Abbaye de Fontdouce
L'abbaye Notre-Dame de Fontdouce est une ancienne abbaye bénédictine fondée en 1111, située à Saint-Bris-des-Bois, en France (Charente-Maritime).
| Abbaye de Fontdouce | ||||
Les jardins de l'abbaye et les deux chapelles superposées. | ||||
| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Culte | Catholicisme | |||
| Type | Abbaye | |||
| Rattachement | Ordre de Saint-Benoît | |||
| Début de la construction | 1111 | |||
| Style dominant | Architecture gothique | |||
| Protection | ||||
| Site web | https://abbaye-fontdouce.com/fr/ | |||
| Géographie | ||||
| Pays | ||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | |||
| Département | Charente-Maritime | |||
| Ville | Saint-Bris-des-Bois | |||
| Coordonnées | 45° 46′ 12″ nord, 0° 27′ 29″ ouest | |||
| Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Géolocalisation sur la carte : France
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Histoire
modifierPremier monastère
modifierL’abbaye de Fontdouce est fondée vers 1111 sur les bords de la « Fontaine douce », par Guillaume de Conchamp, seigneur de Taillebourg.
On peut supposer que les premiers moines vécurent dans des bâtiments en bois. Le plus ancien vestige en élévation reste les chapelles superposées (chapelles haute et basse) datant des années 1120.
Les moines, des bénédictins, suivent des règles d’inspiration cistercienne, caractérisées par un mode de vie très austère.
Apogée de l'abbaye
modifierVers la fin du XIIe siècle, une église abbatiale a été édifiée. D'après une gravure de 1787 et le reste d'un pilier, on peut s'imaginer la taille considérable de celle-ci.
Au début du XIIIe siècle, accolé à l’ouest de la première abbaye romane, un cloître de style gothique est progressivement construit. Autour de celui-ci, on trouvait la salle capitulaire, ouverte directement sur le cloître, un réfectoire alimenté par la Fontdouce, la cuisine et juste au-dessus de la salle capitulaire, le dortoir des moines.
Espace de transition entre le cloître et l'extérieur, le couloir parloir nous dévoile la même richesse architecturale que la salle capitulaire sa contemporaine.
L’abbaye connaît son apogée à partir de cette époque : en plus de ses prieurés (la Grainetière en Vendée et la Tenaille près de Pons), elle possède des terres dans un rayon de 100 km, incluant des salines sur la côte. Ses moines, dont le nombre a dû fortement s’accroître, vivent dans une certaine opulence.
Périodes sombres
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Au XVe siècle, Fontdouce obtient le titre d’abbaye royale entraînant un profond changement de son mode d’administration : l’abbé n’est plus élu par ses pairs au sein de la communauté mais il est nommé par le roi. C’est souvent un grand laïc à qui le roi octroie la commende, c'est-à-dire 80 % des revenus de l’abbaye. Quoi qu’il en soit, cette nomination entraîne peu à peu le déclin de l’abbaye comme centre spirituel et économique.
Puis, les guerres de Religion, au XVIe siècle, accélèrent sa décadence. L’église abbatiale est saccagée : elle ne sera jamais reconstruite.
Les années suivant la Révolution française apportent également leur lot de destructions : plusieurs bâtiments dont le réfectoire disparaissent. Les derniers moines sont chassés en 1793 et l’année suivante le site est vendu comme bien national pour servir de propriété agricole. Le fermier Boutinet qui rachète les lieux construit alors, sur les restes des bâtiments conventuels, une maison style Premier Empire.
Temps modernes
modifierDans les années 1820, Fontdouce entre dans la famille des actuels propriétaires qui, le , fera classer monuments historiques[2] les parties gothiques, salle capitulaire et parloir.
À partir de 1970, les actuels propriétaires entreprennent une série de fouilles destinées à la restauration de l'abbaye de Fontdouce. Ils font progressivement revivre salle capitulaire et le parloir gothique, les deux chapelles romanes superposées et autres vestiges. Cet ensemble de bâtiments témoigne des transformations que le site a subies au fil du temps. Ces travaux de restauration leur vaudront le troisième prix du concours chef-d’œuvre en péril en 1979.[réf. nécessaire]
En 1986, le site est entièrement classé Monument historique[1].
Fouilles archéologiques
modifierFaisant suite au travail commencé dans les années 1970, un chantier de fouilles archéologiques a été réalisé à l’abbaye de Fontdouce durant tout le mois de sous la direction de la DRAC L’équipe de fouille était composée d’archéologues professionnels, de fouilleurs bénévoles, étudiants en Histoire ou en Archéologie, amateurs éclairés et passionnés d’Histoire médiévale.
