29 Vulpeculae

étoile binaire de la constellation du Petit Renard

29 Vulpeculae (en abrégé 29 Vul) est une étoile binaire de la constellation boréale du Petit Renard, située non loin de la limite avec celle du Dauphin. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente de 4,82[2]. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Hipparcos, le système est distant d'approximativement ∼ 230 a.l. (∼ 70,5 pc) de la Terre[1]. Il se rapproche du Système solaire à une vitesse radiale de −17 km/s[5] et il est répertorié comme un membre du superamas d'IC 2391[9].

29 Vulpeculae
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 20h 38m 31,339s[1]
Déclinaison +21° 12′ 04,25″[1]
Constellation Petit Renard
Magnitude apparente 4,82[2]

Localisation dans la constellation : Petit Renard

(Voir situation dans la constellation : Petit Renard)
Caractéristiques
Stade évolutif séquence principale[3]
Type spectral A0 Va (shell)[4]
Indice U-B −0,07[2]
Indice B-V −0,02[2]
Astrométrie
Vitesse radiale −17,1 ± 1,5 km/s[5]
Mouvement propre μα = +74,53 mas/a[1]
μδ = −0,16 mas/a[1]
Parallaxe 14,01 ± 0,99 mas[1]
Distance 230 ± 20 al
(71 ± 5 pc)
Magnitude absolue +0,56[6]
Caractéristiques physiques
Masse 2,67 M☉[3]
Gravité de surface (log g) 4,20[7]
Luminosité 71 L☉[3]
Température 10 507 K[7]
Métallicité [Fe/H] = −0,15[6]
Rotation 52 km/s[3]
Âge 254 Ma[7]

Désignations

29 Vul, HD 196724, HIP 101867, HR 7891, BD+20°4658, FK5 1539, SAO 88944[8]

29 Vulpeculae est une binaire spectroscopique, probablement à raies doubles et de période inconnue, avec une amplitude de 4 km/s observée dans les mesures de vitesse radiale du système[10]. Il s'agit également d'une binaire astrométrique probable[11].

Sa composante visible est une étoile blanche de la séquence principale de type spectral A0 Va (shell)[4]. Elle est cataloguée comme une étoile à enveloppe, montrant des caractéristiques spectrales d'une enveloppe circumstellaire de gaz froid[12]. Plus précisément, Gray et Garrison (1987) la répertorient comme une « proto-étoile à enveloppe probable » (d'où la notation « (shell) » du type spectral), montrant les caractéristiques typiques de ces objets de manière atténuée[4]. De plus, le spectre présente certaines abondances chimiques anormales qui la rapproche des étoiles Am légères[13].

On estime que l'étoile est âgée de 254 millions d'années[7] et qu'elle est 2,67 fois plus massive que le Soleil[3]. Elle tourne assez lentement sur elle-même pour une étoile de type A, montrant une vitesse de rotation projetée de 52 km/s[3]. Elle est 71 fois plus lumineuse que le Soleil[3] et sa température de surface est de 10 507 K[7].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752).
  2. 1 2 3 4 (en) J. R. Ducati, « Catalogue de données en ligne VizieR : Catalogue of Stellar Photometry in Johnson's 11-color system », CDS/ADC Collection of Electronic Catalogues, 2237, 0,‎ (Bibcode 2002yCat.2237....0D).
  3. 1 2 3 4 5 6 7 (en) J. Zorec et F. Royer, « Rotational velocities of A-type stars. IV. Evolution of rotational velocities », Astronomy & Astrophysics, vol. 537,‎ , article no A120 (DOI 10.1051/0004-6361/201117691, Bibcode 2012A&A...537A.120Z, arXiv 1201.2052, lire en ligne).
  4. 1 2 3 (en) R. O. Gray et R. F. Garrison, « The Late A-Type Stars: Refined MK Classification, Confrontation with Stroemgren Photometry, and the Effects of Rotation », The Astrophysical Journal Supplement, vol. 65,‎ , p. 581 (DOI 10.1086/191237, Bibcode 1987ApJS...65..581G).
  5. 1 2 (en) G. A. Gontcharov, « Pulkovo Compilation of Radial Velocities for 35 495 Hipparcos stars in a common system », Astronomy Letters, vol. 32, no 11,‎ , p. 759 (DOI 10.1134/S1063773706110065, Bibcode 2006AstL...32..759G, arXiv 1606.08053).
  6. 1 2 (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971, lire en ligne).
  7. 1 2 3 4 5 (en) Trevor J. David et Lynne A. Hillenbrand, « The Ages of Early-Type Stars: Strömgren Photometric Methods Calibrated, Validated, Tested, and Applied to Hosts and Prospective Hosts of Directly Imaged Exoplanets », The Astrophysical Journal, vol. 804, no 2,‎ , p. 146 (DOI 10.1088/0004-637X/804/2/146, Bibcode 2015ApJ...804..146D, arXiv 1501.03154, lire en ligne).
  8. ↑ (en) * 29 Vul -- High Proper Motion Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  9. ↑ (en) Olin J. Eggen, « Reality Tests of Superclusters in the Young Disk Population », The Astronomical Journal, vol. 110,‎ , p. 2862 (DOI 10.1086/117734 Accès libre, Bibcode 1995AJ....110.2862E).
  10. ↑ (en) S. Borgniet et al., « Extrasolar planets and brown dwarfs around AF-type stars. IX. The HARPS southern sample », Astronomy & Astrophysics, vol. 599,‎ , article no A57 (DOI 10.1051/0004-6361/201628805, Bibcode 2017A&A...599A..57B, arXiv 1608.08257).
  11. ↑ (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2,‎ , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878).
  12. ↑ (en) B. Hauck et C. Jaschek, « A-shell stars in the Geneva system », Astronomy & Astrophysics, vol. 354,‎ , p. 157–162 (Bibcode 2000A&A...354..157H).
  13. ↑ (en) Saul J. Adelman et Berahitdin Albayrak, « Elemental abundance analyses with DAO spectrograms - XX. The early A stars epsilon Serpentis, 29 Vulpeculae and sigma Aquarii », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 300, no 2,‎ , p. 359–372 (DOI 10.1046/j.1365-8711.1998.01859.x Accès libre, Bibcode 1998MNRAS.300..359A).

Liens externes

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