Abbaye de Royallieu
L'abbaye de Royallieu est une ancienne abbaye bénédictine située sur le territoire de la commune de Compiègne, dans le département français de l'Oise en région Hauts-de-France.
| Abbaye de Royallieu | ||||
Porterie de l'abbaye. | ||||
| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Culte | Catholique | |||
| Type | abbaye | |||
| Rattachement | Ordre bénédictin | |||
| Fin des travaux | XVIIIe siècle | |||
| Protection | ||||
| Géographie | ||||
| Pays | ||||
| Région | Hauts-de-France | |||
| Département | Oise | |||
| Ville | Compiègne | |||
| Coordonnées | 49° 23′ 55″ nord, 2° 48′ 13″ est | |||
| Géolocalisation sur la carte : Oise
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Géolocalisation sur la carte : France
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Cet édifice fait l'objet d’inscriptions au titre des monuments historiques depuis les et [1].
Historique
modifierUne abbaye de chanoines réguliers
modifierUn prieuré est fondé sous le vocable de Saint-Louis de Royallieu par le roi Philippe le Bel en . Il est confié aux chanoines suivant la règle de saint Augustin. Incendié en 1334, épargné par le siège de Compiègne en 1430, le prieuré décline au cours des siècles qui suivent[2]. Il est rattaché en 1624 à la Congrégation de France ou de Sainte-Geneviève.
Une abbaye de moniales bénédictines
modifierLe , les religieux échangent leur monastère avec celui des bénédictines de Saint-Jean-aux-Bois (Oise). Les religieuses s'installent aussitôt à Royallieu. En 1692, une campagne de restauration de l'église et des bâtiments est entreprise.
En , c'est en revenant d'une visite à l'abbaye que le dauphin Louis contracte la maladie qui précipite sa fin.
Disparition de l'abbaye
modifierEn , la communauté des religieuses est dispersée et l'abbaye transformée en hôpital militaire. Les pierres tombales et quelques meubles de l'abbaye sont alors transférées dans l'église paroissiale de Saint-Germain lès Compiègne, dès 1793.
Prieurs et abbesses
modifierPrieurs augustiniens de Royallieu
modifier1) Jean des Granges[3].
: 1308-1314…
2) Pierre Avenant : …1337-1344…
3) Symon de Senlis, dit Prévost : …1351-1358…
4) Jean II de Condé : …1374…
5) Remigius ou Henricus : …1397…
6) Robert Rasson : …1422-1426…
7) Philippe : …1434-1444…
8) Jean III Le Caron : …1473-1484…
9) Laurent Le Tondeur : …1492…
10) Pierre II Accart : …1502-1503…
11) Robert II Le Maire : …1506-1514…
12) Sébastien Le Nain de Carrière : …1517-1520…
13) Stéphane Carrière : …1528…
14) Arnulf de Ligny : …1547…
15) Charles de Vaudray : …1535…
16) Nicolas de Courtagnon : …1552…
17) Guillaume Gautier : …1560…
18) Jean IV Turlin : …1582…
Prieurs commendataires de Royallieu
modifier1588-1626 19) René I Le Caron (-†1626)
1626-1630 20) Michel Evrard, économe administrateur
1630-1634 21) René II Le Clerc (-†1651), évêque de Glandèves, aujourd'hui Entrevaux (Alpes-de-Haute-Provence)
Abbesses bénédictines de Royallieu
modifier1634-1662 : Gabrielle de l'Aubespine de Châteauneuf (°1586-†1662)[4]
1662-1663 : Anne Magdeleine de Cochefilet de Vaucelas, puis abbesse de la Trinité de Caen (-†1673)
1664-1688 : Marguerite Henriette Gouffier de Roannais (°1626-†1703) puis abbesse d’Origny-Sainte-Benoite
1688-1691 : Marie Madeleine d’Escoubleau de Sourdis (°1631-†1691)
1691-1726 : Elisabeth Louise de la Chaussée d’Eu (°1662-†1726)
1726-1754 : Jeanne Gabrielle de Grimaldy (°1663-†1754)
1754-1794 : Françoise Pâris de Soulanges (°1716-†1800?)
Château de Bayser
modifierÉtienne Balsan sera propriétaire du domaine de Royallieu et du château reconstruit sur les ruines de l'abbaye. Il y accueille Coco Chanel, dont il est l'amant et protecteur.
Galerie
modifierBlason
modifierNotes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- ↑ Notice no PA00114604, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Paul Guynemer, Cartulaire de Royallieu. Soc. Histor. de Compiègne, 1911, (BNF 34127969)
- ↑ Gallia christiana, t. IX, pp. 454-456 (Royallieu)
- ↑ Arthur Bazin, Les Abbesses du Prieuré de Saint-Louis de Royallieu, Poutrel et Levéziel, Compiègne, 1898, (BNF 34127968)