Abarkouh
Abarkouh (en persan : ابرکوه / Abarkuh, « montagne nuageuse », du nom d'un massif montagneux à 5 km au sud-est de l'agglomération ; aussi transcrit Abar Kooh ou Abarqûh) est la capitale du district de même nom dans la province de Yazd en Iran.
| Abarkouh (fa) ابرکوه | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Province | Yazd |
| Indicatif téléphonique international | +(98) |
| Démographie | |
| Population | 4 000 hab. |
| Géographie | |
| Coordonnées | 31° 07′ 48″ nord, 53° 17′ 10″ est |
| Altitude | 1 500 m |
| Localisation | |
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Histoire
modifierLa ville est mentionnée dès le Xe siècle par les géographes arabes et persans médiévaux tels qu'al-Istakhri et Ibn Hawqal. Étape sur les voies caravanières reliant Ispahan à Chiraz ainsi qu'à Yazd, elle bénéficie d'un climat plus tempéré que celui des plaines environnantes. Au Moyen Âge, Abarqūh s'impose comme un centre agricole et artisanal réputé pour sa production fruitière ainsi que pour le tissage du coton et de la soie. La tradition populaire locale associait les collines de cendres situées aux alentours de la ville au récit légendaire du « Feu de Nimrod » et au miracle du bûcher d'Abraham[1].
Au XIe siècle, la cité est décrite comme une place fortifiée dotée d'une mosquée de premier plan. En 1051, le sultan seldjoukide Toghrul Beg octroie Abarqūh et Yazd en concession domaniale (iqṭāʿ) à l'émir kakouyide Ẓahīr al-Dīn Abū Manṣūr Farāmarz à la suite d'un accord de paix[1].
À l'époque de la dynastie qadjare, la ville décline et souffre d'un climat d'insécurité chronique et de brigandage. Dans la culture et l'imaginaire populaire persans modernes, le nom d'Abarqūh est devenu synonyme d'isolement géographique extrême et de désolation[1].

Centres d'intérêt
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Abarqūh conserve un important patrimoine historique témoignant de son passé islamique et préislamique. Les ruines de la ville abritent des structures anciennes appelées localement Dakhmi-yi Dārāb (Tombeau de Darius) et Dakhmi-yi Gabrhā (Tours du silence / Tombeau des Zoroastriens), qui rappellent l'ancrage de la cité dans l'Antiquité iranienne. La ville compte plusieurs sanctuaires vénérés historiquement tant par les musulmans que par les zoroastriens, notamment le Pīr Ḥamza (Sabzpūsh), le Pīr Kol-Aḥmad et le Pīr Pesteh[1].

Située entre Chiraz et Yazd, la ville compte divers vestiges du temps où elle était une étape importante pour les caravanes entre ces deux villes: mosquée du vendredi, mosquée Nizamiyeh, mausolée de Gunbad-i 'Alī, tombe Taūs al-Haramain.
Aujourd'hui, elle est surtout renommée en Iran pour son cyprès de plus de 4000 ans, connu sous le nom de Sarv-e-Abarghood ou cyprès de Zoroastre, et pour son yakhtchal, glacière traditionnelle.
Notes
modifier- 1 2 3 4 Touraj Daryaee, « Encyclopaedia of Islam Three Online », Abarqūh, Brill, (DOI 10.1163/1573-3912_ei3_COM_22149, lire en ligne)
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- (en) C. E. Bosworth, « Kākuyids (Kakwayhids) », dans Encyclopædia Iranica (lire en ligne)