Abbaye de Göss

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L'abbaye de Göss (en allemand : Stift Göß) est une ancienne abbaye bénédictine située à Leoben en Styrie, Autriche. Elle fut fondée vers l'an 1004 par Adèle (Adala), l’épouse du comte palatin Aribon Ier de Bavière, et son fils le futur archevêque Aribon de Mayence. Jusqu'à sa fermeture sous le règne de l'empereur Joseph II en 1782, c'était le plus vieux monastère au sein du duché de Styrie.

Abbaye de Göss
L'ancienne collégiale de Göss, aujourd'hui église paroissiale.
L'ancienne collégiale de Göss, aujourd'hui église paroissiale.

Ordre Ordre de Saint-Benoît
Fondation vers 1004
Fermeture 1782
Diocèse Graz-Seckau
Fondateur Adèle de Bavière
Aribon de Mayence
Localisation
Pays Drapeau de l'Autriche Autriche
Région historique Styrie
Commune Leoben
Coordonnées 47° 21′ 47″ nord, 15° 05′ 45″ est
Géolocalisation sur la carte : Autriche
(Voir situation sur carte : Autriche)
Abbaye de Göss

Historique

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Adèle (Adala von Bayern, v. 960-1020), issue d'une famille de nobles libres (Edelfreie) provenant de Freising, était la fille du comte palatin Hartwig Ier de Bavière († 985) et de son épouse Wichburg, une fille du duc Eberhard de Bavière. Elle se maria à Aribon Ier, également nommé comte palatin bavarois, qui avait déjà fondé l'abbaye de Seeon en Chiemgau vers l'an 994[1]. Les ancêtres d'Adèle avaient reçu de vastes domaines autour de Göss (nommé Costiza en 904), aujourd'hui le quartier le plus méridional, une localité et une commune cadastrale de la ville de Leoben, dans la marche sur la Mur, l'ultérieure marche de Styrie, qui servirent de base à la fondation du monastère[2].

L'abbaye de Göss, lithographie de Joseph Franz Kaiser (1830).
L'autel de la collégiale.

Le , Adèle et son fils Aribon de Mayence obtinrent la charte pour la fondation du monastère en tant qu'abbaye impériale des mains de l'empereur Henri II. Le couvent fut habité par des religieuses de l'abbaye de Nonnberg (Salzbourg) ; avec la fille d'Adèle, Cunégonde, comme première abbesse. Le monastère de Göss abritait une communauté de chanoinesses issues de la plus haute noblesse (Frauenstift) qui se consacraient à l'éducation des jeunes filles, ainsi qu'aux lettres et aux arts[3].

Suivant les conditions du joséphisme, l'abbaye prétendument « improductive » a été fermée en 1782. L'ensemble des propriétés du couvent fut transféré au Fonds religieux (Religionsfonds) institué par une loi de l'empereur Joseph II[4].

En 1860, à l’exception de l’église, les bâtiments monastiques ont été acquis par Max Kober, maître brasseur à Saybusch (le premier brasseur de l’abbaye était déjà mentionné en 1459). Aujourd'hui, la société Göss (Gösser), qui appartient au groupe Brau Union, est un des principaux brasseurs autrichiens[5].

Aujourd’hui, il est toujours possible de visiter l’ancienne église abbatiale et la chapelle Saint-Michel, qui servait autrefois de chapelle privée au seul évêque que connu le diocèse de Leoben (de), le comte Alexander Franz Joseph von Engel (ou von Wagrain). Il s’agit d’un édifice roman de style flamboyant, orné de peintures murales représentant le Cantique des Cantiques[6].

Notes et références

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  1. ↑ (de) Die Geschichte von Kloster Seeon, Kloster Seeon.
  2. ↑ (de) Die Chronik des Benediktinerinnenstiftes, Austria-Forum.
  3. ↑ (de) Mai 1020: Stift Göss vor tausend Jahren und danach, Günther Jontes, Land Steiermark.
  4. ↑ (de) Religionsfonds, Austria-Forum.
  5. ↑ (de) Unsere historischen Wurzeln, Gösser.
  6. ↑ (de) Ehemaliges Stift Göss - Schauraum, MUSIS – Der Steirische Museumsverband.

Annexes

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Articles liés

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Liens externes

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