62e bataillon de chasseurs alpins

Le 62e bataillon de chasseurs alpins (62e BCA) est une unité militaire dissoute de l'infanterie alpine française (chasseurs alpins) qui participa notamment aux deux conflits mondiaux.

62e bataillon de chasseurs alpins
Création 1914 - 1919
1939 - 1940
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Bataillon de chasseurs alpins
Rôle Infanterie de montagne
Inscriptions sur l’emblème Voir étendard unique des chasseurs
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale

Création et différentes dénominations

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  • 1914 : formation, du 3 au à Albertville, du 62e bataillon de chasseurs alpins, à partir du 22e bataillon de chasseurs alpins ;
  • 1919 : dissolution du 62e BCA en mars ;
  • 1939 : nouvelle création du bataillon, comme bataillon de réserve de Série A ;
  • 1940 : dissolution.

Historique des garnisons, campagnes et batailles

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Rattachements successifs

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À sa formation, l'effectif du bataillon est de 1 184 hommes (21 officiers, 67 sous-officiers et 1 096 caporaux et chasseurs), comprenant quatre compagnies et une SHR (Section hors-rang). Placé sous le commandement du capitaine Clair[1].

Le , le 62e BCA se rend aux Chapieux (Beaufort) afin de remplacer le 22e BCA qui est en poste depuis le début du mois de juillet. Cependant l'l'Italie se positionne neutre en ce début de conflit aussi le 62e BCA a pour ordre de retourner stationner à Albertville et d'y continuer son entrainement.

Le 22 août, le 62e BCA reçoit pour ordre de se diriger à Nayemont-les-Fosses, sur le front vosgien. Le bataillon rentre alors dans la composition de la 56e brigade qui fait partie du 14e corps d'armée[1].

Le 25 août, le bataillon s'établit en tant que réserve à Denipaire. Cependant, arrivé sur place, de nouveaux ordres sont donnés et le 62e BCA se redirige alors à Launois, hameau du village de Ban-de-Sapt. Il participe jusqu'au à la bataille de La Fontenelle. Après avoir subi des pertes élevées, le bataillon se replie aux Raids de Robache. Le commandement du bataillon passe au capitaine Huot, le capitaine Clair étant blessé durant la bataille.

Du 27 août au , le 62e BCA participe à multiples combats lors de la Bataille de la Haute Meurthe afin de contenir l'armée allemande occupant Saint-Dié. Cette dernière se replie à compter du 11 septembre en raison de sa défaite lors de la Bataille de la Marne. Le bataillon progresse jusqu'au nord de Saint-Dié et regagne le lieu-dit « La Fontenelle » où se fixe la nouvelle ligne de front. Lors de la contre-offensive française qui libère la ville de Saint-Dié, le bataillon retrouve une dizaine de chasseurs disparus depuis le 27 août ; ces derniers se sont cachés dans une cave et ont été aidés par des déodatiens.

Le 11e BCA, le 53e BCA et le 62e BCA intègre la 55e brigade.

Le 14 septembre, le 62e bataillon de chasseurs alpins est relevé par le 133e régiment d'infanterie et le bataillon retourne cantonner à Saint-Dié. Les pertes durant les combats réduisent l'effectif de moitié, passant de 1 184 hommes à 576 (7 officiers et 569 sous-officiers, caporaux et chasseurs)[1].

Actions dans la Somme
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à Bayon, le 62e bataillon de chasseurs alpins embarque pour la ville de Beauvais où il arrive le 20 septembre. Le bataillon se voit renforcé de 480 soldats (6 officiers et 474 Sous-officiers, caporaux et chasseurs), puis il part en direction d'Hangest-en-Santerre où il arrive trois jours plus tard[1].

Champ de bataille du Bois Étoilé, en 1940.
Croquis du champ de bataille du Bois Étoilé sur les mêmes lieux en 1914 et 1940.

