Abbatiale Saint-Pierre de Corbie
L'abbatiale Saint-Pierre de Corbie est un édifice religieux catholique de style gothique, sis dans le centre-ville de Corbie, dans le département de la Somme, en France. Ancienne église de l'abbaye royale Saint-Pierre de Corbie cette abbatiale est protégée en tant que monument historique : classement par arrêté du .
| Abbatiale Saint-Pierre | |
Abbatiale Saint-Pierre de Corbie actuelle | |
| Présentation | |
|---|---|
| Culte | Catholique romain |
| Type | Abbatiale |
| Rattachement | Diocèse d'Amiens |
| Début de la construction | 1501, XVIe siècle |
| Fin des travaux | 1775, XVIIIe siècle |
| Style dominant | Gothique |
| Protection | |
| Géographie | |
| Pays | |
| Province | |
| Région | Hauts-de-France |
| Département | Somme |
| Ville | |
| Coordonnées | 49° 54′ 32″ nord, 2° 30′ 37″ est |
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Encore imposante aujourd'hui avec ses deux tours massives s'élevant à 55 mètres, et ses voûtes de 25 mètres de hauteur, elle est pourtant trois fois moins grande qu'au XVIIIe siècle. Sa longueur fut réduite après 1816 de 117 à 35 mètres.
Histoire du monument
modifierConstruction et reconstruction
modifierÉglise principale de l'abbaye royale Saint-Pierre de Corbie fondée au VIIe siècle par la reine Bathilde, l'abbatiale actuelle n'offre qu'une vision très partielle de ce qu'elle fut du temps de sa splendeur.
L'église abbatiale primitive, dédiée, en 670, aux saints Apôtres Pierre et Paul, par Bertefride, évêque d'Amiens, fut détruite par les flammes en 1021-1022. Elle fut reconstruite une trentaine d'années plus tard. Un incendie détruisit à nouveau l'abbatiale le , un autre la ravagea, une quinzaine d'années plus tard.

L'édifice fut reconstruit. L'église possédait huit chapelles dont la chapelle de Soyécourt construite, en 1297, grâce au financement de la famille de Soyécourt qui en fit sa nécropole[2].
Une troisième église fut édifiée au même emplacement. La reconstruction de l'abbatiale actuelle débuta en 1501 sous l'abbatiat de Pierre d'Ostrel ou "Dostrel" ou encore "Dottrel", 61e comte-abbé de Corbie. En 1507 à la mort Pierre d'Ostrel seuls le chœur et le transept avec la tour lanterne avec sa flèche étaient achevés.
Les travaux reprirent seulement au XVIIe siècle. On choisit de reconstruire la nef dans le style gothique flamboyant. La nef étant achevée, on célébra la messe pour la première fois dans l'église reconstruite entièrement, le [3]. La façade occidentale était surmontée de deux tours jumelles, la croisée du transept était coiffée d'une tour-lanterne de 90 mètres de haut. L'édifice dans son entier s'étendait alors sur plus de 117 mètres de long[4].
À l'intérieur de l'édifice on pouvait voir un mobilier somptueux : des stalles réalisées par Charles Cressent, des orgues par Charles Dallery (1736), un baldaquin en ferronnerie pour le chœur de Jean Veyren (1764).
Abandon et destruction
modifierDe l'église abbatiale à l'église paroissiale
modifierLe sort de l'abbatiale bascula pendant la Révolution française. La Constitution civile du clergé adoptée par l'Assemblée constituante, le , décidait, dans son article 20, que : « les abbayes et prieurés en règle ou en commende, de l'un et de l'autre sexe, [...] sont, à compter du jour de la publication du présent décret, éteints et supprimés sans qu'il puisse jamais en être établi de semblables. » L'abbaye de Corbie, de ce fait, cessait d'exister et ses biens étaient déclarés biens nationaux. Le même décret prévoyait dans son article 15 que : « Dans toutes les villes et bourgs qui ne comprendront pas plus de six mille âmes, il n'y aura qu'une seule paroisse ; les autres paroisses seront supprimées et réunies à l'église principale. » Corbie étant dans ce cas, toutes les paroisses de la ville furent supprimées et réunies en une seule à laquelle fut dévolue l'ancienne église abbatiale Saint-Pierre qui fut sauvée provisoirement de la destruction en devenant église paroissiale.
