ARIANE (autorité française)
ARIANE — pour Autorité référente pour l'intelligence artificielle et le numérique de l'État (dénomination également rapportée sous la forme « Autorité nationale du numérique et de l'intelligence artificielle de l'État »)[1],[2] — est une administration française chargée de piloter la stratégie numérique et d'intelligence artificielle de l'État français. Annoncée par le Premier ministre Sébastien Lecornu le , elle résulte de la transformation de la direction interministérielle du Numérique (DINUM), créée par le décret no 2019-1088 du [3].
| Fondation |
(prise de fonction du directeur ; transformation en cours) |
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| Type |
Administration centrale / autorité de l'État |
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| Forme juridique |
Service à compétence interministérielle (issu de la direction interministérielle du Numérique) |
| Siège | |
| Pays | |
| Langue |
| Directeur |
Walter Arnaud |
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Contexte et création
modifierLa création d'ARIANE s'inscrit dans un mouvement de reprise en main du numérique public par l'État, marqué par une série de fuites de données touchant des administrations, dont celle de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) révélée en [4],[5].
Le , le Premier ministre Sébastien Lecornu annonce une réorganisation du pilotage numérique de l'État, initialement présentée comme une « fusion » de la DINUM et de la direction interministérielle de la Transformation publique (DITP)[6]. Cette présentation est nuancée dès le : la réforme est finalement plus limitée qu'annoncé, la DITP conservant son autonomie et se transformant en direction des Services publics (DSP)[7],[8].
La réorganisation est confirmée le lors de la présentation, par le ministre de l'Action et des Comptes publics David Amiel, du plan « Notre IA » consacré au déploiement de l'intelligence artificielle dans les services publics[1],[8].
Missions
modifierSelon les annonces gouvernementales, ARIANE est chargée de[1],[8] :
- définir les standards techniques communs de l'État ;
- piloter les infrastructures numériques stratégiques (calcul, cloud, inférence) ;
- coordonner les grands partenariats technologiques ;
- veiller à la maîtrise des dépenses numériques ;
- garantir la cohérence des architectures techniques de l'État et favoriser la mutualisation des investissements entre administrations.
L'entité hérite des chantiers pilotés par la DINUM, parmi lesquels FranceConnect, la stratégie « Cloud au centre », le socle interministériel d'intelligence artificielle générative et l'assistant IA interministériel « Albert », développé avec Mistral AI[9].
Organisation et gouvernance
modifierARIANE est rattachée au Premier ministre[4]. Le plan « Notre IA » prévoit une gouvernance interministérielle associant ARIANE, la direction des Services publics (DSP, ex-DITP) et la direction générale de l'Administration et de la Fonction publique (DGAFP) au sein d'une « cellule de l'IA dans l'État », complétée par une cellule de conformité IA et un comité scientifique et éthique[1],[8].
Direction
modifierPar une lettre du , le Premier ministre confie à Walter Arnaud, ingénieur général de l'armement, la mission de préfigurer la future ARIANE[10]. Sa nomination à la tête de la direction interministérielle du Numérique est actée par décret du [11] ; il prend ses fonctions le , en remplacement de Stéphanie Schaer[2]. Le même jour, Pierre Bouillon prend la tête de la DITP appelée à devenir la DSP[7].
Relations avec l'ANSSI
modifierLa création d'ARIANE suscite des interrogations sur le rôle futur de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) dans la gouvernance de la cybersécurité en France, certains y voyant un risque de marginalisation de l'agence[5]. Son directeur général, Vincent Strubel, rejette cette lecture : il indique que la réforme porte sur le pilotage du numérique et non sur la chaîne de commandement en matière de sécurité des systèmes d'information, l'ANSSI conservant son rôle[5],[6].
Références
modifier- 1 2 3 4 « Le plan « Notre IA » pour les services publics dévoilé », sur economie.gouv.fr, (consulté le )
- 1 2 « Walter Arnaud nommé à la tête de la Dinum en phase de réorganisation », sur Le Monde Informatique (consulté le )
- ↑ « Direction Interministérielle du Numérique (DINUM) », sur transformation.gouv.fr (consulté le )
- 1 2 « ARIANE : Autorité du numérique et de l'IA », sur Tout sur la cyber, (consulté le )
- 1 2 3 « L'Anssi bientôt déchue de son rôle de chef d'orchestre de la cybersécurité en France ? Une nouvelle autorité nourrit les interrogations », sur L'Usine Digitale, (consulté le )
- 1 2 « Ariane : la nouvelle Autorité du numérique et de l'IA ne remet pas l'Anssi en cause », sur ChannelNews, (consulté le )
- 1 2 « Walter Arnaud devient Dinum ; l'État accélère dans la création de l'Ariane », sur CIO (consulté le )
- 1 2 3 4 Olivier Devillers, « Avec le plan « Notre IA », l'État accélère sur le déploiement des outils et la gouvernance », sur banquedesterritoires.fr, (consulté le )
- ↑ Reynald Fléchaux, « Avec l'Ariane, l'État veut retrouver le fil de son indépendance numérique », sur CIO, (consulté le )
- ↑ « Le Premier ministre confie la mission de préfiguration de la future Ariane (ex-Dinum) à Walter Arnaud », sur AEF info, (consulté le )
- ↑ « Décret du 10 juin 2026 portant nomination du directeur interministériel du numérique - M. ARNAUD (Walter) », sur Légifrance (consulté le )