1 Camelopardalis

étoile binaire de la constellation de la Girafe

1 Camelopardalis (1 Cam) est un système stellaire double situé dans la constellation de la Girafe. Il est situé à située environ 800 pc (∼2 610 al) et avec une magnitude apparente combinée de 5,56 il peut être visible à l'œil nu dans de bonnes conditions d'observation. 1 Camelopardalis fait partie de l'association stellaire Camelopardalis OB1 (en), située à 820 pc.

1 Camelopardalis
Description de cette image, également commentée ci-après
1 Camelopardalis (au centre de l'image) d'après le relevé 2MASS.
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 04h 32m 01,841s
Déclinaison 53° 54′ 39,02″
Constellation Girafe
Magnitude apparente 5,56

Localisation dans la constellation : Girafe

(Voir situation dans la constellation : Girafe)
Caractéristiques
Type spectral O9.7IIn (1 Cam A)
B1IV (1 Cam B)
Indice U-B −0,73
Indice B-V 0,18
Variabilité SPB ?
Astrométrie
Mouvement propre μα = 2,278 mas/a
μδ = −3,783 mas/a
Parallaxe 1,263 0 ± 0,049 mas
Distance 790 ± 30 pc (∼2 580 al)
Caractéristiques physiques
Luminosité 4,365 L☉ (1 Cam A) / 1,995 L☉ (1 Cam B)
Température 29 800 K (1 Cam A) / 29 512 K (1 Cam B)
Rotation 275 km/s (1 Cam A) / 11 km/s (1 Cam B)
Âge <20 Ma

Désignations

DL Cam, HD 28446, HIP 21148, BD+53°779, HR 1417, SAO 24672, WDS J04320 +5355, FK5 165

1 Camelopardalis A

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1 Camelopardalis A est une étoile massive et chaude qui a évolué hors de la séquence principale pour devenir une géante. Elle a été décrite comme une binaire spectroscopique à deux raies avec une période orbitale de 1,31 jours, mais en 2023 cela n'avait pas été confirmé[1].

1 Camelopardalis B

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1 Camelopardalis B se situe à 10" de 1 Cam A et est probablement une jeune sous-géante de type B.

D'autres étoiles dans le système 1 Camelopardalis

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Une autre étoile de magnitude 11 se trouve à 150" ; elle a été considérée comme faisant partie d'un système triple, mais les observations de Gaia montrent qu'il s'agit d'un objet d'arrière-plan sans lien avec ce système.

Lanthermann et al. (2023) rapportent en citant Eggleton & Tokovinnin (2008) que le système comporte un troisième composant à une séparation de 10"[1]. Cependant les données de Eggleton & Tokovinnin semblent ne montrer que deux composants[2].

Données pour 1 Cam (ou HR1417) d'après Eggleton & Tokovinnin
mHR n Parallaxe Configuration
1417 2 0,001 5.560(5.83B0III + 6.96; 10.334")
  • mHR : Objet du système stellaire ayant le numéro HR le plus élevé
  • n : Multiplicité du système stellaire
  • Parallaxe : Les valeurs inférieures à 0,001 (y compris des valeurs comme -0,002) ont été remplacées par 0,001.
  • Configuration : Description du système stellaire selon un format inspiré par D. S. Evans (1977)[3] :
    • 5.560 correspond à la magnitude combinée des deux objets
    • B0III : Type spectral du premier objet
    • 6,96 : Magnitude du deuxième objet
    • 10,337" : Séparation angulaire des deux objets

Selon Lanthermann et al. une quatrième étoile a été découverte grâce au télescope à interféromètre CHARA et sa séparation moyenne de 1 Camelopardalis A de 26,16 ± 0,13 mas[1].

Type spectral

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En 1962, 1 Cam A était considérée comme étant de type spectral B0 III et 1 Cam B de type B0 IV-V[4].

En 1977, 1 Cam B était considérée de type B1 IV[5].

En 2014, A. Sota et al. rapportèrent que 1 Cam A fut classifié comme B0 V d'après Morgan et al. en 1955[6], cependant il semble que 1 Cam n'apparaisse pas dans l'article de Morgan et al[7]. Sota et al. classent 1 Cam A comme O9.7 IIn et 1 Cam B comme B0 V[6].

Variabilité

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Une courbe de lumière pour DL Camelopardalis, tracée à partir des données de TESS.

En 1982, Mikołaj Jerzykiewicz et Christiaan L. Sterken rapportèrent que 1 Camelopardalis pourrait être une étoile variable, mais certaines études ultérieures n'ont pas permis de le confirmer. La variabilité de sa luminosité a été clairement démontrée lors de l'analyse des données de la mission Hipparcos. Elle a reçu la désignation d'étoile variable DL Camelopardalis en 1999. 1 Camelopardalis A est une étoile variable de faible amplitude. Sa période probable est de 0,22132 jours et elle est considérée comme une variable de type β Cephei ou une étoile de type B à pulsation lente. La photométrie Hipparcos indique une amplitude de 0,035 magnitudes. Sa vitesse de rotation est de 275 km/s, l'une des plus élevées connues.

Notes et références

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  1. 1 2 3 (en) C. Lanthermann, J.-B. Le Bouquin, H. Sana, A. Mérand, J. D. Monnier, K. Perraut, A. J. Frost, L. Mahy, E. Gosset, M. De Becker, S. Kraus, N. Anugu, C. L. Davies, J. Ennis, T. Gardner, A. Labdon, B. Setterholm, T. ten Brummelaar et G. H. Schaefer, « Multiplicity of northern bright O-type stars with optical long baseline interferometry : Results of the pilot survey », Astronomy & Astrophysics, vol. 672,‎ , article no A6 (DOI 10.1051/0004-6361/202245364 Accès libre, Bibcode 2023A&A...672A...6L, arXiv 2302.03168)
  2. ↑ (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2,‎ , p. 869-879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x Accès libre)
  3. ↑ (en) David S. Evans, « Some thoughts on multiple stars », Revista Mexicana de Astronomía y Astrofísica, vol. 3, no 1,‎ (Bibcode 1977RMxAA...3...13E)
  4. ↑ J. Berger, « Recherches sur les propriétés des étoiles doubles ou multiples largement séparées en relation avec les problèmes d'évolution », Annales d'astrophysique, vol. 25,‎ (Bibcode 1962AnAp...25....1B)
  5. ↑ (en) T. E. Lutz et J. H. Lutz, « Spectral classification and UBV photometry of bright visual double stars », The Astronomical Journal, vol. 82,‎ , p. 431-434 (DOI 10.1086/112066, Bibcode 1977AJ.....82..431L)
  6. 1 2 (en) A. Sota, J. Maíz Apellániz, N. I. Morrell, R. H. Barbá, N. R. Walborn, R. C. Gamen, J. I. Arias et E. J. Alfaro, « The galactic O-star spectroscopic survey (GOSS). II. Bright southern stars », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 211,‎ (DOI 10.1088/0067-0049/211/1/10)
  7. ↑ (en) W. W. Morgan, A. D. Code et A. E. Whitford, « Studies in galactic structure. II. Luminosity classification for 1270 blue giant stars », Astrophysical Journal Supplement, vol. 2,‎ , p. 41-74 (DOI 10.1086/190016, Bibcode 1955ApJS....2...41M)

Voir aussi

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