30e régiment d'infanterie (France)

Le 30e régiment d'infanterie (30e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Perche, un régiment français d'Ancien Régime. L’unité a combattu lors de la Première Guerre mondiale, de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre d'Algérie.

30e régiment d’infanterie
Image illustrative de l’article 30e régiment d'infanterie (France)
Insigne de béret de l’infanterie

Création
Dissolution
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d’infanterie
Rôle Infanterie
Garnison Bonifacio
Thonon
Rumilly
Montmélian
Ancienne dénomination Régiment de Perche
Inscriptions sur l’emblème Valmy 1792
Austerlitz 1805
Wagram 1809
Moskowa 1812
Solférino 1859
Champagne 1915
Verdun 1916
La Malmaison 1917
Reims 1918
Anniversaire Saint-Maurice
Guerres Campagne de Russie
Première Guerre mondiale
Fourragères aux couleurs du ruban de la Médaille militaire
Décorations Croix de guerre 1914-1918
quatre palmes
Document du 30e régiment d'infanterie daté du avec tampon du lieutenant-colonel Laflaquière

Création et différentes dénominations

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Chefs de corps

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(*) Ces six officiers sont devenus par la suite généraux de brigade.
(**) Officiers devenus par la suite généraux de division.

Historique des garnisons, combats et bataille

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Ancien Régime

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30e régiment d'infanterie de ligne ci-devant Perche (1791-1793)

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L'ordonnance du 1er janvier 1791 fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, 101 régiments sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme 30e régiment d'infanterie ci-devant Perche.
Chaque régiment n'eut plus qu'un drapeau aux couleurs rouge, blanc et bleu, ayant d'un côté cette inscription : Obéissance à la Loi et de l'autre le numéro du régiment et les noms des actions éclatantes où il s'était trouvé.

Guerres de la Révolution

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30e demi-brigade de première formation (1793-1796)

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La 30e demi-brigade de première formation n'a pas été formée.
Le 2e bataillon du 15e régiment d'infanterie (ci-devant Béarn) qui devait former le noyau de cette demi-brigade n'a pas été amalgamé car il était aux colonies[2].

30e demi-brigade de deuxième formation (1796-1803)

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30e régiment d'infanterie de ligne (1803-1815)

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Guerres de l'Empire

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Par décret du 1er vendémiaire an XII (), le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815.
Ainsi, le 30e régiment d'infanterie de ligne est formé à 3 bataillons avec la 1er, 2e et 3e bataillons de la 30e demi-brigade de deuxième formation.

Officiers tués et blessés au service du 30e régiment d'infanterie (entre 1804-1815)
  • Officiers tués : 51
  • Officiers morts des suites de leurs blessures : 12
  • Officiers blessés : 126

Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire.
A cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises.

Légion de l'Oise (1815-1820)

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Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. La légion de l'Oise, qui deviendra le 30e régiment d'infanterie de ligne est créée en 1820.

30e régiment d'infanterie de ligne (1820-1882)

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En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi le 30e régiment d'infanterie de ligne est formé, à Saint-Malo, avec les 3 bataillons de la légion de l'Oise.

1820 à 1852

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  • 1830 : Une ordonnance du créé le 4e bataillon et porte le régiment, complet, à 3 000 hommes[3].

Second Empire

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Képi d'infanterie de ligne

De 1871 à 1914

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Durant toute cette période le régiment sera en garnison à Annecy

En 1878, le régiment est commandé par le Lieutenant Colonel Dortu. Le commandant Dallemagne y sert à la même époque.

Première Guerre mondiale

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Affectation
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Il appartient à la 56e brigade d'infanterie, 28e division d'infanterie, 14e corps d'armée.

Reconstitution d'un soldat du 30e RI en 1914.

Entre-deux-guerres

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Il sera dissous le [4].

Le régiment est reconstitué en 1935 comme 30e demi-brigade alpine de forteresse (DBAF). Chargée de la défense du secteur fortifié de la Savoie, l'unité est constituée des 70e et 71e bataillons alpins de forteresse (BAF)[5].

Seconde Guerre mondiale

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Dissoute à la déclaration de guerre, la 30e DBAF est immédiatement reconstituée[6] le par le CMI 147 de Modane[réf. souhaitée]. Elle est composée des 71e, 81e, 91e BAF et renforcée par les sections d'éclaireurs-skieurs de cinq autres unités (99e RIA, 11e, 15e, 28e et 47e BCA)[6]. Chargée de la défense de la Maurienne[6], la demi-brigade est implantée sur dix neuf fortifications de la ligne Maginot entre Modane et Lanslebourg-Mont-Cenis et Valloire avec le 160e régiment d'artillerie de position (RAP)[réf. souhaitée] et la 66e division d'infanterie à partir d'.

De 1945 à nos jours

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Recréé en 1956, le régiment sera présent en Algérie.

Le centre d'entraînement commando-30e régiment d'infanterie (CEC-30e RI) est recréé en 1983 à Bonifacio, en Corse. Il est dissous en 1989 après seulement six années d'existence. Spécialisé dans les opérations nautiques, il délivre un insigne de brevet spécifique aux lauréats des stages qu'il organise[7].

Drapeau

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Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[8] :

Fourragère aux couleurs de la Médaille militaire
Fourragère aux couleurs de la Médaille militaire

Décorations

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Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec quatre palmes (Quatre citations à l'ordre de l'armée).

Il a le droit au port de la Fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire décernée le .

Personnalités ayant servi au 30e RI

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Sources et bibliographie

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Notes et références

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  1. ↑ Chef de brigade Darnaud blessé le
  2. ↑ Colonel Valterre blessé le et le
  3. ↑ Colonel Joubert blessé le
  4. ↑ Colonel Buquet blessé le
  5. ↑ Colonel Ramand blessé le

Références

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  1. ↑ Christophe Dutrônet, « On a retrouvé le fanion de la 30 e Demi-Brigade Alpine de Forteresse ! », Uniformes,‎ , p. 12-13 (lire en ligne)
  2. ↑ « Le 30e régiment d'infanterie de ligne de 1796 à 1815 », sur frederic.berjaud.free.fr (consulté le ).
  3. ↑ Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151
  4. ↑ Auguste Édouard Hirschauer, « Annexe 2 : Notice Historique », dans Rapport fait au nom de la Commission de l'armée, chargée d'examiner le projet de loi adopté par la chambre des députés, relatif à la constitution des cadres et effectifs de l'armée, Impressions du Sénat (no 263), (lire en ligne), p. 196-197
  5. ↑ Jean-Yves Mary, Alain Hohnadel, Jacques Sicard et François Vauviller (ill. Pierre-Albert Leroux), Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 4, Paris, éditions Histoire & collections, coll. « L'Encyclopédie de l'Armée française » (no 2), , 182 p. (ISBN 978-2-915239-46-1), p. 108-121
  6. 1 2 3 « BAF Les Bataillons Alpins de forteresse », sur Mémoire des Alpins (consulté le )
  7. ↑ Vivien Bureu et Ronan Lévesque, La Grande histoire des insignes commandos, Saint-Pierre-du-Perray, Mémorabilia, , 66 p. (ISBN 978-2-37783-087-9), p. 32
  8. ↑ Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007

Voir aussi

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