22e Bataillon (French Canadian), CEC

bataillon d'infanterie du Corps expéditionnaire canadien de la Première Guerre mondiale

Le 22e Bataillon (French Canadian). CEC (22nd Battalion (French Canadian), CEF en anglais) était un bataillon d'infanterie du Corps expéditionnaire canadien (CEC) de la Première Guerre mondiale. À sa création, le bataillon fut nommé « Régiment Royal Canadien-Français », mais ce nom ne fut jamais officiel. Il combattit sur le front de l'Ouest en tant que composante de la 5e Brigade d'infanterie canadienne au sein de la 2e Division canadienne. Il s'agit de la seule unité canadienne-française à avoir combattu au front lors de la Première Guerre mondiale. Son héritage et son histoire sont perpétués par le Royal 22e Régiment.

22e Bataillon (French Canadian). CEC
Image illustrative de l’article 22e Bataillon (French Canadian), CEC
Le 22e Bataillon, CEC paradant à Saint-Jean-sur-Richelieu au Québec en 1915

Création
Dissolution
Pays Drapeau du Canada Canada
Allégeance Forces armées canadiennes
Branche Corps expéditionnaire canadien
Type Bataillon
Rôle Infanterie
Effectif 36 officiers et 1 097 soldats
Fait partie de 5e Brigade d'infanterie canadienne
Guerres Première Guerre mondiale
Batailles Front de l'Ouest
Emblème

Histoire

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Le 22e Bataillon, CEC quittant Saint-Jean-sur-Richelieu au Québec en 1915

La création du 22e Bataillon, CEC a été autorisée le . Il fut alors d'abord connu sous le dénomination de « Régiment Royal Canadien-Français », mais ce nom ne fut jamais officiel[1]. Le bataillon a été créé suite à la suggestion d'un regroupement d'hommes politiques, religieux et d'affaires québécois comprenant notamment Wilfrid Laurier qui constatèrent que l'intégration des Canadiens français à l'armée permanente était nécessaire à l'unité nationale et qu'il fallait ainsi créer une unité francophone[1],[2]. Le bataillon recruta au Québec parmi la population canadienne-française et fut mobilisé à Saint-Jean-sur-Richelieu au Québec[3],[4],[5],[6]. Son premier commandant fut le lieutenant-colonel F.M. Gaudet[3]. Le bataillon s'entraîna d'abord à Saint-Jean-sur-Richelieu, mais, à la demande de son commandant, le , il fut transféré à Amherst en Nouvelle-Écosse afin d'éviter la proximité avec Montréal qui causait des désertions et des cas d'indiscipline[1],[2],[7].

Le , le 22e Bataillon, CEC s'embarqua à Halifax en Nouvelle-Écosse à bord du Saxonia pour la Grande-Bretagne où il arriva le avec un effectif de 36 officiers et 1 097 soldats[1],[3],[4],[6],[7].

Bivouac du 22e Bataillon, CEC derrière la ligne de front durant la bataille d'Amiens en France en 1918

Le , il arriva en France et combattit sur le front de l'Ouest en tant que composante de la 5e Brigade d'infanterie canadienne au sein de la 2e Division canadienne jusqu'à la fin de la guerre[3],[4],[6]. Le , il fut envoyé dans les tranchées pour la première fois près d'Ypres en Belgique[1],[7],[8]. Par la suite, le bataillon participa notamment à la bataille de la Somme en et à la bataille d'Arras en [1],[8]. Au cours du conflit, il reçut des renforts du 10e Bataillon de réserve canadien[3].

Au cours de la guerre, le 22e Bataillon, CEC a eu 1 074 morts et 2 887 blessés, ce qui représente 67 % de l'effectif total de 5 919 hommes qui ont servi au sein du bataillon[1],[7]. Bien que d'autres bataillons canadiens-français ait été formés au sein du Corps expéditionnaire canadien, ceux-ci servirent à fournir des renforts au 22e Bataillon, CEC qui est la seule unité canadienne-français à avoir combattu au front lors de la Première Guerre mondiale[1],[8].

Le , le 22e Bataillon, CEC retourna en Grande-Bretagne, puis, le suivant, au Canada. Le , il fut démobilisé. Le , il fut officiellement dissout[3],[6].

Honneurs de bataille

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Soldats canadiens à l'attaque de la cote 70 en

Les honneurs de bataille sont le droit donné par la Couronne à une unité militaire d'apposer sur son drapeau régimentaire les noms des batailles ou des conflits dans lesquels elle s'est illustrée. Le 22e Bataillon, CEC en a reçu un total de 18 qui sont perpétués par le Royal 22e Régiment[1],[7].

