22e régiment d'artillerie coloniale

Le 22e régiment d'artillerie coloniale (22e RAC) est une unité militaire de l'artillerie coloniale. Il combat pendant la Première Guerre mondiale et pendant la Seconde Guerre mondiale.

22e régiment d'artillerie coloniale
Création 1917
Dissolution 1940
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type régiment d'artillerie
Rôle artillerie
Couleurs rouge et bleu
Inscriptions sur l’emblème Verdun 1917
Montdidier 1918
Saint-Mihiel 1918
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Batailles 1940 : bataille de Lille, bataille de Dunkerque
Fourragères aux couleurs de la croix de guerre 1914-1918
Décorations croix de guerre 1914-1918, deux palmes

Création et différentes dénominations

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  •  : création du 22e régiment d'artillerie coloniale (22e RAC ou 22e RACo), parfois 22e régiment d'artillerie coloniale de campagne (22e RACC)[1]
  •  : dissous
  •  : nouvelle formation du 22e régiment d'artillerie coloniale, parfois 22e régiment d'artillerie coloniale divisionnaire (22e RACD)[2]
  •  : capturé

Historique

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Première Guerre mondiale

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Le 22e régiment d'artillerie coloniale est formé le [3] par réunion des trois groupes de canons de 75 formant l'artillerie divisionnaire de la 15e division d'infanterie coloniale (AD/15e DIC)[1] :

Le dépôt du nouveau régiment est celui du 2e régiment d'artillerie coloniale à Cherbourg[1]. Fin 1917, la 129e batterie de mortiers de 58 du 3e régiment d'artillerie coloniale devient la 101e batterie de 58 du 22e régiment d'artillerie coloniale[4].

Le régiment est dissous le [3].

Seconde Guerre mondiale

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Le régiment est recréé le [3]. Mobilisé à Libourne, il forme, avec le 222e régiment d'artillerie lourde coloniale (222e RALC), l'artillerie de la 5e division d'infanterie nord-africaine[5].

Formé à trois groupes armés de canons de 75, le régiment administre également la 10e batterie divisionnaire antichar, équipée de canons de 47[5].

Le régiment entre en Belgique avec sa division puis combat lors de la bataille de la forêt de Mormal. Rejeté dans la poche de Lille, il combat jusqu'au bout avec le groupement Molinié. Il est capturé le [6].

Après 1945

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Dans les années 1980, le 22e régiment d'artillerie de marine, régiment de réserve à mettre sur pied à La Fère en cas de mobilisation, reprend les traditions du 22e RAC[7].

Chefs de corps

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  • 1917 - 1919 : ?
  • -  : colonel Morey[2]
  • -  : lieutenant-colonel Zalay (PDG)[2]
  • -  : chef d'escadron Stengel (PDG)[2]

Étendard du régiment

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Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[7],[8] :

Décorations

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Deux fois cité à l'ordre de l'armée, le régiment est récipiendaire de la fourragère aux couleurs de la croix de guerre 1914-1918[9],[10],[11].

Insigne

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Ancre de marine sur fond rouge, entourée par une couronne de feuilles de chêne[12]. Canon posé en pal, surchargé de deux cocottes. Dans le canton dextre du chef, un fer à cheval.

Les deux cocottes font références aux chiffres 2. La couronne rappelle que le régiment est formé par le 2e régiment d'artillerie coloniale, le fer à cheval le mode de traction des canons du régiment[3].

Adopté en 1939-1940 par le 22e régiment d'artillerie coloniale[3], cet insigne est homologué en 1982 sous le numéro G.3021 pour le 22e régiment d'artillerie de marine[3],[12].

Références

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  1. 1 2 3 Historique 1921, p. 5.
  2. 1 2 3 4 SHA 1967, p. 926.
  3. 1 2 3 4 5 6 Henri Vaudable, Histoire des troupes de marine, à travers leurs insignes: Des origines à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, Service historique de l'Armée de terre, (ISBN 978-2-86323-092-3, lire en ligne), p. 252
  4. ↑ Service historique de l'état-major des armées, Les Armées françaises dans la Grande guerre, vol. 2, t. X : Ordres de bataille des grandes unités : divisions d'infanterie, divisions de cavalerie, Paris, Impr. nationale, , 1092 p. (lire en ligne), p. 978-979
  5. 1 2 F. Lebert, « Les troupes coloniales en 1939-40 : la mobilisation et la période d'attente », L'Ancre d'Or,‎ , p. 27-38 (lire en ligne)
  6. ↑ Charles Deschenes, « Les troupes coloniales sur le front de la Somme (18 mai - 8 juin 1940) », L'Ancre d'Or,‎ , p. 27-36 (lire en ligne)
  7. 1 2 « Insignes actuels des Troupes de Marine », Revue historique des Armées, vol. 151, no 2,‎ , p. 123–129 (lire en ligne, consulté le )
  8. ↑ Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  9. ↑ Historique 1921, p. 98-99.
  10. ↑ « Terre : Insignes des régiments de réserve de l'armée de terre », Revue historique des Armées, vol. 174, no 1,‎ , p. 122–123 (lire en ligne, consulté le )
  11. ↑ « Régiments et unités formant corps auxquels la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre a été conférée, par le maréchal de France commandant en chef les armées françaises de l'Est, en exécution de la circulaire ministérielle n° 2156 D en date du 22 février 1918, avec l'énoncé des citations à l'ordre de l'armée obtenues par ces régiments et unités », Journal officiel de la République française,‎ , p. 2594 (lire en ligne)
  12. 1 2 Gervais Cadario, « Terre : Le chêne », Revue historique des Armées, vol. 202, no 1,‎ , p. 138–139 (lire en ligne, consulté le )

Annexes

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Bibliographie

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Articles connexes

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