29e régiment d'infanterie (France)

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Le 29e régiment d'infanterie (29e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment du Dauphin, un régiment français d'Ancien Régime.

29e régiment d’infanterie
Image illustrative de l’article 29e régiment d'infanterie (France)
Insigne régimentaire du 29e RI

Création
Dissolution
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d'infanterie
Rôle Infanterie
Ancienne dénomination Régiment du Dauphin
29e régiment d'infanterie de ligne
29e demi-brigade
2e légion du Nord
29e régiment d'infanterie de ligne
29e régiment d'infanterie de ligne
29e régiment d'infanterie
Devise Res praestant non verba fidem
Croire aux actions et non aux paroles
Inscriptions sur l’emblème VALMY 1792
CALDIERO 1805
WAGRAM 1809
ALGER 1830
VERDUN 1916
MONTDIDIER 1918
SAINT-QUENTIN 1918
Anniversaire Saint-Maurice
Fête le 6 juillet (1809, Wagram).
Fourragères aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918
Décorations Croix de guerre 1914-1918
deux palmes
une étoile de vermeil
Croix de guerre 1939-1945
une palme
Commandant historique Maréchal Lannes

Création et différentes dénominations

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Chefs de corps

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  •  : Philippe-Auguste-Jacques de La Cour, marquis de Balleroy.
  •  : Louis du Bouquet.
  •  : James O’Gormocan.
  •  : Jean-Baptiste de Lamouroux de Laroque Cusson.
  • 1793 : Denis Battin [Note 1],[1].
  • 1794 : chef de brigade Patissier
  • 1796 : chef de brigade Mont-Serraz
  • 1803 : colonel Billard
  • 1811 : colonel Rousselot (1re fois)
  • 1812 : colonel Pierre
  • 1813 : colonel d'Adhémar
  • 1815 : colonel Rousselot (2e fois)
  • 1819 : colonel de Gromety
  • 1820 : colonel baron de Penguern
  • 1822 : colonel de Lachau
  • 1830 : colonel Collet de la Madeleine
  • 1833 : colonel François Michel
  • 1843 : colonel Dulac
  • 1848 : colonel Bizzon
  • 1853 : colonel Louis Michel
  • 1857 : colonel Fraboulet de Kerleadec
  • 1860 : colonel Lian
  • 1865 : colonel Lalanne
  • 1870 : colonel Roblastre
  • 1873 : colonel Cahart
  • 1875 : colonel Mathieu
  • 1878 : colonel Pierron
  • 1881 : colonel Guerrier
  • 1883 : colonel Fain
  • 1885 : colonel de Saint-Julien
  • 1889 : colonel Simon
  • 1898 : colonel Pillon
  • ....
  • ....
  • ....


(*) Officier qui devint par la suite général de brigade.
(**) Officier qui devint par la suite général de division.

Historique des garnisons, combats et batailles

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Ancien Régime

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29e régiment d'infanterie de ligne ci-devant Dauphin (1791-1793)

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Guerres de la Révolution

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L'ordonnance du 1er janvier 1791 fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, 101 régiments sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme 29e régiment d'infanterie ci-devant Dauphin.
Chaque régiment n'eut plus qu'un drapeau aux couleurs rouge, blanc et bleu, ayant d'un côté cette inscription : Obéissance à la Loi et de l'autre le numéro du régiment et les noms des actions éclatantes où il s'était trouvé.

29e demi-brigade de première formation (1793-1796)

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Guerres de la Révolution

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Lors du premier amalgame, le 1er vendémiaire an III (), la 29e demi-brigade de première formation est formée avec les :

  • 1794 :
    • Le régiment est aussi connu pour avoir été intégré dans la sixième division des Colonnes infernales, sous les ordres du général Cordelier. Il participa d'ailleurs au massacre des Lucs-sur-Boulogne, où 564 personnes furent massacrées (dont 110 enfants de moins de 8 ans), le .

Cette formation est amalgamée en 1796 dans la 14e demi-brigade de deuxième formation.

29e demi-brigade de deuxième formation (1796-1803)

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Guerres de la Révolution

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La 29e demi-brigade de deuxième formation est formée, le 10 ventôse an IV (), par l'amalgame de la :

29e régiment d'infanterie de ligne (1803-1815)

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Guerres de l'Empire

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Par décret du 1er vendémiaire an XII (), le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815.
Ainsi, le 29e régiment d'infanterie de ligne est formé à 3 bataillons avec la 1er, 2e et 3e bataillons de la 29e demi-brigade de deuxième formation.

Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire.
A cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises.

Légion du Nord (1819-1820)

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Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. La 1re légion du Nord est créée en 1819 et elle deviendra le 29e régiment d'infanterie de ligne en 1820.

29e régiment d'infanterie de ligne (1820-1882)

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En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi le 29e régiment d'infanterie de ligne est formé avec les 3 bataillons de la 2e légion du Nord.

De 1820 à 1852

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  • 1830 : Une ordonnance du créé le 4e bataillon et porte le régiment, complet, à 3 000 hommes[2].
  • En 1830, le régiment participe au débarquement sur Sidi Ferruch, à la prise du fort de Staouëli et à la prise d'Alger.