Abandon et vandalisme
modifierEn 1793, pendant la Terreur, elle fut fermée du fait de la politique de déchristianisation. Après le Concordat de 1801, l'abbatiale continua d'être laissée à l'abandon. La chapelle de l'hôpital servit d'église paroissiale. Pendant ce temps, l'abbatiale était en butte aux déprédations et aux vols de matériaux. La municipalité elle-même vendit ses matériaux : en 1804 on signala la démolition de marches, en 1810 les murs et les voûtes s'écroulèrent. On envisagea la démolition de toute l'église et la construction d'une église neuve en 1807. L'architecte corbéen Sénéchal, mandaté par la Commune proposa de ne garder que les parties basses et le chœur. Le Ministère proposa la restauration complète de l'abbatiale selon les plans de l'architecte Jean-Baptiste Rondelet, ancien élève de Soufflot. La commune refusa en raison du coût trop élevé en 1810.
On continua à vendre les matériaux. Un autre architecte, Lefebvre, proposa avec la vente de reconstituer une partie de l'église. Il fit démolir le clocher central, le transept et la toiture du chœur. Un nouvel architecte Étienne-Hippolyte Godde proposa un nouveau projet d'église neuve, que la municipalité refusa à nouveau.
Une église paroissiale amputée
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Enfin, en 1811, Hippolyte Godde proposa un nouveau projet qui prévoyait de ne garder que la nef et ses bas-côtés ainsi que les deux tours et la fermeture de la nef par une abside semi-circulaire. Le chœur et le transept devaient être démolis. Commencés en 1813, la démolition fut interrompue jusque 1816. Pour réduire le coût des travaux, on résolut de clore la nef par un mur en pierre plat à hauteur de l'ancienne croisée du transept. Ce qu'il restait du transept et du chœur fut démoli et l'église fut rendue au culte le 8 mars 1818. La chapelle absidiale des Corps-Saints où étaient conservées de nombreuses reliques fut démolie en 1822[5].
De sa grandeur passée, ne subsistent aujourd'hui de l'abbatiale que ses deux tours massives s'élevant à 55 mètres, et la nef avec ses voûtes de 25 mètres de hauteur. La longueur de l'édifice passa de 117 à 49 mètres.
Destruction de l'église en 1918
modifierPendant la Première Guerre mondiale, en 1918, au cours de la Bataille du Kaiser, dernière grande offensive de l'ennemi, la ville de Corbie fut victime des bombardements de l'artillerie allemande. L'abbatiale subit d'importantes destructions, seuls les murs extérieurs et les tours tenaient encore debout. Depuis 1919, l’abbatiale est protégée au titre des monuments historiques et fut reconstruite durant l'entre-deux-guerres.
Chronologie
modifier- Fin du XIVe siècle : Démolition de la deuxième abbatiale de style roman
- 1501 ou 1502 : Reconstruction, en style gothique, à l'emplacement de la deuxième abbatiale, de style roman
- 1503-1504 : Travaux contrariés par des famines
- 1506-1685 : Travaux ralentis, délaissées en raison du désintérêt des abbés commendataires
- 1507 : Mort de l'abbé Pierre d'Ostrel : chœur et transept nouveaux à peine achevés
- 1523 : L'abbaye tombe sous le régime de la commende
- 1685 : Reprise des travaux
- 1775 : Achèvement des travaux de reconstruction
- 1775 : Nef : 117 mètres, Voûtes : 22 ou 25 mètres, Tours-jumelles : 55 mètres, Transept : 50 mètres de large, Tour-lanterne-transept : 90 mètres
- 1790 : L'abbatiale devient église paroissiale
- 1793 : Fermeture de l'abbatiale
- 1802-1816 : Onze plans de restauration successifs sont discutés
- 1804 : Démolition de marches de pierre et de marbre, pourrissement des charpentes
- 1807 : Évocation de sa destruction totale
- 1810 : Écroulement de murs et de voûtes
- 1810 : Plan Rondelet de restauration complète refusé le par le conseil municipal car jugé trop onéreux
- 1810 : Plan Lefevre : démolition de la tour-lanterne, du transept et du chœur
- 1814-1817 : Interruption des travaux, projet Godde d'une église neuve refusé
- 1816 : Effondrement du chœur de l'Abbatiale
- 1811 : Plan Godde : fermeture de la nef à hauteur de l'ancienne croisée du transept
- 1817 : Achèvement en novembre des travaux de réduction-rénovation selon le plan Godde réalisés par l'entrepreneur parisien Bercioux.
