Abbaye de Forest

ancienne abbaye à Forest, Bruxelles, Belgique

L'abbaye de Forest (en néerlandais : Abdij van Vorst) était un établissement monastique fondé dans les années 1100, dans la commune de Forest en Région de Bruxelles-Capitale en Belgique. D'abord prieuré sous l'autorité de l'abbaye bénédictine d'Affligem, elle devient abbaye en 1239. L'abbaye se peuple principalement des femmes de l'aristocratie et de la haute bourgeoisie et possède des terres étendues au Brabant, en Flandre et en Zélande. Ensemble avec la collégiale Saints-Michel-et-Gudule, l'abbaye de la Cambre, le Rouge-Cloître et l'abbaye de Dieleghem, l'abbaye fait partie des grands propriétaires terriens ecclésiastiques de la région bruxelloise. Détruite et reconstruite à plusieurs reprises, elle est définitivement fermée en 1797. Il en reste aujourd'hui un ensemble classé des bâtiments du XVIIIe siècle qui hébergent un centre culturel.

Ancienne abbaye de Forest
L'ancien « bâtiment des hôtes » de l'abbaye, derrière lequel on voit le clocher de l'église Saint-Denis.
L'ancien « bâtiment des hôtes » de l'abbaye, derrière lequel on voit le clocher de l'église Saint-Denis.
Existence et aspect du monastère
Existence La communauté a été dissoute
État de conservation L'abbatiale et le cloître ont été démolis pour du matériel de construction
Autre(s) affectation(s) Ce qui a été conservé est devenu un centre culturel actif
Identité ecclésiale
Culte Culte catholique
Province ecclésiastique Province ecclésiastique de Malines-Bruxelles
Diocèse Archidiocèse de Malines-Bruxelles
Type Prieuré de moniales nobles à partir de 1105, puis abbaye de moniales nobles à partir de 1239
Présentation monastique
Fondateur Abbé d'Affligem
Origine de la communauté Sur un terrain offert par Gislebert d'Alost est fondée une communauté de moniales constituée des sœurs et épouses de nobles de la région partis en croisade
Ordre Ordre de Saint-Benoît
Historique
Date(s) de la fondation Années 1100
Personnes évoquées Charles-Alexandre de Lorraine
Fermeture 1796
Architecture
Architecte L'abbaye est reconstruite selon les plans de Laurent-Benoît Dewez.
Dates de la construction La construction initiale date de 1105.
Éléments reconstruits Une grande abbatiale est construite aux XIVe et XVe siècles. La reconstruction de l'abbaye commence en 1764.
Styles rencontrés L'abbaye est reconstruite suivant un style néo-classique, l'abbatiale gothique et l'enclos monastique sont inchangés.
Protection 1994 (monument historique)
Localisation
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région de Bruxelles-Capitale Région de Bruxelles-Capitale
Commune Forest
Coordonnées 50° 48′ 38″ nord, 4° 19′ 00″ est
Géolocalisation sur la carte : Bruxelles
(Voir situation sur carte : Bruxelles)
Ancienne abbaye de Forest
Géolocalisation sur la carte : Belgique
(Voir situation sur carte : Belgique)
Ancienne abbaye de Forest
Géolocalisation sur la carte : Europe
(Voir situation sur carte : Europe)
Ancienne abbaye de Forest
Bénédictines nobles de Forest.

Historique

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Prieuré de moniales bénédictines

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Les origines de l'abbaye de Forest se situent à Meerhem, un lieu-dit de Lede, en Flandre Orientale. Quand, en 1096, le chevalier Gislebert d'Alost, frère de Baudouin II de Gand, part en croisade, il donne à l'abbaye bénédictine d’Affligem des alleux situés à Alost, Essegem (un hameau de Hofstade) et Lede, terres qu'il avait achetées en 1088 à l’abbaye d'Hasnon, pour l'installation d'un monastère de femmes, prêt à accueillir sa mère Ode et sa sœur Lutgarde. C'est donc à Meerhem que l'abbé Fulgence d'Affligem (nl) installe d'abord le nouveau prieuré de moniales[1],[2].

