2e régiment étranger de cavalerie
Le 2e régiment étranger de cavalerie est une unité de la Légion étrangère constituée au début de la Seconde Guerre mondiale et dissoute à la fin de la guerre d'Algérie.
| 2e régiment étranger de cavalerie | |
Insigne régimentaire | |
| Création | 1939 |
|---|---|
| Dissolution | 1962 |
| Pays | |
| Branche | armée de terre Légion étrangère |
| Type | régiment de cavalerie |
| Surnom | Dauphin |
| Couleurs | vert et rouge |
| Devise | Pericula ludus |
| Inscriptions sur l’emblème | Camerone 1863 AFN 1952-1962 |
| Anniversaire | Camerone (30 avril) |
| modifier |
|
Création et différentes dénominations
modifier- : première création du régiment
- : dissolution
- : seconde création
- : seconde dissolution
Chefs de corps
modifier- 1939 - 1940 : colonel Farine
- 1940 - 1940 : chef d'escadron Billon
- 1946 - 1948 : lieutenant-colonel Lennuyeux
- 1948 - 1952 : lieutenant-colonel de Chazelles
- 1952 - 1953 : lieutenant-colonel Berchet
- 1953 - 1955 : lieutenant-colonel Renucci
- 1955 - 1957 : lieutenant-colonel Legendre
- 1957 - 1960 : lieutenant-colonel Ogier de Baulny
- 1960 - 1961 : lieutenant-colonel de Coatgoureden
- 1961 - 1962 : lieutenant-colonel Baldini[1]
Historique des garnisons, campagnes et batailles
modifierSeconde Guerre mondiale
modifier1939
modifier1940
modifierDurant la campagne de France en 1940 le régiment reste stationné au Maroc. Il fournit néanmoins une partie de l’encadrement du 97e GRDI (groupe de reconnaissance de la 7e DINA)[2].
Le le régiment est dissous par la commission d’armistice[réf. souhaitée]. L'étendard est alors confié au 1er REC[2].
De 1945 à nos jours
modifier- : seconde naissance du 2e REC. L'encadrement provient du 1er REC. Il comporte alors deux escadrons de reconnaissances et un escadron hors rang. Il remplace à Oujda son aîné et assure la formation des effectifs destinés à l’Indochine[2].
- : constitution d’un 4e escadron (capitaine Calmels) destiné à intervenir à Madagascar[2].
- : le 2e groupement amphibie du 1er REC, qui rentre d’Indochine, devient le groupe d’escadrons portés (GEP) du 2e REC[2].
- : dissolution du groupe d’escadrons portés, dont seul subsiste le 4e escadron[2].
- : le 2e escadron s'entraîne avec le 1er REP pour préparer l'expédition en Égypte. Durant la crise du canal de Suez, il débarque a Port-Fouad a bord du LST 1425 Rance[3].
- 1956 : le régiment quitte le Maroc et s’implante en Algérie (Ouargla)[2].
- : l'escadron amphibie de la Légion étrangère devient le 2e escadron porté du 2e REC[2].
- : seconde dissolution à l’issue de la guerre d'Algérie. Le détachement de Légion étrangère de Mayotte (DLEM) obtient en 1984 la garde de l'étendard du 2e REC, dont il conserve les traditions[2].
Traditions
modifierDevise
modifierPericula ludus, littéralement « les dangers sont un jeu » mais signifiant pour le régiment « au danger mon plaisir ».
Insigne de béret
modifierInsigne régimentaire
modifierL’insigne, créé en 1946 et homologué en 1947 sous le numéro 299, a été dessiné par le lieutenant-colonel Lennuyeux, chef de corps du régiment d’après un projet du lieutenant Arfeux. La grenade à sept flammes, la devise « Honneur et fidélité », les couleurs verte et rouge sont des symboles de la Légion étrangère. La couleur bleue dans l'écusson est celle de la cavalerie, le chiffre 2 inscrit dans la grenade est le numéro d'ordre du régiment.
La date 1666, le « dauphin » et la devise Pericula ludus rappellent le régiment Dauphin étranger de cavalerie créé par Louis XIV. La date 1939 correspond à la première création du 2e REC.
D'après Erwan Bergot, ce clin d’œil au Dauphin-Cavalerie serait dû aux jeunes officiers, frais émoulus de Saumur, envoyé en Algérie pour encadrer le régiment[4].
Étendard
modifierIl porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[5] :
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- « Le portail de la Légion étrangère », sur Légion étrangère, (consulté le )
- Sebastien, « Site perso sur la cavalerie Légion », sur legioncavalerie.free.fr (consulté le )
- 2e REC - L'historique et photos du 2e REC 1939 - 1962
Sources et bibliographie
modifier- Jean Brunon et Georges Manue, Le Livre d’or de la Légion étrangère (1831-1955), Charles Lavauzelle et Cie, , 363 p..
- Henri Le Mire, Histoire de la Légion, de Narvik à Kolwesi, Albin Michel, , 336 p. (ISBN 978-2-226-00694-3)
Notes et références
modifier- ↑ Le Livre d'or de la Légion étrangère (1831-1955), Charles Lavauzelle, , 363 p., p. 341.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 « Etendard », sur defense.gouv.fr via Internet Archive, (consulté le ).
- ↑ http://flottille.amphibie.free.fr/carteoprationamilcarnovembre19.jpg
- ↑ Erwan Bergot, La Légion, Paris, Éditions Balland, , 343 p. (BNF 35304337)
- ↑ Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