La 55e brigade dont fait partie le 62e BCA a reçu les ordres d'attaquer Vermandovillers. Le 26 septembre, durant la phase offensive, le bataillon s'empare d'Herleville mais n'arrive pas à atteindre son objectif : se rendre maître du Bois Étoilé. Il passe alors la nuit sur le plateau d'Herleville. Le bataillon est relevé le lendemain afin d'être placé en réserve à l'Est de Framerville[1].

Dans la nuit du 28 au 29 septembre à Éclusier, le 62e BCA relève le 69e régiment d'infanterie. Il y organise les défenses de la position puis est renvoyé à Framerville le 17 octobre afin d'y participer le même jour à la seconde attaque du Bois Étoilé. La seconde attaque échoue malgré un puissant soutien d'artillerie[1].

Le 28 octobre, le 62e BCA vient remplacer le 53e bataillon de chasseurs alpins dans le secteur d'Éclusier-Frise. Il participe alors aux travaux d'amélioration de la position jusqu'au 5 novembre. Les pertes durant cette bataille ont été d'environ 200 hommes, blessés et tués[1].

Le bataillon sera par la suite transféré sur un nouveau front, en Belgique[1].

Après s'être reposé quelques jours à Morcourt, le 62e bataillon de chasseurs alpins qui entre-temps s'est vu renforcé de 150 chasseurs, embarque le 11 novembre à Marcelcave pour rejoindre Poperinge, en Belgique. Une fois arrivé, il est transféré le 13 novembre à Saint-Éloi, où il relève une partie du 69e régiment d'infanterie[1].

Durant cette période, le bataillon travaille à perfectionner l'organisation du secteur malgré un terrain argileux qui provoque des inondations répétées dans les tranchées tenues par le bataillon[1].

Le à 6h du matin, le 62e BCA attaque la ferme de Piccadilly par une charge sur la tranchée allemande notamment effectuée à la baïonnette par la 9e compagnie. L'ennemi s'enfuit sous la surprise de l'attaque et le bataillon fait quelques prisonniers tandis que, sur son flanc, la 10e compagnie est prise par une mitrailleuse et ne peut rejoindre ses camarades de la 9e. Les soldats de la 10e compagnie interrompent l'attaque. Les deux compagnies se retranchent afin de tenir les positions nouvellement acquises[1].

La réaction allemande ne se fait pas attendre. Durant la nuit, deux contre-attaques doivent en effet être repoussées par le bataillon. Durant la nuit du , les soldats allemands arrivent à investir la tranchée de la 9e compagnie, sectionnant ainsi la ligne française. Une compagnie d'arrière-ligne du bataillon essaie en vain de dégager la tranchée envahie[1].

Dans la nuit du 2 au 3 décembre, la 9e compagnie recule d'une cinquantaine de mètres et tient la position jusqu'à sa relève, le 3 décembre. Les pertes sont de 61 tués, 82 blessés et 53 disparus[1].

Après un court repos, le bataillon est transféré en Pas-de-Calais, à Frévillers où il arrive le 17 décembre. Il rejoint le groupe composé de plusieurs bataillons de chasseurs alpins sous les ordres du colonel Bordeaux de la 77e division d'infanterie. Le groupe doit participer à l'attaque de Carency-la Targuette et Vimy. Le temps est si exécrable que l'attaque est annulée[1].

Le bataillon reste séjourner à Frévillers et reçoit le renfort de 8 officiers et 200 hommes. Le 12 janvier 1915, le 62e BCA est réaffecté dans les Vosges[1].

Le 62e bataillon de chasseurs alpins est transporté en train jusqu'à la gare Gare de Corcieux - Vanémont, puis se dirige à pied vers le village de Corcieux. Il est affecté à la 3e brigade de chasseurs, commandée par le colonel Brissaud-Desmaillet de la 47e division d'infanterie au sein du détachement d'Armée des Vosges (qui deviendra plus tard la 7e Armée[1]).

Pendant un mois, le 62e BCA est en instruction jusqu'au où il est envoyé dans la vallée de la Fecht pour y contrer une offensive de l'armée allemande[1].