L'évêque Odon de Cambrai fait don de l’église paroissiale de Forest à l’abbaye d’Affligem en 1105, et de 1110 date la première mention attestant explicitement l’installation des moniales dans cette église. C'est donc entre ces deux dates que Fulgence, avec le soutien du duc Godefroid Ier de Louvain, y transfère le prieuré de Meerhem, sur des terres données par Francon 1er, châtelain de Bruxelles. S'y ajoutent rapidement plusieurs dons des serfs et des terres peu étendues, par des paroissiens de l’église ou les moniales qui s’y établissent, puis des dons venant de la famille de Francon 1er pour agrandir l'assise initiale[3].

À la fondation, les règles de vie prescrites aux moniales sont sévères, le contact avec le monde extérieur limité au strict minimum. C'est l'abbé d'Affligem qui en choisit la supérieure. Dès le départ, une poignée de moines d'Affligem sont installés à côté du prieuré pour s'occuper des affaires spirituelles et économiques. Et c'est l'un d'eux qui garde les clefs de l'établissement[4]. En 1205, ils sont au nombre de cinq : un prévôt, un prieur et trois moines[5]. L'interdit de contact s'accommode mal avec le fait que les nonnes sont venues s’installer dans une église paroissiale existante. À l'époque, l’église porte une double titulature : saint Denis, patron de la paroisse, et sainte Marie, patronne de la communauté de moniales. Sous l'épiscopat de l'évêque de Cambrai Nicolas de Chièvres une nouvelle église est construite, entre 1122 et 1150, pour la paroisse. Dédiée à saint Denis, elle est accolée à la chapelle Sainte-Alène. La présence de la chapelle Sainte-Alène au sud de la première église paroissiale empêche une extension du complexe abbatial de ce côté (comme c’est traditionnellement le cas dans les monastères bénédictins occidentaux). L’abbaye s’est donc étendue au nord de l’église paroissiale[6],[7].

Il existe de nombreux indices que, déjà à l'époque du prieuré, Forest attire principalement des aristocrates et des dames issues de la haute bourgeoisie — et ce en grand nombre, ce qui apporte des dots considérables. Ainsi, le prieuré amasse des terres étendues[8]. En plus, le prieuré reçoit les dîmes de plus d'une douzaine des paroisses : Forest, Uccle, Burst, Oosterzele, Vollezele, Gammerages, Moerbeke (Grammont), Woluwe-Saint-Pierre, partiellement d'Anderlecht, Dilbeek, Rhode-Saint-Genèse, Schaerbeek, Obbrussel, Borsbeek, Lede, Alost… Six de ces paroisses sont spécialisées dans la production de lin, et le fait que la dîme consiste en dix pourcent de la production fait du prieuré de Forest un acteur majeur sur le marché du lin[9].

La réputation de la future abbaye sera par la suite assurée en raison des miracles opérés par les reliques de sainte Alène, après dispute répartis entre abbaye et paroisse[10]. C'est l'abbé Godescale qui, à la fin du XIIe siècle, participe activement au lancement du culte de sainte Alène, afin d'augmenter les recettes du prieuré[11] ; le , il vient élever les reliques à Forest[12]. La Vita Alenae, seule source sur la vie de la sainte, est un roman hagiographique du XIIIe siècle, copier-coller des plusieurs autres vies de saintes, qui ne contient donc pas d'information sur la vraie Alène, si elle a existé[13]. Un examen scientifique des reliques conservées à Forest comme celles de sainte Alène a donné comme résultat qu'elles proviennent principalement d'une seule personne, âgée d'environ 35 ans à sa mort, de sexe non identifiable, et qu’elles datent avec 95 % de probabilité de la période 780 à 980, et sont donc bien antérieures à la fondation du prieuré de Forest[14].

