AB Tasty
AB Tasty est une entreprise française, basée à Paris, créée en 2009 par Alix de Sagazan et Rémi Aubert. Elle édite une solution d’optimisation des conversions en mode SaaS, destinée aux sites de vente en ligne, aux sites d’actualités et aux éditeurs de services interactifs.
| AB Tasty | |
| Création | 2009 |
|---|---|
| Dates clés | immatriculation de la société |
| Fondateurs | Alix de Sagazan et Rémi Aubert |
| Forme juridique | Société par actions simplifiée[1] |
| Siège social | Paris |
| Direction | Alix de Sagazan et Rémi Aubert |
| Activité | Conseil en systèmes et logiciels informatiques |
| Produits | Plateforme d'optimisation des conversions |
| Effectif | 111 au 30/06/2018 |
| SIREN | 518685540 |
| Site web | abtasty.com |
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | |
Histoire
modifierLa société est initialement créée sous le nom Liwio et opère une activité d’agence de conseil en web analytics, en se focalisant sur des prestations d’implémentation de solution de mesure d’audience (ex : Google Analytics) et de construction de tableaux de bord statistiques.
En parallèle de cette activité, la société développe à partir de 2012 une solution d’a/b testing en mode SaaS, à destination des équipes marketing. La société pivote en 2012 pour se consacrer au métier d’éditeur de logiciels. Elle se développe alors rapidement sur le segment premium de l’a/b testing avec des clients grands comptes français[2].
La société obtient le Pass French Tech délivré par Cap Digital, le pôle de compétitivité et de transformation numérique, en 2015, 2016 et 2017[3]. En 2021 elle intègre l'indice Next40[4].
En , la société est fusionnée avec Wingify (dont le produit VWO est concurrent d'AB Tasty), une société indienne elle-même détenue par le fond singapourien Everstone Capital Asia (en). Présentée comme une fusion, le rapprochement ressemble plus à une absorption selon L'Humanité, qui note que les postes exécutifs de la nouvelle entité sont occupés par les dirigeants de Wingify, les fondateurs d'AB Tasty n'ayant pas accès aux postes de pouvoir[5],[6].
En , AB Tasty annonce un plan social sur la catégorie des ingénieurs informatiques, avec un nombre de départs annoncés de 80 salariés, soit la moitié de l'effectif français. Sachant qu'un ingénieur informatique indien revient trois fois moins cher qu'un ingénieur informatique français, le plan social est une véritable opération de dumping social selon L'Humanité, avec un transfert de savoir-faire vers les ingénieurs indiens. La société AB Tasty a bénéficié du dispositif de la French Tech, avec deux prêts de Bpifrance[6],[7].
Financement
modifierLa société effectue sa première levée de fonds en pour un montant de 1.1 million d’euros[8] auprès de Kima Ventures et de XAnge. En , elle annonce une 2ᵉ levée de fonds de 5 millions d’euros auprès de ses investisseurs historiques et d’Omnes Capital. Une troisième levée est annoncée en pour un montant de 16 millions d’euros[9],[10]. Korelya Capital (le fonds dirigé par l'ex-ministre déléguée au Numérique Fleur Pellerin[11]), Partech Ventures et les investisseurs historiques participent à ce nouveau tour de table[12].
Fonctionnalités
modifierLa plateforme est également compatible avec les applications mobiles iOS et Android[13].
Acquisitions
modifierNotes et références
modifier- ↑ Sirene (registre national des sociétés).
- ↑ Sylvain Rolland, « Startups : le français AB Tasty, champion du marketing en ligne, lève 16 millions d'euros », La Tribune, (lire en ligne)
- ↑ Charles Foucault, « French Tech, un Cocorico planétaire », L'Usine Nouvelle, (lire en ligne)
- ↑ « Voici les nouvelles pépites des Next40 et French Tech 120 », sur usine-digitale.fr (consulté le )
- ↑
- 1 2 Pierric Marissal, « « Un dumping social décomplexé » : AB Tasty, ancien fleuron de la French Tech, licencie la moitié de ses salariés français »
, L'Humanité, (consulté le ) - ↑ Charlie Perreau, « French Tech : après sa fusion avec son concurrent, AB Tasty délocalise sa tech en Inde »
, Les Échos, (consulté le ) - ↑ Virgile Juhan, « A/B Testing : le Français AB Tasty lève 1,1 million d'euros », Journal du Net, (lire en ligne)
- ↑ Guillaume Bregeras, « AB Tasty lève 16 millions d'euros pour gagner le marché américain », Les Echos, (lire en ligne)
- ↑ Frédéric Bergé, « Le français AB Tasty lève 16 millions d'euros pour séduire les Américains », BFM TV, (lire en ligne)
- ↑ Frédéric Bergé, « Fleur Pellerin a 100 millions d'euros de plus à investir dans les start-up », BFM TV, (lire en ligne)
- ↑ « Fleur Pellerin lance un fonds dans l'art de vivre et la mode », Les Echos, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ Clotilde Chenevoy, « M-commerce : AB Tasty for App facilite la mise à jour des applis [Vidéo] », LSA, (lire en ligne)
- ↑ Dirk Basyn, « Avec 18 opérations, la rentrée a été riche en acquisitions », sur ChannelNews, (consulté le ).
- ↑ Le Monde Du Droit, « Chammas & Marcheteau conseille Dotaki dans le cadre de son acquisition par AB Tasty (IA/Logiciel/Marketing) », sur LE MONDE DU DROIT - Le magazine des professionnels du droit, (consulté le )
- ↑ « M&A Corporate AB TASTY RECOMMANDATIONS & MERCHANDISING (EX POTIONS) jeudi 1 août 2024 », sur CFNEWS, (consulté le ).