Honneurs de bataille du 22e Bataillon (French Canadian), CEC[1],[5],[7]
Première Guerre mondiale
Mont Sorrel Somme, 1916, 18
Flers-Courcelette Thiepval
Hauteurs de l'Ancre Arras 1917, '18
Vimy 1917 Arleux
Scarpe, 1917, '18 Cote 70
Ypres, 1917 Passchendaele
Amiens Ligne Hindenburg
Canal du Nord Cambrai, 1918
Poursuite vers Mons France et Flandres 1915-1918

Commandants

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Le lieutenant-colonel Thomas-Louis Tremblay

Commandants du 22e Bataillon, CEC :

  1. Colonel F.M. Gaudet ( - )
  2. Lieutenant-colonel Thomas-Louis Tremblay ( - )
  3. Lieutenant-colonel A.E. Dubuc ( - )
  4. Lieutenant-colonel Thomas-Louis Tremblay ( - )
  5. Lieutenant-colonel A.E. Dubuc ( - )
  6. Major Georges Vanier ( - )
  7. Major G.E.A. Dupuis ( - )
  8. Lieutenant-colonel J.R.H. DesRosiers ( jusqu'à la démobilisation)

Fanfare

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Le 22e Bataillon, CEC avait une fanfare appelée « Sambre et Meuse »[3]. Ce nom fait référence à la marche Le Régiment de Sambre-et-Meuse[9].

Héritage

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Drapeau régimentaire

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Le drapeau régimentaire du 22e Bataillon, CEC fut déposé en la basilique Notre-Dame à Montréal au Québec en 1919. En 1921, il fut remis au Royal 22e Régiment[3].

Commémoration

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Monument à l'hommage des soldats du 22e Bataillon, CEC à Chérisy en France

Un monument a été érigé en l'hommage des soldats du 22e Bataillon, CEC à Chérisy en France.

Perpétuations

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L'héritage et l'histoire du 22e Bataillon, CEC sont perpétués par le Royal 22e Régiment[3].

Membres notoires

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Le caporal Joseph Keable, récipiendaire de la croix de Victoria

Deux membres du 22e Bataillon, CEC ont été décorés, à titre posthume, de la croix de Victoria, la plus haute récompense des forces du Commonwealth : le caporal Joseph Keable pour ses actions du à Neuville-Vitasse en France, et le lieutenant Jean Brillant, pour ses actions des 8 et à l'est de Méharicourt en France durant la bataille d'Amiens[1],[7],[10]. En fait, Joseph Keable est le premier Canadien français à recevoir la croix de Victoria[10]. Un buste du caporal Joseph Keable fait partie du Monument aux Valeureux à Ottawa en Ontario.

Georges Vanier a été le premier Québécois à devenir gouverneur général du Canada. Il était un officier qui a servi avec le 22e Bataillon, CEC.

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 « Formation du 22e Bataillon », sur Royal 22e Régiment (consulté le ).
  2. 1 2 « Un bataillon canadien français sur le front », sur Radio-Canada (consulté le ).
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (en) « Guide to Sources Relating to Units of the Canadian Expeditionary Force: Infantry » [PDF], sur Bibliothèque et Archives Canada (consulté le ), p. 115-121.
  4. 1 2 3 (en) « 22nd Battalion CEF », sur Wartime Canada (consulté le ).
  5. 1 2 (en) John F. Meek, Over the Top! : The Canadian Infantry in the First World War, Orangeville (Ontario), John F. Meek, (ISBN 0906158109).
  6. 1 2 3 4 « Royal 22e Régiment », sur Gouvernement du Canada (consulté le ).
  7. 1 2 3 4 5 6 7 « Honneurs de bataille de la Première Guerre mondiale », sur Royal 22e Régiment (consulté le ).
  8. 1 2 3 « Royal 22e Régiment », sur Encyclopédie du patrimoine culturel de l'Amérique française (consulté le ).
  9. ↑ « Autres coutumes », sur Royal 22e Régiment.
  10. 1 2 « Caporal Joseph Kaeble, VC, MM », sur Royal 22e Régiment (consulté le ).

Annexes

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • Jean-Pierre Gagnon, Le 22e Bataillon, Les Presses de l'université Laval, , 460 p.
  • Colonel Joseph Chabal, Histoire du 22e Bataillon (Canadien français), 1914-1919 Tome I, Montréal (Québec), Chanteclerc Ltée, , 415 p.
  • Pierre Vennat, Les poilus québécois de 1914-1918 : histoire des militaires canadiens-français de la première guerre mondiale, Montréal (Québec), Éditions du Méridien, , 366 p. (ISBN 2-89415-256-6)
  • Serge Bernier, Le Royal 22e Régiment 1914-1999, Montréal (Québec), Art Global, , 455 p.

Liens externes

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