Lorsque le bataillon arrive au Col de la Schlucht, il passe sous les ordres du colonel Passaga qui commande la 2e brigade de chasseurs. La 9e et 10e compagnies du 62e BCA sont envoyés à Soultzeren sous le commandant du 12e bataillon de chasseurs alpins. Sous le commandement du commandant Huot, les 7e et 8e compagnies se dirigent sur Ampfersbach et le Reîcharkerkopf[1].

La 9e et 11e compagnie se battent sur les crêtes dominant Eichwald et le plateau d'Imn-Beg tandis que la 7e et 8e compagnie essayent de reprendre le Reîcharkerkopf[1].

Le 22 février, l'armée allemande s'empare du village de Stosswihr et pénètre dans une des tranchées françaises, via la face sud du village d'Ampfersbach [pas clair]. Les sildats allemands sont cependant rapidement repoussés par une charge à la baïonnette menée par la section Chautemps. Quelques jours plus tard, durant la nuit du 25 février, la totalité du bataillon retourne à Ampfersbach et assume jusqu'à nouvel ordre la défense de ce secteur[1].

Le , le 62e BCA attaque de nouveau Reichakerkopf afin de se rendre maitre de ce sommet. L'attaque cependant échoue en raison d'un temps épouvantable. Le bataillon se regroupe sur ses positions de départ durant les deux jours suivants[1].

Le 16 mars, le bataillon reçoit des renforts et il est mis à disposition du colonel Roux qui commande la 4e brigade. Son objectif est toujours de reprendre le sommet du Reicharkerkopf mais les trois tentatives successives du 19, 21 et 23 mars échouent[1].

Les opérations du Reicharkerkopf et d'Eichwald ont coûté 500 pertes au bataillon chez les sous-officiers, caporaux et chasseurs adont 96 tués, et 9 pertes chez les officiers dont 2 tués[1].

À partir du , une période de repos et d'occupation commence, en première ligne le 62e BCA qui se disperse dans les secteurs d'Eck, La Croix-le-Prêtre, Souzeren, Tête des Faux, Ampfersbarch, Langenfedlkopf, Baerenkopf. Ces secteurs sont renforcés par le bataillon et restent calmes jusqu'à son départ le 16 juillet 1916[1].

Le début de l'année 1916 est consacré au repos pour le 62e BCA qui a assumé de nombreux combats durant les deux premières années du conflit. Ce repos se prolonge jusqu'à la journée du durant laquelle la 5e brigade de chasseurs est transportée en train vers Blainville en Meurthe-et-Moselle où elle entame deux semaines d'instruction au « camp de Saffais »[1].

Actions dans la Somme
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Le , le 62e BCA arrive dans la zone de Fresnoy-au-Val ; puis est transporté le 13 août à Bouzincourt où il reste jusqu'au 19. Ensuite, le 20 et 21 août, il relève le 54e bataillon de chasseurs alpins à l'Est de Maurepas. Le 5e bataillon (dont fait partie le 62e BCA) a pour objectif de s'emparer de la cote 121 et du Petit Bois. Le 62e BCA est positionné entre le 1er régiment d'infanterie à sa gauche, et le 22e bataillon de chasseurs alpins à son flanc droit. Les préparatifs de l'opération sont engagés et la maintenance de la tranchée est menée à bien[1].

Le 24 août à 17 h 45, l'assaut est donné, le 62e BCA, quoique pris à partie à Maurepas par |l'artillerie et les mitrailleuses allemandes, arrive à s'emparer de la tranchée ennemie de la « cote 121 ». Les chasseurs s'y organisent et fortifient leurs positions. Les forces allemandes tentent une contre-attaque dans la matinée du 25, qui est repoussée par l'armée française. Les pertes du bataillon durant la prise de la tranchée sont de 46 tués, 155 blessés et 16 disparus[1].

Les jours suivant sont consacrés à la fortification et la maintenance des zones conquises jusqu'à la relève du bataillon par le 63e bataillon de chasseurs alpins dans la nuit du 26 au 27 août à l'exception de la 9e compagnie qui participera ultérieurement à une attaque conjointe avec le 63e BCA. Le 62e est au complet le 29 août au matin. Les pertes de ces journées s'élèvent à 17 tués et 40 blessés[1].