- 1818 : Réouverture au culte le
- 1822 : Destruction de la chapelle absidiale des Corps-Saints où étaient conservées de nombreuses reliques[6]
- 1918 : Destruction de l'abbatiale, en grande partie, par les bombardements allemands
- 1919 : L'abbatiale est protégée au titre des monuments historiques
- années 1920 : restauration de l'abbatiale.
Architecture
modifierL'église abbatiale actuelle dont la reconstruction débuta au tout début du XVIe siècle est de style gothique. Le chœur était de style gothique flamboyant.
Le siège de Corbie de 1636 endommagea gravement l'édifice dont on reprit la construction à la fin du XVIIe siècle pour la terminer au XVIIIe siècle en gardant - chose peu courante à l'époque - le style d'origine[7].
Extérieur
modifierLa façade occidentale, qui n'est pas sans noblesse, semble inspirée de celle de Notre-Dame de Paris avec ses deux tours jumelles renforcées par de puissants contreforts culminant à 45 m de haut. Elle est percée de trois portails monumentaux assez sobres quant à leur décoration où le gothique flamboyant voisine avec le style classique. Au niveau médiant, la rosace, la balustrade et les deux baies latérales obturées aux trois quarts sont de style gothique flamboyant tout comme la partie supérieure avec galerie et fines arcades masquant les combles[8]. Les abat-sons des deux tours sont, depuis l'entre-deux-guerres, en béton.


Aucune statue ne vient décorer cette façade. Trois niches en arc brisé, aux parois incurvées et au fond plat sont percées de portails sans trumeaux. Les voussures sont garnies de décor en bas-relief méplat faits de treillis et de motifs floraux. La façade orientale de l'édifice est composée d'un mur plat construit au XIXe siècle. N'ont été conservés de l'ancienne croisée du transept que les deux piliers occidentaux à chaque coin du mur oriental.
Il ne reste plus, aujourd'hui, de l'ancien édifice, que les six travées de la nef dont la travée orientale sert de chœur. Ces travées sont séparées par des arcs-boutants dont les écoinçons sont ornés de décors sculptés. Quatre travées de la nef sont éclairées de chaque côté par une baie large et haute, en arc brisé. La première et la dernière travée sont aveugles. Les bas-côtés nord et sud, qui se terminent aujourd'hui à l'avant dernière travée orientale, sont éclairés par le même type de baies. L'ensemble est d'une grande sobriété.
Intérieur
modifierLe vaisseau central comme les bas-côtés sont couverts de voûtes d'ogives quadripartites reposant sur des piliers au noyau cylindrique cantonné par quatre colonnes[9]. La hauteur des voûtes culmine à 21 mètres, la toiture de la nef à 35 mètres.
Les destructions de la Première Guerre mondiale ont contraint les reconstructeurs à modifier sensiblement les ouvertures de la nef et la rose de la façade occidentale n'éclaire plus la nef[7].
Reliques et œuvres d'art
modifierReliques
modifierL'abbatiale conserve de nombreuses reliques de saints parmi lesquelles celles de :
- Adalard de Corbie[Note 1].
- Agrippa
- Agrippine
- Anschaire de Brême
- Asparatius
- Brixus
- Claudanius
- Clément (pape)
- Colette de Corbie
- David
- Didier
- Eleutherius
- Eliges
- Firmin d'Amiens
- Gentien
- Georges
- Gérald
- Hilaire
- Honoré d'Amiens
- Judacus
- Lauriane
- Ludovicus
- Marie-Madeleine
- Martine
- Maxinus
- Nicolas
- Pantaléon
- Paschase Radbert
- Pie III (pape)
- Pierre (apôtre)
- Précord
- Probus
- Roman
- Staphanus
- Stratonicus
- Theodorus
Fonts baptismaux
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L'abbatiale conserve deux fonts baptismaux :
- Les fonts baptismaux composés de deux chapiteaux qui ornaient des colonnes soutenant les voûtes du réfectoire des moines au XIIIe siècle. Ces deux chapiteaux sont superposés, l'un renversé sert de base à celui qui creusé sert de cuve[10]
Classé MH (1907)[11]. - Les fonts baptismaux en marbre veiné de rouge (XVIIIe siècle)
Inscrit MH (1983)[12].
Œuvres d'art
modifierUne grande partie des objets d'art conservés dans l'abbatiale sont protégés en tant que monuments historiques, au titre d'objets.
