3e bataillon de fusiliers marins
Le 3e bataillon de fusiliers marins (3e BFM) est une unité terrestre des forces navales françaises libres (FNFL) pendant la Seconde Guerre mondiale, formée uniquement de volontaires hispanophones non-français.
| 3e bataillon de fusiliers marins | |
| Création | |
|---|---|
| Dissolution | |
| Origine | Amérique latine Pays basque espagnol Républicains espagnols |
| Allégeance | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Bataillon de fusiliers marins |
| Rôle | Infanterie |
| Effectif | ~ 100 (début 1942) |
| Guerres | Seconde Guerre mondiale |
| Batailles | aucune |
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Historique
modifierOrigines
modifierLe 3e BFM est créé à la suite de l'accord du signé par René Cassin, pour la France libre, et par Jose Ignacio de Lizaso, pour le Conseil national du Pays basque, organisme issu du gouvernement basque (es) créé en 1936 par la Seconde République espagnole. Cet accord a pour but de favoriser l'entrée au sein des forces navales françaises libres de volontaires basques dans le cadre de la lutte contre les forces de l'Axe, soutiens du régime franquiste[1],[2].
Le 3e BFM est officiellement créé le , sous le commandement du colonel Servando Marenco Reja, ancien basque républicain, qui reçoit le grade temporaire de capitaine de corvette pour gérer la mise en place de l'unité[2]. Adopté en , le règlement de l'unité prévoit l'usage de l'espagnol comme langue officielle, les recrues pouvant être issus de l'armée basque de 1936-1937, de l'immigration basque en Amérique mais aussi des troupes non basques de l'Armée républicaine ou d'Amérique latine[3].
Formation de l'unité
modifierLe volontaires sont rassemblés au camp de Old Dean à Camberley, camp d'entraînement des forces françaises libres[1]. Début , l'unité regroupe une centaine d'hommes et elle reçoit le son insigne, tandis que le lieutenant de vaisseau Piñeiroa est reconnu comme commandant de la première compagnie du bataillon apte aux opérations[1],[3].
Dissolution
modifierLe bataillon est dissous le , officiellement à la demande des Britanniques qui se plaignent qu'une force militaire étrangère et non reconnue soit entraînée par les forces françaises libres sur le sol britannique. Une partie de ses éléments retournent en Angleterre[1], où ils rejoignent le 1er bataillon de fusiliers marins commandos, commandé par le lieutenant de vaisseau Kieffer[4].
Personnalités ayant servi au bataillon
modifier- Philippe Kieffer, Compagnon de la Libération[5].
Références
modifier- 1 2 3 4 Bernard Le Marec, Les Français libres et leurs emblèmes, Lavauzelle, (ISBN 978-2-7025-0367-6, lire en ligne), p. 130-131
- 1 2 (es) Juan Pardo San Gil, « Marinos vascos en la Fuerzas Navales Francesas Libres », Itsas memoria: revista de estudios marítimos del País Vasco, no 7, , p. 547-577 (ISSN 1136-4963, lire en ligne)
- 1 2 Stéphane Simonnet, Le Commandant Kieffer : Le Français du jour J, Paris, Tallandier, , 414 p. (ISBN 979-10-210-3109-8, lire en ligne), « 4 »
- ↑ « Commandos Kieffer : les Français du débarquement », Brèves marines, Centre d'études stratégiques de la Marine, no 223, (lire en ligne)
- ↑ René Estienne, « Philippe Kieffer et le 1er bataillon de fusiliers marins commandos », Revue historique des Armées, vol. 2, no 275, , p. 3–37 (ISSN 0035-3299, DOI 10.3917/rha.275.0003, lire en ligne, consulté le )