Des travaux de drainage, de canalisation, l'aménagement des viviers et des moulins permettent une bonne exploitation des terres au bord de la Senne. Dès le XIIIe siècle, l'ensemble des bâtiments conventuels est achevé : salle capitulaire, bibliothèque, réfectoire, infirmerie, sacristie, cellier, hôtellerie[15].

Abbaye de Forest

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On ne connaît pas les raisons du différend entre l'abbaye d'Affligem et le prieuré de Forest qui apparaît pour la première fois en dans les documents qui nous sont parvenus. Mais une communauté de plus de cinquante aristocrates à revenus élevés n'est peut-être pas facile à contenir. En déjà, l'évêque Guy de Cambrai tranche, en détachant Forest d'Affligem : le , Forest est déclaré abbaye directement sous sa curatelle. Quelques jours plus tard, la dernière prieure, Pétronille, fille de Siger II, châtelain de Gand, est élue première abbesse par ses sœurs[16],[17].

La ferme Tasseniers à Gammerages.

Le , l'abbesse se fait confirmer par le Saint-Siège les possessions qui lui paraissent les plus importantes. Il s'agit de treize grosses fermes en plus du Veehof, adjacent à l'abbaye : Waterloo, Fond'Roy à Uccle, Splotsberg/Slotsenberg à Forest, Linthout (nl) à Schaerbeek, Elishout dans le hameau Aa d'Anderlecht, Obbrussel à Saint-Gilles, Hof ten Berg à Woluwe-Saint-Lambert, Bollebeek (nl) à Mollem, Aalst-op-den-Berg/Ten Berghe à Alost, Meerhem à Lede, Tasseniers (nl) à Gammerages, Reepingen (nl) à Vollezele et Zaamslag dans les polders de Zélande[18],[19]. On peut encore y ajouter des fermes secondaires à Evere, Zaventem et Dilbeek, ainsi qu'une multitude des petites possessions[19].

Au XIVe siècle, une grande église abbatiale de 70 mètres de long remplace l'ancienne église Saint-Denis[15]. Elle est terminée en 1447[20].

À l'intérieur du mur d’enceinte de la propriété se trouvent d’autres constructions qui assurent l'autarcie de la communauté : boulangerie, écurie, moulin, ferme et granges, brasserie, etc. Tout un monde de domestiques, hommes et femmes, y travaillent. Des œuvres de charité  nourriture aux indigents et soins de santé  sont également organisées à l'abbaye.

Les baux que l'abbaye conclut avec ses métayers au XVe siècle montrent une grande diversité des clauses et des payements prévus. L'abbaye se base sur un examen très approfondi de la situation de chaque ferme : cas par cas, l'abbaye vise non seulement l'acheminement vers Forest de ressources judicieusement choisies, mais aussi et surtout tend à orienter très étroitement le travail des fermiers et leurs investissements. Ceux à proximité doivent livrer des vivres en nature, des travaux de corvée et accueillir le bétail de l'abbaye. Ceux de Flandre-Orientale, très éloignés, payent un loyer principalement en argent[21].

Siècles de tourmentes

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Vue de l'abbaye en 1659, qui montre l'église abbatiale (aujourd'hui disparue), la plus petite église paroissiale (toujours debout) avec la chapelle de la sainte Alène attachée.
Vue de l'abbaye vers 1730, qui montre quelques bâtiments en plus.

À partir du XIVe siècle, l'abbaye de Forest possède un refuge à l'intérieur de la seconde enceinte de Bruxelles, rue de l'Escalier, agrandi, au XVe siècle vers la rue d'Or et au XVIe siècle en bas de la Steenpoort (nl). Les îlots concernés cèdent la place à la jonction Nord-Midi au XXe siècle[22].

Vers la fin du XVe siècle, les troubles commencent. En 1489-1490, le monastère est mis à mal lors du conflit armé qui oppose Charles VIII, roi de France, et Maximilien d’Autriche. Des misères s’ensuivent : épidémie de peste et famine[23]. À cette époque l'abbaye compte 26 moniales[24]. L'évêque intervient dans les affaires de l'abbaye, en installant une abbesse venue de l'extérieur, Marguerite de Liedekerke, auparavant moniale à Ghislenghien, avec comme tâche la réorganisation de l'abbaye de Forest — ce qu'elle réussit à faire sur tous les fronts, juridiques, spirituels et économiques[25].