Peinture
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Dans la sacristie :
- La Nativité, peinture sur bois (École flamande du XVIe siècle), 139 cm x 111 cm ;
Classée MH (1984)[13] ; - La Sainte Face, peinture sur cuir rapportée des croisades par Robert de Clari, dans un cadre d'orfèvrerie du XVIIe siècle[14]
Inscrite MH (1983)[15],[Note 2].
Dans la nef :
- Les Évangélistes, tableaux ovales, huiles sur toile Jean, Luc, Marc et Mathieu (XVIIe siècle)[Note 3],
Classé MH (1983)[16] ; - Sainte Colette priant pour la délivrance d'une âme du Purgatoire de Charles Crauk (1859)
Inscrit MH (1983)[17].
Sculptures
modifier- Deux sculptures paléochrétiennes (IIIe siècle): palme et plaque de marbre avec l'inscription Locus Martines,
Classée MH (1984)[18]. - Sainte Bathilde (XIVe siècle)[Note 4],
Classée MH (1905)[19].

- Dalle funéraire de Raoul de Roye et Nicolas Bertin (XVe siècle)[Note 5]
Classée MH (1907)[20]. - Tête de saint Pierre en pierre calcaire (XVIe siècle),
Classée MH (1915)[21]. - Pierre tombale de Paschase Radbert (1655)[Note 6],
Classée MH (1907)[22]. - Statuette de saint Pierre en marbre (XVIIIe siècle),
Classée MH (1907)[23]. - Statuette de saint Paul en marbre (XVIIIe siècle),
Classée MH (1907)[24]. - Bas-relief sainte Colette reçue par les anges dans la gloire du ciel de Louis Duthoit (1856),
Classé MH (1984)[25]. - Statue de sainte Claire[Note 7] de Louis Duthoit (XIXe siècle),
Classée MH (1984)[26]. - Statue en bois décapé d'une Vierge à l'Enfant dite Vierge à la porte (XVe siècle)[Note 8]
Inscrite MH (1983)[27]. - Groupe sculpté : Vierge de Pitié, très mutilé[Note 9] (XVe siècle),
Inscrit MH (1983)[28]. - Statue de saint Eloi en bois polychrome, (XVIe siècle),
Inscrite MH (1983)[29]. - Statue de saint Laurent en bois polychrome, (XVIIIe siècle),
Inscrite MH (1983)[30]. - Statuette du Christ en croix, en bois doré de François Cressent, (XVIIIe siècle),
Inscrite MH (1983)[31]. - Deux statuettes de lions sculptés par François Cressent (XVIIIe siècle)[Note 10],
Inscrite MH (1983)[32] - Trône abbatial avec deux médaillons de saint Pierre et saint Paul (XVIIIe siècle)
Inscrit MH (1983)[33]. - Buste reliquaires de saint Cassius, en bois,(XVIIIe siècle),
Inscrit MH (1983)[34]. - Buste reliquaire de saint Valentin, en bois,(XVIIIe siècle),
Inscrit MH (1983)[35]. - Statue de saint Pierre en bois blanchi (XVIIIe siècle-XIXe siècle),
Inscrite MH (1983) [36]. - Statue de saint Pierre en bois blanchi (XVIIIe siècle-XIXe siècle),
Inscrite MH (1983) [37]. - Statue-reliquaire de sainte Catherine d'Alexandrie, en bois doré (XIXe siècle),
Inscrite MH (1983) [38] - Statue-reliquaire de saint Nicolas, en bois doré, (XIXe siècle),
Inscrite MH (1983)[39]. - Haut-relief : Glorification de la Vierge des Frères Duthoit, en bois peint,
Inscrit MH (1983)[40]. - Statue-reliquaire de saint Roch, en bois doré (XIXe siècle),
Inscrite MH (1983)[41]. - Statue-reliquaire de saint Antoine, en bois doré (XIXe siècle),
Inscrite MH (1983)[42]. - Statue de la Vierge, dite Vierge à la chaise, en bois doré du XIXe siècle,
Inscrite MH (1983)[43]. - Christ en croix de Gabriel-Jules Thomas du XIXe siècle[Note 11]
Inscrit MH (1983)[44]. - Groupe sculpté de Jules Dalou représentant Moïse montrant les Tables de la Loi à Jésus du XIXe siècle[Note 12]
Inscrit MH (1983)[45]. - Moulage en plâtre de la statue de la Vierge à l'Oiseau de l'église Notre-Dame-du-Marthuret de Riom (XVe siècle).
