7e Bataillon (1st British Columbia), CEC

bataillon d'infanterie du Corps expéditionnaire canadien de la Première Guerre mondiale

Le 7e Bataillon (1st British Columbia), CEC (7th Battalion (1st British Columbia), CEF en anglais) était un bataillon d'infanterie du Corps expéditionnaire canadien (CEC) de la Première Guerre mondiale. Il combattit sur le front de l'Ouest en tant que composante de la 2e Brigade d'infanterie canadienne au sein de la 1re Division canadienne. L'histoire et l'héritage du 7e Bataillon, CEC sont perpétués par The British Columbia Regiment (Duke of Connaught's Own).

7e Bataillon (1st British Columbia), CEC
Image illustrative de l’article 7e Bataillon (1st British Columbia), CEC
Officiers du 7e Bataillon, CEC en

Création
Dissolution
Pays Drapeau du Canada Canada
Allégeance Forces armées canadiennes
Branche Corps expéditionnaire canadien
Type Infanterie
Effectif 49 officiers et 1 083 soldats
Fait partie de 2e Brigade d'infanterie canadienne
Guerres Première Guerre mondiale
Batailles Bataille d'Ypres
Front de l'Ouest
Emblème

Histoire

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Le Virginian à bord duquel le 7e Bataillon, CEC se rendit en Grande-Bretagne en 1914 (photo prise en 1905)

La création du 7e Bataillon, CEC a été autorisée le . Le suivant, il fut organisé au camp Valcartier au Québec à partir de recrues provenant de la Colombie-Britannique. Le , il s'embarque à Québec au Québec à bord du Virginian pour la Grande-Bretagne où il arriva le [1],[2],[3],[4],[5]. Son premier commandant fut le lieutenant-colonel William Hart-McHarg[2],[3],[5].

Le , le 7e Bataillon, CEC arriva en France où il combattit en tant que composante de la 2e Brigade d'infanterie canadienne au sein de la 1re Division canadienne jusqu'à la fin de la guerre[2],[3],[4]. Sa première bataille importante fut la bataille de Saint-Julien durant la bataille d'Ypres. Durant cette bataille, le , le 7e Bataillon, CEC faisait partie de la réserve de la brigade lorsque les troupes françaises furent victimes d'une attaque au gaz. Le bataillon fut donc envoyé pour les remplacer. Le lendemain, le colonel Hart-McHarg fut blessé mortellement et son commandant-adjoint, le major Victor Odlum prit le commandement du bataillon. C'est au cours de cette bataille que le lieutenant Edward Bellew (en) s'est mérité la croix de Victoria, la plus haute récompense des forces du Commonwealth. Lorsque le bataillon fut retiré du front, sur les 24 officiers et 900 soldats envoyés au front, seulement six officiers et 325 soldats étaient encore en état de servir. Par ailleurs, la compagnie no 1 du bataillon avait été séparée du reste du bataillon. Elle fut envoyée avec le 8e Bataillon, CEC qui servit également à remplacer les troupes françaises et fut aussi victime d'attaques au gaz. Elle resta en place jusqu'au . Sur les 100 soldats de la compagnie, seulement 22 revinrent au sein du bataillon[5].

Le , le 7e Bataillon, CEC commença à publier une feuille de nouvelles intitulée « The Listening Post »[2],[3].

En somme, plus de 6 000 soldats ont servi au sein du 7e Bataillon, CEC qui a eu 1 440 tués et 3 294 blessés au cours de ses 45 mois sur le front de l'Ouest[5].

Le , le 7e Bataillon, CEC retourna au Canada et fut démobilisé le suivant[2],[3]. Il fut officiellement dissout le [4].

Honneurs de bataille

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Soldats canadiens à l'attaque de la cote 70 en

Les honneurs de bataille sont le droit donné par la Couronne à une unité militaire d'apposer sur son drapeau régimentaire les noms des batailles ou des conflits dans lesquels elle s'est illustrée.

Honneurs de bataille du 7e Bataillon (1st British Columbia), CEC[2]
Première Guerre mondiale
Ypres, 1915, '17 Gravenstafel
Saint-Julien Festubert, 1915
Mont Sorrel Somme 1916
Thiepval Hauteurs de l'Ancre
Arras 1917-1918 Vimy, 1917
Arleux Cote 70
Passchendaele Amiens
Scarpe, 1918 Drocourt-Quéant (en)
Ligne Hindenburg Canal du Nord
Poursuite vers Mons France et Flandres 1915-1918

Fanfare

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Le 7e Bataillon, CEC avait une fantare de fifre et tambour (en)[2],[3].

Perpétuations

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L'histoire et l'héritage du 7e Bataillon, CEC sont perpétués par The British Columbia Regiment (Duke of Connaught's Own)[2],[3]. Par ailleurs, ce régiment avait contribué 353 volontaires pour former le bataillon. De plus, le commandant du bataillon, le lieutenant-colonel William Hart-McHarg, provenait de ce régiment[5].

Membres notoires

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Walter Leigh Rayfield (en), récipiendaire de la croix de Victoria

Trois soldats du 7e Bataillon, CEC ont été décorés de la croix de Victoria, la plus haute récompense des forces du Commonwealth : le lieutenant Edward Bellew (en), pour ses actions près de Kerselare (en) en Belgique le , le soldat Michael James O'Rourke (en), pour ses actions à la cote 70 du 15 au , et le soldat Walter Leigh Rayfield (en), pour ses actions à l'est d'Arras en France du 2 au [2],[5].

Victor Odlum a servi comme major au sein du 7e Bataillon, CEC, servant de commandant-adjoint au lieutenant-colonel William Hart-McHarg. À la fin de la Première Guerre mondiale, il avait atteint le grade de brigadier-général. Il se retira de ses fonctions militaires entre les deux guerres. Il servit également comme major-général durant la Seconde Guerre mondiale comme commandant de la 2e Division d'infanterie canadienne. Cependant, il a été noté qu'il était trop politique plutôt qu'orienté vers la guerre et il fut ainsi nommé haut-commissaire en Australie de 1941 à 1942, puis à d'autres fonctions diplomatiques par la suite.

Notes et références

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  1. ↑ (en) « 7th Battalion CEF », sur Wartime Canada (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (en) « 7th Battalion, CEF », sur canadiansoldiers.com (consulté le ).
  3. 1 2 3 4 5 6 7 (en) « Guide to Sources Relating to Units of the Canadian Expeditionary Force: Infantry » [PDF], sur Bibliothèque et Archives Canada (consulté le ), p. 44-49.
  4. 1 2 3 « The British Columbia Regiement (Duke of Connaught's Own) », sur Gouvernement du Canada (consulté le ).
  5. 1 2 3 4 5 6 (en) « The First World War », sur The Dukes (consulté le ).

Annexes

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