Plus graves encore sont les guerres de Religion du siècle suivant. En 1566, les moniales doivent se réfugier à Bruxelles. Leur abbaye est incendiée le [26] et elles sont même forcées de quitter leur refuge en ville[27]. L'abbesse Adrienne de Petit-Cambrai entreprend, à partir de 1587, de reconstruire l'abbaye[28]. Le retour définitif des moniales se fait en 1602[26].

Une centaine d’années plus tard, de 1684 à 1689, les conflits avec la France, sous le règne de Louis XIV, occasionnent de nouvelles destructions et un appauvrissement général de la région[29].

Lorsque Jeanne de Brabant, vers la fin du XIVe siècle ajoute Forest à la cuve de Bruxelles, la ville de Bruxelles entre en conflit avec l'abbaye sur la juridiction sur ses terres. Le conseil souverain de Brabant tranche, vers la fin du XVIIe siècle : la juridiction inférieure à l'abbaye, la haute juridiction à la ville[30].

Reconstruction de l'abbaye

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Projet de Dewez de 1765.

En 1764, un incendie accidentel détruit à nouveau une partie des bâtiments. C’est l’occasion pour l’abbesse de l’époque, Marie-Joséphe de Bousies de Rouveroy, de mettre en chantier les plans d’une toute nouvelle abbaye, comme beaucoup d’autres le font, d’ailleurs, durant ce siècle de renouveau. L’architecte choisi est Laurent-Benoît Dewez, un spécialiste des grands ensembles architecturaux. Le projet mis en chantier en 1764  dans le style néo-classique en faveur à l’époque  est remarquable, mais cependant, tout ne sera pas achevé. C'est Charles-Alexandre de Lorraine qui précisément en pose la première pierre le [31],[32].

À partir de 1770, Dewez passe la main à un successeur et disciple, Jean-François Wincqz[33]. Finalement, l’église abbatiale gothique et l’enclos monastique ne sont pas modifiés. Seuls le bâtiment des hôtes avec sa cour d’honneur et le portail d’entrée avec ses dépendances en semi circonférence, sont réalisés.

Politique de Joseph II

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L'abbaye de Foret sur la carte de Ferraris du XVIIIe siècle.

L’abbaye échappe aux mesures de Joseph II, en 1780, lequel, pour assainir les finances publiques et diminuer le poids de la dîme, fit supprimer dans tout l'empire les couvents dits « inutiles » ; en effet, l'abbaye était engagée dans l’enseignement des jeunes filles.

En 1787 restent à l'abbaye encore 17 moniales, 20 converses, un confesseur, trois chapelains, un organiste et un sacristain, un chirurgien pour l'infirmerie, deux demoiselles séculaires pour donner l'enseignement aux pensionnaires au nombre de 34[34].

À la fin de l'ancien régime, l'abbaye possède 75 % du territoire de la future commune de Forest ; cette union économique, juridique et religieuse est unique en région bruxelloise[35].

Révolution française

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Sous le régime français, à partir de 1792, l'abbaye est d'abord plusieurs fois mise aux contributions de guerre[36]. La seconde occupation française en vue, les religieuses de Forest se réfugient, le , à l'abbaye de Sainte-Cécile de Cologne, en Allemagne, emportant les biens les plus précieux, les reliques et la châsse de sainte Alène. Elles rentrent au mois de à Forest, mais sans les reliques[37].

La loi du supprime les ordres religieux en Belgique. Le , l'abbaye de Forest dresse une liste des membres de la communauté : 19 moniales et 17 converses. À partir du , en quelques jours, les monastères belges sont évacués[38]. Les Forestoises se réfugient à Würzburg, en Allemagne, où elles restent jusqu'en 1810, année où elles reviennent à Bruxelles. La dernière d'entre elles décède en 1837[29].