- Sainte Colette, en plâtre, d'Albert Roze.
- Vierge à l'Enfant de Dany Floret (début XXIe siècle).
Maquette
modifier- Une maquette de l'église abbatiale avant sa mutilation a été réalisée par le Corbéen Gérard Maré, en 1951. On peut voir, au 15/1000e, la totalité de l'édifice, tel qu'il devait être au XVIIIe siècle avec le chœur, le transept, la tour-lanterne et sa flèche à la croisée du transept.
Mobilier
modifierLe trône abbatial refait à l'identique, et les stalles du XVIIIe siècle sont de Charles Cressent.
Dans l'entre-deux-guerres, l'abbatiale fut dotée d'un mobilier de style Art déco :
- Maître-autel
- Chaire
- Confessionnal
Les cloches
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La tour nord ou tour Saint-Jean ne renferme aucune cloche. La tour sud ou tour Saint-Pierre est garnies de cinq cloches :
- la plus ancienne, « Marie-Delphine » provenait de l'ancienne abbaye, elle a été refondue en 1839 et 1865 ; elle pèse 2,5 tonnes, pour 1,58 m de diamètre et 115 mm d'épaisseur, elle sonne le do. Elle a été fondue en 1865 par François J. Goussel à Metz ;
- « Marie Anne », pèse 785 kg avec un diamètre 1,03 m et une épaisseur de 78 mm, elle donne le sol ;
- trois cloches ont été fondues en 1925, exposées à l'exposition des arts décoratifs de Paris en 1925, elles y ont obtenu un diplôme d'honneur. L'ingénieur Armand Blanchet en est le concepteur G et L. Bollée fondeurs de cloches à Orléans les réalisèrent ; il s'agit de :
- « Bathilde » qui pèse 1,8 tonne avec un diamètre de 1,32 m et une épaisseur de 101 mm, elle donne le ré ;
- « Colette » pèse 1,28 tonne, son diamètre est de 1,22 m, son épaisseur de 88 mm, elle sonne le mi ; elle a été refondue en 1994 ;
- « Odile » a un poids de 1,03 tonne, un diamètre de 1,15 m, une épaisseur de 82 mm, elle donne le fa[46].
Galerie
modifierAujourd'hui
modifierAujourd'hui, l'abbatiale Saint-Pierre de Corbie est le cœur de la paroisse catholique Sainte-Colette-des-Trois-Vallées.
Les chants des fidèles laïcs du XXIe siècle faisant écho à ceux des moines bénédictins qui se succédèrent, à Corbie, du VIIe au XVIIIe siècle, l'abbatiale Saint-Pierre de Corbie demeure un lieu de rassemblement, de vie, de foi, d'espérance et de charité, ouvert à toutes et à tous.
Pour approfondir
modifierBibliographie
modifier- Pierre Héliot, L'abbaye de Corbie, ses églises et ses bâtiments, Louvain, Bibliothèque de la Revue d'histoire ecclésiastique, 1957, (ISSN 0067-8279).
- Hector Josse, Les Monuments anciens de Corbie, Corbie, Les Amis du Vieux Corbie, (réimpr. 1994).
- Hector Josse, « L'Abbaye de Corbie » (Église Saint-Pierre p. 458 à p. 466) », La Picardie historique et monumentale, Amiens, t. I, 1893-1899, p. 435 à 473 (lire en ligne).
- Philippe Seydoux, Abbaye de la Somme, Paris, Les Nouvelles Editions latines, (BNF 34572163), p. 14-15.
- André Verfaillie (curé-doyen de Corbie), L'Abbatiale Saint-Pierre de Corbie, Heilly, Printex, .
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la religion :
- Ressource relative à l'architecture :
- CRDP-Amiens : abbatiale Saint-Pierre de Corbie
- « Balade historique dans Corbie », sur pagesperso-orange.fr via Internet Archive
- Persée : Dessins des églises de l'abbaye de Corbie dans deux manuscrits du XIIe siècle
- « Abbatiale Saint-Pierre de Corbie », sur Abbatiale de CORBIE
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Les ossements d'Adalhard ayant été sauvegardés à la Révolution furent confiés au collège jésuite de Saint-Acheul à Amiens avant de trouver refuge en Belgique au début du XXe siècle. C'est en 1951, qu'ils furent ramenés dans l'abbatiale de Corbie.