Second Empire

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  • En 1859, il fait la campagne d'Italie puis de 1861 à 1865 il est au corps d'occupation de Rome.

Durant la guerre franco-allemande de 1870, le régiment combat à Borny, Saint-Privat, siège de Metz, Noisseville et Servigny et est fait prisonnier de guerre.

Le , le IVe bataillon, formé des 7e compagnies des trois premiers bataillons, renforcé de la 8e compagnie du Ier et de deux compagnies de dépôt formées de nouveaux arrivants[3], quitte le dépôt pour créer le 8e régiment de marche qui formera la 2e brigade de la 1re division du 13e corps d'armée[4]. Les 8e compagnies des IIe et IIIe bataillons sont versées en septembre au 29e régiment de marche. Du au , le dépôt du 29e de ligne, resté dans Paris assiégé, fournit des détachements au 35e de ligne, au 42e de ligne, au 8e de marche, au 67e de ligne, au 86e de ligne, au 134e de ligne, à la 1re division du 14e corps d'armée, au 110e de ligne, 119e de ligne, au 120e de ligne, au 123e de ligne, 136e de ligne, au 109e de ligne, au 111e de ligne et au 112e de ligne[3].

1871-1914

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29e régiment d'infanterie

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Première Guerre mondiale

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Affectation
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Au mois d', le 29e régiment d'infanterie s'engage dans la bataille du bois d'Ailly. Il s'agit de reprendre les tranchées tenues par les unités allemandes. Le , notamment, le 1er bataillon lance une offensive infructueuse au cours de laquelle elle déplore de nombreuses pertes. Le sergent Louis Perrot entre autres sera tué lors de l'offensive. Il sera décoré de la médaille militaire puis cité à l'ordre de l'armée.

"Excellent régiment qui, depuis le début de la Campagne, s'est signalé en toutes circonstances." Citation, 1918. Deux citations à l'ordre de l'armée est une citation au corps d'armée.

Entre-deux-guerres

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Le régiment est dissous le [5].

Seconde Guerre mondiale

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Le 29e régiment d'infanterie est à nouveau formé le sous les ordres du colonel Garletin, comme régiment d'infanterie type Nord-Est de réserve A. Il est mis sur pied par le centre mobilisateur d'infanterie no 81. Le régiment est composé de trois bataillons et de la 14e CDAC (compagnie divisionnaire antichars). Il appartient à la 16e division d’infanterie.

La 16e division d’infanterie participe à la bataille au sud d'Amiens en tenant le village de Saint Fuscien. La division pendant la bataille détruit plus de 136 Panzers III et IV sur les 196 chars engagés par l'ennemi[Information douteuse]. Il se voit décerner la citation suivante à l'ordre de l'armée : « A résisté victorieusement aux attaques puissantes et réitérées d'un ennemi abondamment pourvu d'engins blindés. »[réf. nécessaire]

Après l'arrêt des combats en 1940 la dissolution du régiment est décidée.

Drapeau

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Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[6] :

Fourragère aux couleurs de la croix de guerre 1914-1918 décernée au 29e RI.

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Décorations

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Sa cravate est décorée de la croix de guerre 1914-1918 avec deux palmes et une étoile vermeil puis de la croix de guerre 1939-1945 avec une palme.

le le droit au port de la fourragère aux couleurs de la croix de guerre 1914-1918

« Res praestant non verba fidem »
(« Croire aux actions et non aux paroles »)

Personnalités ayant servi au 29e RI

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Notes et références

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  1. ↑ « Je refuse le grade de général. Je suis entré au régiment il y a plus de 50 ans et ne veux pas en sortir ». Colonel Denis Battin, 1793

Références

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  1. ↑ Biographie du général Denis Battin dans Esquisses historiques, psychologiques et critiques de l'Armée française par le général Ambert pages 581 à 588
  2. ↑ Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151
  3. 1 2 Aristide Martinien, La mobilisation de l'armée, mouvement des dépôts (armée active) du 15 juillet 1870 au 1er mars 1871 : guerre de 1870-1871, Paris, L. Fournier, , 463 p. (lire en ligne), « 29e régiment - dépôt », p. 74-76.
  4. ↑ Opération du 13e corps et de la 3e armée durant le Siège de Paris (1870) par le général Vinoy, pages 7 et 15
  5. ↑ Auguste Édouard Hirschauer, « Annexe 2 : Notice Historique », dans Rapport fait au nom de la Commission de l'armée, chargée d'examiner le projet de loi adopté par la chambre des députés, relatif à la constitution des cadres et effectifs de l'armée, Impressions du Sénat (no 263), (lire en ligne), p. 196-197
  6. ↑ Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007

Annexes

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Sources et bibliographie

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  • Lieutenant général de Vault, Mémoires militaires relatifs à la guerre d'Espagne sous Louis XIV, vol. 1, Imprimerie Royale (Paris), , 910 p. (lire en ligne).
  • À partir du Recueil d'historiques de l'Infanterie française (général Andolenko - Eurimprim, 1969).
  • Les chasseurs cyclistes au combat (Bruno Barrier - Cambrésis Terre d'Histoire 2017).
  • Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900)

Articles connexes

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