En 1796-97 les biens immobiliers de l’abbaye à Bruxelles sont mis en vente, en neuf lots, dont le refuge de l'abbaye entre rue d'Or et rue de l'Escalier, ainsi qu'en le mobilier, les œuvres d'art, etc.[39], suivi par les biens en dehors de Bruxelles en 1797-98, dont les fermes susmentionnées, mais aussi des bois abbatiaux : le Roosendaelbosch, le Schoenlappersbosch, le Cruybosch, les bois de Kersbeek, des Sept Bonniers, etc.[40].

L’ensemble du domaine est acquis en 1797 par un dénommé Jean-Louis Rousseau, entrepreneur de Charleville, qui commence à démonter les bâtiments gothiques pour les vendre comme matériel de construction. Par contre, il garde les réalisations de Dewez (remises, écuries, logements pour le personnel et prieuré), en style classique d’inspiration française, en bon état[33].

Depuis le XIXe siècle

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En 1808, le domaine de l’abbaye est racheté par Philippe Papin, qui en vendra ensuite une grande partie à différents acquéreurs. Les derniers bâtiments sont démolis ou incorporés à des complexes utilisés comme ateliers ou manufactures[33].

Vers 1810, l’abbatiale et le cloître sont complètement démolis. À la place de l’abbatiale, un dénommé Adrien Van Nijvel fait construire une fabrique d’indiennes[33].

Quand le moulin de l’abbaye disparaît avec le voûtement du Geleytsbeek, pendant les années 1880, Papin aménage certaines parties des bâtiments en logements pour ouvriers (prieuré, aile Est, aile Ouest et aile courbe Ouest). Le mur extérieur de l’aile courbe est percé de baies, tandis que des cloisons intérieures sont aménagées[33].

La famille de Decker-Papin reste propriétaire du site jusqu’en 1964[33]. Ce qui reste de l’abbaye, c'est-à-dire les bâtiments des hôtes (dits château et prieuré), portail, cour d’honneur et dépendances, est acquis par la commune de Forest en 1964. Elle en confie la rénovation aux architectes Marcel et Paul Mignot à partir de 1991[40]. Les derniers bâtiments de l'abbaye de Forest et leurs abords sont classés comme monument et site depuis 1994[41].

Ce qui reste de l'ancienne abbaye

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Certaines œuvres d’art sont sauvées : un polyptyque du XVIe siècle (scène de la vie de sainte Aline) et la grande croix romane (XIIe siècle) passent dans l’église voisine de Saint-Denis.

À l'époque de la restauration, les reliques de sainte Alène retrouvent une place d’honneur dans l'église Saint-Denis, devenue paroissiale en 1823. Cette église est en style ogival primaire encore teinté de roman. Outre le tombeau de sainte Alène, de style typiquement roman, elle réunit quantité d'œuvres d'art.

La porte d'entrée de l'abbaye (datée 1765) subsiste, non loin de l'église Saint-Denis de Forest[42]. Le portail se prolonge par des dépendances, disposées en hémicycle, de la même époque. Elles se terminent à gauche, par le château du baron de Decker où se trouvent de nombreux souvenirs de l'abbaye. Le parc Duden appartenait aux moniales. Les stalles abbatiales sont à Sainte-Gudule.

L'ensemble est aujourd'hui un centre culturel actif où sont organisés expositions, séminaires, banquets et réceptions diverses.

Production locale

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La bière « Abbaye de Forest » est une bière triple blonde de haute fermentation titrant 6,5 % de volume d'alcool. Elle est aujourd'hui produite par la brasserie de Silly selon la tradition initiée par les abbesses bénédictines et les brasseurs de l'abbaye.

