2G (technologie)
2G désigne la deuxième génération de technologie de réseau cellulaire, déployée à l’échelle mondiale à partir du début des années 1990. Le principal facteur de différenciation des anciens systèmes de téléphonie mobile, rétrospectivement appelés 1G, est que les signaux radio des réseaux 2G sont numériques plutôt qu’analogiques, pour la communication entre appareils mobiles et stations de base. En plus de la téléphonie vocale, la 2G a également rendu possible l’utilisation de services de données.
La technologie 2G la plus courante est la norme GSM, qui est devenue le premier système adopté mondialement pour les communications mobiles. Parmi les autres technologies 2G figurent CDMAOne et Digital AMPS (en) (D-AMPS/TDMA)[1] en Amérique du Nord, ainsi que le Personal Digital Cellular (PDC) et le Personal handyphone system (PHS) au Japon.
La transition vers la technologie numérique a permis la mise en place du chiffrement pour les appels vocaux et la transmission de données, améliorant significativement la sécurité des communications mobiles tout en augmentant la capacité et l’efficacité par rapport aux systèmes analogiques antérieurs. Les réseaux 2G étaient principalement conçus pour prendre en charge les appels vocaux et le service de messages courts (SMS), avec des avancées ultérieures telles que le General Packet Radio Service (GPRS) permettant des services de données par paquets en permanence, y compris l’email et un accès à Internet limité. La 2G a été remplacée par la technologie 3G, qui a permis de mieux transférer des données et d’élargir les capacités d’Internet mobile.
Histoire
modifierEn 1990, les ingénieurs Jesse Russell (en), Farhad Barzegar et Can A. Eryaman de AT&T Bell Labs ont déposé un brevet pour un téléphone mobile numérique qui prend en charge la transmission de données numériques. Leur brevet a été cité plusieurs années plus tard par Nokia et Motorola lorsqu'ils développaient des téléphones mobiles numériques 2G[2].
La 2G a été lancée commercialement pour la première fois en 1991 par Radiolinja (en) (aujourd’hui intégrée à Elisa Oyj) en Finlande sous la forme de la norme GSM, qui a été définie par le European Telecommunications Standards Institute (ETSI)[3]. La Telecommunications Industry Association (en) (TIA) a défini la norme 2G cdmaOne (IS-95), avec une augmentation de huit à dix fois de la capacité d'appels vocaux par rapport à la norme analogique AMPS[4]. Le premier déploiement de cdmaOne a eu lieu en 1995[5]. En Amérique du Nord, Digital AMPS (en) (IS-54 et IS-136) et cdmaOne (IS-95) dominaient, mais le GSM était également utilisé.
Les versions 2G ultérieures dans le domaine GSM, souvent appelées 2,5G et 2,75G, incluent General Packet Radio Service (GPRS) et Enhanced Data Rates for GSM Evolution (EDGE). Le GPRS permet au réseaux 2G d'atteindre un taux de transfert maximal théorique de 40 kbit/s (5 ko/s). EDGE augmente cette capacité, offrant un taux de transfert maximal théorique de 384 kbit/s (48 ko/s).
Les trois principaux avantages des réseaux 2G par rapport à leurs prédécesseurs 1G sont :
- Des conversations téléphoniques chiffrées numériquement, du moins entre le téléphone mobile et la station de base cellulaire, mais pas nécessairement dans le reste du réseau.
- Une utilisation nettement plus efficace du spectre radiofréquence permettant plus d’utilisateurs par bande de fréquences.
- Des services de données pour mobile, en commençant par les SMS puis s'étendant aux Multimedia Messaging Service (MMS).
Références
modifier- ↑ (en) « 2G Sunset Brings Faster Speeds, Newer Technologies », (consulté le )
- ↑ US5257397A, Barzegar, Farhad; Can A. Eryaman & Jesse E. Russell et al., "Mobile data telephone", issued 1993-10-26 (filed 1990-08-13)
- ↑ (en) « Radiolinja's History (archivé depuis l'original) », (consulté le )
- ↑ (en) « CDMA Network Technology: A Decade Of Advances And Challenges », sur www.tek.com (consulté le )
- ↑ (en) « 4: CDMA - Cellular Technologies for Emerging Markets: 2G, 3G and Beyond [Book] », sur www.oreilly.com (consulté le )