2e Bataillon (Eastern Ontario Regiment), CEC

bataillon d'infanterie du Corps expéditionnaire canadien de la Première Guerre mondiale

Le 2e Bataillon (Eastern Ontario Regiment), CEC (2nd Battalion (Eastern Ontario Regiment), CEF en anglais) était un bataillon d'infanterie du Corps expéditionnaire canadien (CEC) au cours de la Première Guerre mondiale. Il a participé à toutes les batailles importantes impliquant des troupes canadiennes sur le front de l'Ouest en tant que composante de la 1re Brigade d'infanterie canadienne au sein de la 1re Division d'infanterie canadienne. L'histoire et l'héritage du 2e Bataillon, CEC sont perpétués par les Governor General's Foot Guards et le 50th Field Artillery Regiment (The Prince of Wales Rangers), RCA (en).

2e Bataillon (Eastern Ontario Regiment), CEC
Image illustrative de l’article 2e Bataillon (Eastern Ontario Regiment), CEC
Section des mitrailleuses du 2e Bataillon, CEC en France en

Création
Dissolution
Pays Drapeau du Canada Canada
Allégeance Forces armées canadiennes
Branche Corps expéditionnaire canadien
Type Infanterie
Effectif 44 officiers et 1 083 soldats
Fait partie de 1re Brigade d'infanterie canadienne
Guerres Première Guerre mondiale
Emblème

Histoire

modifier

Le 2e Bataillon, CEC a été organisé au camp Valcartier au Québec au sein du premier contingent canadien de la Première Guerre mondiale. Ses premiers officiers furent tirés des divers régiments qui recrutaient pour le bataillon, incluant, entre autres, les Governor General's Foot Guards, The Hastings and Prince Edward Regiment, le 40th Northumberland Regiment (en), les 41st Brockville Rifles et le 42nd Lanark and Renfrew Regiment (en). Il a été formé à partir de recrues provenant du District militaire no 3, c'est-à-dire l'Est de l'Ontario, mais incluait également des recrues provenant d'ailleurs en Ontario et même de Québec au Québec. Son premier commandant fut le lieutenant-colonel David Watson[1],[2],[3],[4],[5].

Le , il embarqua à Québec à bord du S.S. Cassandra. Il s'arrêta à la baie de Gaspé afin d'embarquer davantage de troupes. Le suivant, il partit pour la Grande-Bretagne au sein d'un convoi de 32 navires transportant un total de 32 000 soldats canadiens. Le , le premier navire arriva en Angleterre, mais les quais étaient surchargés face à autant de navires canadiens et le 2e Bataillon à bord du S.S. Cassandra ne débarque que le à Plymouth. Par la suite, il se rendit en train à Amesbury à l'est de la plaine de Salisbury où il s'établit au camp Bustard et entreprit son entraînement[1],[2],[4],[6]. Le bataillon connut sa première perte au camp Bustard lorque le lance-caporal J.C. Morgan mourut en tombant du train[6].

Brancardiers du 2e Bataillon, CEC en France en

Le , le 2e Bataillon, CEC s'embarqua pour la France à bord du S.S. Blackwell où il arriva le en tant que composante de la 1re Brigade d'infanterie canadienne au sein de la 1re Division d'infanterie canadienne[1],[2],[4]. Le suivant, il arriva dans les tranchées à Armentières en France,[4].

En , il connu sa première bataille lors de la deuxième bataille d'Ypres. Au cours de cette bataille, le bataillon a eu six officier et 68 soldats tués, quatre officiers et 158 soldats blessés ainsi que cinq officiers et 302 soldats manquants, pour une perte totale de 543 hommes,[4].

Le 2e Bataillon, CEC a également combattu, entre autres, lors des batailles de Saint-Julien, de Festubert, de Pozières, de la crête de Vimy, d'Arleux, de la cote 70, de Passchendaele, d'Amiens et du canal du Nord,[4].

Au cours du conflit, un total de 242 officiers et de 5 084 soldats ont combattu au sein du 2e Bataillon, CEC. De ceux-ci, 52 officiers et 1 227 soldats furent tués,[4].

Le , le 2e Bataillon, CEC fut démobilisé à Kingston en Ontario. Il fut officiellement dissout le [2],[4].