Notes et références

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  1. Despy-Meyer 1964, p. 191-192.
  2. Despy 1995-1996, p. 3.
  3. Charruadas et De Waha 2018, p. 278.
  4. Despy 1995-1996, p. 10-12.
  5. Despy 1995-1996, p. 20.
  6. Meganck et Claes 2009, p. 55-56.
  7. De Staercke et Pècheur 2016, p. 5-6.
  8. Despy 1995-1996, p. 14-17.
  9. Despy 1995-1996, p. 17.19.
  10. Fransen 2006, p. 96.
  11. Despy 1995-1996, p. 20-21.
  12. Van Lil 1989, p. 350.
  13. Renier Podevijn, « Sainte Alène de Forest (Étude critique de la « vita Alenae ») », Folklore Brabançon, t. XX, nos 115-120, 1940-1948, p. 82-93 (lire en ligne [PDF])
  14. Mark Van Stryodonck et Mathieu Boudin, « Examen isotopique des restes osseux », Bulletin de l’institut royal du patrimoine artistique, t. XXXII, 2006-2008, p. 108-112 (ISSN 0085-1892, lire en ligne [PDF])
  15. 1 2 Dierkens 2006, p. 11.
  16. Despy 1995-1996, p. 41-42.
  17. Despy-Meyer 1964, p. 196.
  18. Despy 1995-1996, p. 23.
  19. 1 2 Billen 1995, p. 493.
  20. Cabuy 1993, p. 43.
  21. Billen 1995, p. 501-503.
  22. Verniers 1949, p. 72.
  23. Meganck et Claes 2009, p. 58-59.
  24. Despy-Meyer 1964, p. 206.
  25. Despy-Meyer 1964, p. 207.
  26. 1 2 Cabuy 1993, p. 33.
  27. Despy-Meyer 1964, p. 209.
  28. Despy-Meyer 1964, p. 209-210.
  29. 1 2 Meganck et Claes 2009, p. 59.
  30. Cabuy 1993, p. 34.
  31. Despy-Meyer 1964, p. 215-216.
  32. Dierkens 2006, p. 12.
  33. 1 2 3 4 5 6 « Site de l'abbaye de Forest », sur Inventaire du patrimoine architectural, MRBC.
  34. Verniers 1949, p. 59-60.
  35. Cabuy 1993, p. 28.
  36. Verniers 1949, p. 131.
  37. Verniers 1949, p. 136-137.
  38. Verniers 1949, p. 138-139.
  39. Verniers 1949, p. 139-141.
  40. 1 2 Meganck et Claes 2009, p. 61.
  41. Meganck et Claes 2009, p. 63.
  42. Meganck et Claes 2009, p. 55-64.

Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • Joseph Delmelle, Abbayes et béguinages de Belgique, Bruxelles, Rossel édition, coll. « Nouveaux guides de Belgique », .
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  • Bart Fransen, « Les reliques dites de Sainte Alène à Forest : Histoire, ostéoligie et datation par radiogramme », Bulletin de l’institut royal du patrimoine artistique, t. XXXII, 2006-2008, p. 95-101 (ISSN 0085-1892, lire en ligne [PDF])
  • Olivia De Staercke et Fabien Pècheur, Fouille préventive autour de l'église Sant-Denis à Forest, Bruxelles, MRBC, , 24 p. (lire en ligne)
  • (nl) Yves Cabuy et al., Vorst, Brussel, coll. « Atlas van de archeologische ondergrond van het gewest Brussel », , 68 + plans
  • (nl) Paul Lindemans, « De pachthoven der Abdij van Vorst, 7. Het Hof te Linhout, onder Schaarbeek », Eigen schoon en De Brabander, t. XIX, no 8, , p. 306-310 (lire en ligne)
  • (nl) Paul Lindemans, « De pachthoven der Abdij van Vorst, de hoven van Vorst te Vollezele (8-10) », Eigen schoon en De Brabander, t. XIX, no 10, , p. 374-388 (lire en ligne)
  • (nl) Paul Lindemans, « De pachthoven der Abdij van Vorst, de verdwenen hoven (11-15) », Eigen schoon en De Brabander, t. XX, no 6, , p. 185-196 (lire en ligne)

Liens externes

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