Capitaine Paul Huot, commandant du 62e bataillon de chasseurs alpins, en uniforme

.

Le , le bataillon est mis à la disposition du Commandant de la 41e division d'infanterie et, dans la nuit, remplace le 47e bataillon de chasseurs alpins au Bois du Ravin.

Le 3 septembre, le bataillon s'empare de 8 canons et fait de nombreux prisonniers. Ses pertes sont élevées, il est retiré du front et envoyé bivouaquer au « Moulin de Fargny ». Trois jours plus tard, il sera envoyé à Bouzincourt afin que les soldats se reposent jusqu'au 12 septembre[1].

Plusieurs ordres et contre-ordres déplacent à plusieurs reprises le bataillon sans toutefois l'engager dans les combats. Le 62e BCA est retiré du front le 20 septembre et mis au repos jusqu'au 24 octobre 1916 à la Halte de Maurepas[1].

Le 24 octobre, le bataillon réintègre la 46e division d'infanterie.

Dans la nuit du 2 au 3 novembre, devant Sailly-Saillisel, il relève le 15e bataillon de chasseurs alpins. Le 62e BCA va alors être engagé, près de Saint-Pierre-Vast, sur un terrain très accidenté qui subit de fortes pluies depuis plusieurs jours. Les tranchées sont en mauvais état et la pluie rend le terrain difficilement praticable[1].

Dans la nuit du 4 au 5 novembre, des patrouilles du 62e BCA sont envoyées reconnaître les positions ennemies en vue d'une attaque le lendemain matin. À 11h10, le bataillon sort des tranchées en direction des positions ennemies non loin de Saillisel. Les premières vagues sont clouées au sol par les mitrailleuses allemandes. Les réservistes viennent renforcer les rangs et le moral des soldats qui s'élancent à l'assaut de la tranchée de Presbourg. Le bataillon fait 60 prisonniers et capture une mitrailleuse[1].

Les pertes dues à cet assaut sont de 20 tués et 55 blessés. Le capitaine Huot, qui était à la tête du bataillon depuis août 1914, périt lors de l'assaut, il est décrit dans les archives comme un leader aimé ; il avait fait du 62e BCA une unité d'élite, compétence qui va lui survivre[1].

Durant les journées qui suivent, le bataillon organise et défend la position, il est relevé dans la nuit du 7 au 8 novembre par le 47e bataillon de chasseurs alpins, et met à disposition une compagnie, sous le commandement du Lieutenant Guizol, pour le 63e BCA à Rancourt. Cette compagnie y stationne jusqu'au 12 novembre[1].

Le 13 novembre, la division, dont fait partie le 62e BCA, est retirée du front de la Somme. Elle est reformée à Courcelles avant de partir pour l'Alsace le 15 novembre en train[1].

Actions en Alsace
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Le 62e bataillon de chasseurs alpins stationne à partir du 23 novembre à Cornimont, où il va se reposer durant quinze jours. Pendant ce temps, le bataillon est réorganisé en 5 compagnies, dont une compagnie de mitrailleuses. Il est placé sous les ordres du commandant Édouard Salesse. Il est intégré au 2e groupe de chasseurs alpins avec le 22e et le 53e bataillon de chasseurs alpins. Ce groupe est commandé par le colonel de Reynies.

Le 7 décembre, le 62e BCA se dirige vers le secteur de l'Hartmannswillerkopf en vue de relever un bataillon du 245e régiment d'infanterie. Il demeure au Vieil Armand jusqu'au 26 janvier 1917 et y subit quelques pertes résultant de bombardements d'artillerie[1].

Le 62e Bataillon de chasseurs alpins est transféré à Valdahon, afin de s'entraîner pendant deux mois en vue de la grande offensive prévue pour le printemps 1917. Le bataillon embarque le 29 mars et se regroupe à Corribert où il stationne jusqu'au 8 avril[1].