Une vaste salle des moines de 300 m2 a été mise au jour dans le sous-sol devant le logis du XIXe siècle. Lieu de travail au XIIe siècle, cette salle offre des vestiges comme un escalier en colimaçon, des latrines, une cheminée, un dallage conservé, des arcades, chapiteaux, colonnes… .
À l’intérieur de la salle ainsi dégagée des travaux de recherche archéologique sont poursuivis jusqu'en 2007 afin de procéder à un aménagement intérieur permettant d’utiliser cette salle tant pour les visites que pour la location de salle de réception.
Organisation spatiale
modifierPlan vu du ciel
modifier1. Accueil
2. Salle des moines en sous-sol
3. Jardins
4. Chapelles basse et haute
5. Église abbatiale
6. Cimetière et musée lapidaire
7. Salle capitulaire / Dortoirs à l'étage
8. Couloir-parloir
9. Maison de maître charentaise
10. Cloître
11.Distillerie
12. Cuisine
13. Cellier
14. Préau
15. Gîtes
Les jardins à la française et jardin des simples
modifierL’abbaye comprend des jardins à la française ponctués de point d'eau[1], reconstitués à partir d’une gravure de l’abbaye datant d’avant la Révolution française[réf. nécessaire]. On y trouve aussi des bâtiments monastiques comme la salle capitulaire, le parloir gothiques, les deux chapelles romanes superposées, l’enfermerie ainsi que les ruines de l’abbatiale gothique.
Aujourd'hui
modifierL'abbaye est aujourd'hui ouverte au public d'avril à novembre et propose des visites libres avec support de médiation ou guidées. Elle dispose également d'un gîte, organise des animations type Team Building et prête ses murs pour des productions vidéo.
La programmation événementielle de l'abbaye comprend chaque année un festival de musique jazz ainsi que des expositions dans sa chapelle haute, des pièces de théâtre et des concerts intérieurs et extérieurs ponctués sur toute la saison.
Expositions passées
modifier| Années | Artistes |
|---|---|
| 2017 | Anne Lynch et Dominique Gourdin |
| Claudine Salesse | |
| David Ameil | |
| Étienne Boiteux | |
| Jean-Pierre Tachon et Michel Adam | |
| José Van Lirop | |
| Mireille Lambot | |
| Nadine Salem | |
| Pascaline Marengo | |
| Thierry Nappée et Valérie Decoret | |
| 2018 | Camera Photo Club de Saintonge |
| Artistes Peintres et Sculpteurs du Québec - Mireille Forget | |
| Reynald Talec | |
| Lada V'Dovina et Mounto Renhardt | |
| Babs Gérard | |
| Marylène Moquay | |
| Élisabeth Le Saux | |
| David Ameil | |
| Corinne Rouveyre | |
| Françoise Marsay-Grivet | |
| Olivia Oudart | |
| Pierre-Marie Coiteux | |
| 2019 | Dominique Poisson et l'atelier Marthe Castagneyrolle |
| Alice Angevin, Nathalie Moinet et Marie-Claire Pajeile | |
| Artistes Peintres et Sculpteurs du Québec - Martine Allart-Boquet | |
| Claude Husson | |
| Dominique Marteau et Chantal Turpain | |
| Daniel Mohen | |
| Marie-Laure Bourbon | |
| Jean- Luc Vallegeas et Alain Baudry | |
| Rosie Herzog | |
| 2020 | Catherine Le Moal |
| 2021 | Françoise Bourbillères-Guélin |
| FRAC Poitou-Charentes "GR 2021" | |
| Claudine Salesse | |
| 2022 | Artistes Peintres et Sculpteurs du Québec - Martine Allart-Boquet |
| 2023 | Josette Conca |
| Julien Graizely | |
| 2024 | "Accrochage 1" - Claire Avery, Gabrieli Renato et Jean-Jacques Argueyrolles |
| "Accrochage 2" - Valer Sasu, Sophie Brillouet, Christophe Morin et Belloco | |
| FRAC Poitou-Charentes "Sacré Silence" | |
| 2025 | "Accrochage 3" |
| Marc Lager | |
| 2026 | Marc Lager |
Festival de musique de Fontdouce
modifierDepuis 1995, l'association Guillaume de Conchamp organise un festival d'été sur le site. Ce dernier se déroule chaque année au mois d'août.
Notes et références
modifier- 1 2 3 Notice no PA00105160, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Notice no IA17008883, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture