48e régiment d'artillerie

Le 48e régiment d'artillerie (ou 48e RA) est un régiment d'artillerie de l'Armée française, créé en 1910 et supprimé en 1924, qui combat lors de la Première Guerre mondiale. Il est reconstitué en 1939 au début de la Seconde Guerre mondiale et dissous à l'issue de la bataille de France.

Informations essentielles

48e régiment d'artillerie
Image illustrative de l’article 48e régiment d'artillerie
Dessin du revers de l'étendard du 48e régiment d'artillerie

Création 1910
Dissolution 1940
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d'artillerie
Rôle Artillerie
Garnison Dijon (Côte d'Or)
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Fourragères aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918
Décorations Croix de guerre 1914-1918 deux palmes

Création et différentes dénominations

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Historique des garnisons, combats et batailles

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De 1910 à 1914

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La création du 48e régiment d'artillerie de campagne est décidée en application de la loi de programmation de l'artillerie votée le .

Il est formé en 1910 à Dijon à partir d'un noyau de six batteries du 1er régiment d'artillerie de campagne. Il tient garnison au Quartier Brune à Dijon.

Caserne du 48e régiment d'artillerie à Dijon (vers 1910-1914).

En 1914, le 48e régiment d'artillerie de campagne se compose de trois groupes à trois batteries de quatre canons de 75 (soit 36 pièces). Ses trois groupes forment la 8e brigade d'artillerie, qui constitue l'artillerie divisionnaire (A.D.15) de la 15e division d'infanterie, au sein du 8e corps d'armée.

  • Champagne

Autres groupes

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Une pièce de 75 en batterie lors des Grandes manœuvres de 1913.

Formé en , un groupe de renforcement constitué de trois batteries de 75 rejoint l'artillerie divisionnaire de la 58e DI dont elle constitue l'A.D.58 avec deux autres groupes issus respectivement du 1er et du 37e RAC. En , l'A.D.58 devient le 248e RAC[1].

Un 5e groupe, formé de trois batteries de 75, est organisé à Dijon en . Il entre dans la composition du 222e RAC en [1].

Entre-deux-guerres

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Le , le régiment est renommé Régiment d'Artillerie de Marche 48/248 avant de redevenir le 48e Régiment d'Artillerie de Campagne en .

Il est fusionné au sein du 1er Régiment d'Artillerie Divisionnaire à compter du , en vertu de la réorganisation des troupes d'Artillerie de l'armée française ordonnée par la loi du .

Seconde Guerre mondiale

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Le régiment est recréé en sous le nom de 48e régiment d'artillerie divisionnaire. Il forme, avec le 248e régiment d'artillerie lourde divisionnaire, l'artillerie de la 58e division d'infanterie[2]. Pendant la bataille de France, la 58e DI combat près de Toul à la mi-juin puis, encerclée, est capturée par les Allemands le .

Liste des chefs de corps

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  • - : lieutenant-colonel puis colonel François-Paul Anthoine (**)
  • - : colonel Jean-Louis-Marguerite Favereau (*)
  • -  : colonel Paul-Joseph Diez (*)
  • - : lieutenant-colonel puis colonel Jean-Émile Landel[3].
  • 25- : chef d'escadron Louis-Marie-Joseph de Bourgues (par intérim) (*)
  • - : lieutenant-colonel Albert Franck (**)
  • -  : lieutenant-colonel puis colonel Maurice-François-Alphonse Aimès
  • - : lieutenant-colonel Germain-Georges-Félix Lechartier
  •  : colonel Ambroise-Marie-Félix-Maurice Desprès (**)
  • 10- : chef d'escadron Marc-Célestin Dordé (par intérim)
  • - : colonel Ambroise-Marie-Félix-Maurice Desprès (**)
  • 5- : colonel Paul-Jean Ducret (par intérim)
  • 12- : colonel Ambroise-Marie-Félix-Maurice Desprès (**)
  • - : chef d'escadron Marie-Nicolas-Georges Alexandre (par intérim) (**)
  • - : lieutenant-colonel Jules-Marius-Léon-Ema Raibaud
  • - : lieutenant-colonel Marie-Nicolas-Georges Alexandre (par intérim) (**)
  • - : colonel Ambroise-Marie-Félix-Maurice Desprès (**)
  • - : chef d'escadron puis lieutenant-colonel Adolphe-Alexis Delouche (*) (par intérim puis à titre définitif)
  • -1921 : colonel Henri Rebourseau (*)
  • ...
  • -  : colonel Lucien-Jean-Baptiste Sauvin[2]

(*) Officier devenu par la suite général de brigade. (**) Officier devenu par la suite général de division.

Inscriptions portées sur l'étendard du régiment

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Cousues en lettres d'or dans les plis de ses couleurs, il porte les inscriptions suivantes :

Décorations

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Le régiment a été cité deux fois à l'ordre de l'armée en 1914-1918[4], ce qui lui confère le droit de porter la fourragère aux couleurs de la croix de guerre[5].

Personnalités ayant servi au 48e RA

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Annexes

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Notes et références

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  1. 1 2 « Parcours des régiments d'artillerie durant 1914 1918, 14/18 », sur www.chtimiste.com (consulté le )
  2. 1 2 Service historique de l'Armée, Les grandes unités françaises : historiques succincts, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 688
  3. ↑ Mortellement blessé d'une balle dans le front le 25 octobre lors d'une reconnaissance en première ligne, le colonel Landel meurt des suites de cette blessure le 31 octobre 1915 à l'ambulance 1/16 stationnée à Saint-Remy-sur-Bussy (Marne).
  4. ↑ Historique du 48e régiment d'artillerie de campagne 1920, p. 32.
  5. ↑ Auguste Hirschauer, « Annexe 2 : Notice Historique », dans Rapport fait au nom de la Commission de l'armée, chargée d'examiner le projet de loi adopté par la chambre des députés, relatif à la constitution des cadres et effectifs de l'armée, Impressions du Sénat (no 263), (lire en ligne), p. 220-221

Sources et bibliographie

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  • Historique du 48e régiment d'artillerie de campagne : guerre 1914-1918, Dijon, Imprimerie Sirodot, , lire en ligne sur Gallica

Liens externes

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Articles connexes

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