Honneurs de bataille

modifier
Soldats canadiens à l'attaque de la cote 70 en

Les honneurs de bataille sont le droit donné par la Couronne à une unité militaire d'apposer sur son drapeau régimentaire les noms des batailles ou des conflits dans lesquels elle s'est illustrée.

Honneurs de bataille du 2e Bataillon (Eastern Ontario Regiment), CEC
Première Guerre mondiale
Ypres, 1915, '17 Crête de Gravenstafel
Saint-Julien Festubert, 1915
Mont Sorrel Somme 1916
Pozières Flers-Courcelette
Hauteurs de l'Ancre Arras 1917-1918
Vimy 1917 Arleux
Scarpe 1917, 1918 Cote 70
Passchendaele Amiens
Drocourt-Quéant (en) Ligne Hindenburg
Canal du Nord Poursuite vers Mons
France et Flandres 1915-1918

Fanfare

modifier

Le 2e Bataillon, CEC a recruté une fanfare à partir du 12e Bataillon de réserve canadien[2].

Mascotte

modifier
Harry Colebourn et l'ourse Winnipeg en 1914

Le 2e Bataillon, CEC avait une mascotte, une ourse noire nommée « Winnipeg » et surnommée « Winnie » qui a été l'inspiration pour le personnage de Winnie l'ourson[2].

Héritage

modifier

Perpétuations

modifier

L'histoire et l'héritage du 2e Bataillon, CEC sont perpétués par les Governor General's Foot Guards et le 50th Field Artillery Regiment (The Prince of Wales Rangers), RCA (en)[5]. Ce dernier est présentement sur l'ordre de bataille supplémentaire.

Les Governor General's Foot Guards avaient envoyé sept officiers et 124 soldats au camp Valcartier au Québec pour faire partie du 2e Bataillon, CEC. Par ailleurs, le premier capitaine-adjudant du bataillon, le capitaine H. Willis O'Connor, ainsi que deux commandants de compagnie, les capitaines G.G. Chrysler et E.C. Culling, étaient issus des Governor General's Foot Guards. De plus, le capitaine-adjudant adjoint était le lieutenant Turner, qui était l'ancien sergent-major des Governor General's Foot Guards qui avait accompagné le contingent de volontaires à Valcartier où il prit sa commission d'officier, et le sergent-major régimentaire du bataillon était l'adjusant "Shapper" White, qui était l'ancien sergent quartier-maître des Governor General's Foot Guards[6].

Drapeaux régimentaires

modifier

Les drapeaux régimentaires du 2e Bataillon, CEC incluent le drapeau royal, présenté au bataillon par le roi George V, et le drapeau régimentaire, présenté au bataillon par Charles Band. Ceux-ci étaient conservés par la congrégation de l'église Saint-Paul à Bowmanville en Ontario de 1921 à 1942. En 1942, il a été décidé de déplacer les drapeaux régimentaires à cause qu'ils se détérioraient. Ils ont été remis à Gustave Lanctot, archiviste du dominion. Lorsque le musée militaire a été complété, les drapeaux régimentaires y ont été mis en exposition.

Membres notoires

modifier
Le major intérimaire Okill Massey Learmonth, récipiendaire de la croix de Victoria

Le caporal intérimaire Leo Clarke et le major intérimaire Okill Massey Learmonth ont tous deux été décorés de la croix de Victoria, la plus haute récompense des forces du Commonwealth[3].

Notes et références

modifier
  1. 1 2 3 (en) « 2nd Battalion CEF », sur Wartime Canada (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 6 (en) « Guide to Sources Relating to Units of the Canadian Expeditionary Force: Infantry » [PDF], sur Bibliothèque et Archives Canada (consulté le ), p. 7-13.
  3. 1 2 (en) « 2nd Battalion, CEF », sur canadiansoldiers.com (consulté le ).
  4. 1 2 3 4 5 6 7 8 (en) « 2nd Battalion (Eastern Ontario Regiment), Canadian Expeditionary Force », sur The Wartime Memories Project (consulté le ).
  5. 1 2 « Governor General's Foot Guards », sur Gouvernement du Canada (consulté le ).
  6. 1 2 3 (en) Capitaine Robert M. Foster, Steady the Buttons Two by Two: Governor General's Foot Guards Regimental History 125th Anniversary, 1872-1997, Foster, , 354 p., p. 98-124.

Annexes

modifier