- ↑ Cette œuvre a disparu de l'abbatiale victime d'un vol, en 1970, seul le cadre a été retrouvé. Elle a été, aujourd'hui, remplacé par une copie.
- ↑ Ils proviennent du réfectoire de l'abbaye.
- ↑ Cette statue se trouvait dans la chapelle des Corps-Saints au chevet de l'abbatiale avant sa démolition au XIXe siècle.
- ↑ Cette dalle funéraire fut retrouvée en 1876, sur le côté de l'abbatiale, lors du creusement pour la pose d'une canalisation de gaz.
- ↑ Elle se trouvait initialement dans l'église Saint-Jean l'Evangéliste, disparue à la Révolution. On la retrouva à Blangy-Tronville, près d'Amiens, où elle servait de margelle à une étable.
- ↑ Identifiée comme sainte Colette lors de sa protection MH.
- ↑ Cette sculpture était située au dessus de l'ancienne porte à l'Image des remparts de Corbie.
- ↑ Sculpture en partie détruite par les bombardements de 1918 qui endommagèrent gravement l'abbatiale.
- ↑ Ces sculptures décoraient les anciennes stalles et ont été fixées sur le dossier du trône abbatial actuel
- ↑ Dépôt de l'État au titre des dommages de guerre.
- ↑ Dépôt de l'État au titre des dommages de guerre.
Références
modifier- ↑ Notice no PA00116125, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Louis-François Daire (Père) (repris, corrigé, annoté et publié par Alcius Ledieu), Histoire civile, ecclésiastique et littéraire du doyenné de Fouilloy, Paris, Res Universis, (1re éd. 1910, Abbeville, Lafosse, 1910, 2 vol. in 4°) (ISBN 2 - 87 760 -989 - 8), p. 24-27.
- ↑ Louis-François Daire (Père) (repris, corrigé, annoté et publié par Alcius Ledieu), Histoire civile, ecclésiastique et littéraire du doyenné de Fouilloy, Paris, Res Universis, (1re éd. 1910, Abbeville, Lafosse, 1910, 2 vol. in 4°) (ISBN 2 - 87 760 -989 - 8), p. 25.
- ↑ « Fiche descriptive de L'abbatiale Saint-Pierre de Corbie »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur cartedesressources.cndp.fr (consulté le ).
- ↑ Pierre Héliot, L'abbaye de Corbie, ses églises et ses bâtiments p. 152 à 155
- ↑ Édouard Jumel (Abbé), Monographie de la ville de Corbie, Amiens, Yvert et Tellier, - réédition sous le titre : Corbie, histoire et archéologie, Woignarue, La Vague verte, , p. 105.
- 1 2 Visite guidée organisée par l'Office de tourisme de Corbie.
- ↑ Pierre Héliot, L'Abbaye de Corbie, ses églises et ses bâtiments, Louvain, 1957 p. 122
- ↑ Pierre Héliot, L'Abbaye de Corbie, ses églises et ses bâtiments, Louvain, 1957 p. 124
- ↑ « Fonts baptismaux en Pays de Somme du 10e au 13e siècle », sur richesses-en-somme.com (consulté le ).
- ↑ Notice no PM80000485, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ Notice no PM80002070, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ Notice no PM80000494, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « Les Trésors de l'abbaye royale de Saint-Pierre de Corbie », Bulletin de la Société des Antiquaires de Picardie, Amiens, Société des antiquaires de Picardie, .
- ↑ Notice no PM80002089, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ Notice no PM80002090, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ Notice no PM80002088, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ Notice no PM80000495, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ Notice no PM80000484, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ Notice no PM80000489, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ Notice no PM80000490, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ Notice no PM80000486, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ Notice no PM80000488, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM80000487
- ↑ Notice no PM80000492, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ Notice no PM80000493, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ Notice no PM80002055, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ Notice no PM80002063, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM80002059
- ↑ https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM80002058
- ↑ https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM80002064
- ↑ https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM80002060
- ↑ Notice no PM80002068, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM80002076
- ↑ https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM80002077
- ↑ https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM80002057
- ↑ https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM80002056
- ↑ https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM80002074
- ↑ https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM80002075
- ↑ Notice no PM80002067, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM80002073
- ↑ https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM80002072
- ↑ https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM80002062
- ↑ Notice no PM80002065, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ Notice no PM80002061, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ Alphonse Wamain et R. Douvry, Corbie bien sonné, Corbie, Les Amis du vieux Corbie, .