Actions en Champagne
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Loivre, Sapigneul, Chemin des Dames (Vauclerc). Transfert sur le front italien.

Italie (Monte Tomba]). Belgique (Dikkebus). Champagne (Perthes-lès-Hurlus). Picardie (Morcourt. Canal de la Sambre à l'Oise).

1939 : Mobilisation du 62e BCA, au camp de Caïs (près de Fréjus), Alpes (Sospel, saillant Fontan-Saorge, Saint-Laurent-du-Var, Grasse), Aube (Rouilly-Sacey, Arcis-sur-Aube) 1940 : Aube (Arcis-sur-Aube], Avant-lès-Ramerupt), Alsace (Wiwersheim, Wingersheim, Gundershoffen), Aisne (Canal de l'Oise à l'Aisne, l’Ailette, Longueval), dislocation du 62e BCA vers Fismes. Les rescapés rejoignent Millau et le Camp de La Courtine puis Digne-les-Bains. Dissolution le

Traditions

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Insigne

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Drapeau

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Comme tous les autres bataillons et groupes de chasseurs, le 62e BCA ne dispose pas d'un drapeau propre. (Voir le drapeau des chasseurs).

Décorations

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N°109 - Ordre général de la 1e Armée, le 11 novembre 1918 [1]

Bataillon splendide. S'est continuellement distingué par son allant et sa ténacité. Le 2 octobre 1918, sous le commandement du chef de Bataillon DUGALEIX, a réussi par ses propres moyens, à jeter des éléments au-delà d'un canal fortement défendu, à pénétrer dans les organisations ennemies et à ramener des prisonniers. Le 4 Octobre 1918, a brillamment franchi le canal de St-Quentin, malgré les obstacles de toute nature; s'est emparé du village de Morcourt, faisant plus de 180 prisonniers, s'emparant de 14 mitrailleuses, 20 mitraillettes, 5 Minenwerfer et d'un matériel considérable. A maintenu sa position malgré de violentes contre attaques.


N°222 - Ordre général de la 1e Armée, le 1er janvier 1919[1]

Le 4 Novembre 1918, sous le commandement du Capitaine Adjudant-Major PILLET, attaquant des parties les plus fortes de la position du canal de la Sambre et de l'ancienne Sambre, a, par une manœuvre audacieuse et des plus difficiles, fixé les résistances ennemies et forcé le passage sur certains points, fait tomber ces résistances en utilisant le passage préparé sur d'autres points, accomplissant parfaitement sa mission, atteignant ses objectifs, permettant aux bataillons voisins de faire une quantité de prisonniers, et capturant lui-même 35 hommes, 8 mitrailleuses, 10 mitraillettes, 4 minenwerfer, 2 fusils anti-tank, 31 caissons d'artillerie et un matériel considérable. Bataillon remarquablement manœuvrier, tenace et habile dans les situations les plus délicates, qui s'est distingué au cours de la campagne, spécialement à Ypres, Saint-Éloi (Novembre-Décembre 1914), dans les opérations de la Somme (Août et Novembre 1916), et au forcement du passage du Canal de Saint-Quentin, à Morcourt (Octobre 1918). Cité à l'Ordre de l'Armée pour ce fait d'armes.

Fourragère

Le 62e bataillon de chasseurs alpins ayant reçu deux citations à l'ordre de l'armée, il lui est accordé le droit de porter la fourragère aux couleurs du ruban de la « Croix de guerre[1]».

Chefs de corps

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  • 1914 Cne Adjt-Major Joseph Clair
  • 1914 - 1916 CB[pas clair] Paul Huot (mort le )
  • 1916 - 1917 CB Edouard Salesse
  • 1917 - 1919 CB Jean Dugaleix

Faits d'arme faisant particulièrement honneur au bataillon

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Personnalités ayant servi au sein du bataillon

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Sources et bibliographie

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 anonyme, Historique succinct du 62e bataillon de Chasseurs Alpins, Imprimerie L. Barma, sans date, 32 p. (lire en ligne).

Voir aussi

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