , elle participa à l'offensive partisane infructueuse visant à reprendre Tuzla.

Des soldats de la 16e brigade musulmane traversent la rivière Drinjača lors des opérations Kugelblitz/Schneesturm en décembre 1943.

Tout au long du reste de l'année 1944, à partir du , cette unité, qui faisait partie de la 27e division de Bosnie orientale, a participé à plusieurs combats, notamment contre la division Waffen SS Handschar, ainsi que contre la 7e division SS Prinz Eugen et diverses forces oustachies et tchetniks. En , certains Bosniaques de la division Handschar ont même fait défection et rejoint les rangs de la 16e brigade musulmane[5].

En mars et , elle participa à l'offensive de Sarajevo, et c'est cette brigade qui s'empara de la ville, la reprenant aux forces allemandes et collaborationnistes en retraite[6],[7].

En avril et , elle combattit lors de la bataille d'Odžak contre les forces oustachies[8] ; la bataille d'Odžak fut la dernière bataille du théâtre d'opérations européen de la Seconde Guerre mondiale.

Galerie

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Références

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  1. (hr) Salim Ćerić, Muslimani srpskohrvatskog jezika, Svjetlost, (lire en ligne), p. 220
  2. (hr) Dane Olbina, Ratni dani: Dnevnik. 25. februara 1943 - 15. maja 1945, Svjetlost, (lire en ligne), p. 310
  3. (en) Marko Attila Hoare, The History of Bosnia: From the Middle Ages to the Present Day, Saqi, (ISBN 978-0-86356-953-1, lire en ligne), p. 280
  4. (en) Marko Attila Hoare, The Bosnian Muslims in the Second World War, Saqi, (ISBN 978-0-19-936543-2, lire en ligne), p. 118-119
  5. (bs) « 16 muslimanska udarna brigada », sur znaci.org (consulté le ).
  6. (en) Marko Attila Hoare, The Bosnian Muslims in the Second World War, Saqi, (ISBN 978-0-19-936543-2, lire en ligne), p. 120
  7. (bs) « PRIJE 72 GODINE Partizansku zastavu u oslobođenom Sarajevu prvi su postavili borci 16. muslimanske udarne brigade », sur https://avaz.ba/, (consulté le )
  8. (bs) Bosnia and Herzegovina, Članci i grada za kulturnu istoriju istočne Bosne, Bosnia and Herzegovina, (lire en ligne), p. 120