Abbatiale Saint-Chaffre du Monastier-sur-Gazeille

abbatiale au Monastier-sur-Gazeille (Haute-Loire)
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L'abbatiale Saint-Chaffre du Monastier-sur-Gazeille est une abbatiale située à Monastier-sur-Gazeille dans le département de la Haute-Loire.

Abbatiale Saint-Chaffre du Monastier-sur-Gazeille
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Classé MH ()
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L'ancienne église abbatiale est classée au titre des monuments historiques par la liste de 1840[1].

Histoire

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Au VIe siècle, un seigneur gallo-romain nommé Calminius (Calmin)  d'où le nom de Calminiacum (Calminiac ou Calmel) donné à l'origine au Monastier  vint vivre en ermite au lieu-dit « le Villars », selon les principes inspirés par saint Martin de Tours de « rechercher la solitude ». Il se constitua vraisemblablement autour de lui une petite communauté qui a peut-être vécu quelque temps dans des grottes situées au-dessus du bourg actuel. Au VIIe siècle, sous l'influence de saint Eudes, puis de son neveu Théofrède qui devient saint Chaffre, la communauté se tourne vers le monachisme provençal des îles de Lérins en Méditerranée. Le monastère n'adopte la règle bénédictine qu'en 817.

En deux siècles, trois églises sont construites, qui s'effondrent à cause de l'instabilité du terrain, dont la « grande église » de l'abbé Vulfade dont il ne reste que quelques vestiges. L'église actuelle est construite à partir de 1074 sous l'abbé Guillaume III[2]. Les travaux sont continués par Guillaume IV qui fait aussi écrire le cartulaire de l'abbaye, source de bon nombre des connaissances à ce jour. À partir de cette date, le monastère prend une ampleur considérable possédant jusqu'à 235 dépendances à l'ouest et à l'est du Rhône jusqu'en Italie. Au XVe siècle, le chœur de l'église s'effondre et est reconstruit dans le mode gothique par les abbés Vital Hérailh puis François d'Estaing, conseiller du roi Charles VIII. À la fin du XVIe siècle, l'abbaye perd son autonomie par son rattachement à l'abbaye de Cluny. Elle est définitivement fermée en 1787.

Aujourd'hui, l'église abbatiale reste un des plus beaux exemples de l'art roman en Auvergne par sa façade polychrome et sa frise sommitale unique. Les pierres se composent de « triangles de scories noires venus de Lantriac, des blocs de scories rouges du Mézenc et de la Terrasse, une autre sorte de scories foncées dont la légende raconte qu'elles seraient issues des Badioux, du grès venant de Saint-Pierre-Eynac qui a servi à sculpter des colonnes, et de superbes roches à la couleur orange, due à l'oxyde de fer, datant du Jurassique »[3].

Son orgue de 1518, commandé par le frère Lancelot Pascal pour l'abbé Gaspard de Tournon, est l'un des plus vieux d'Europe. Monté comme orgue de chœur, il est transféré quelques décennies plus tard comme orgue de tribune[4]. Son buffet polychrome est classé au titre des Monuments historiques le 6 juin 1971. Il est restauré en 1985-1986 par l'atelier du facteur d'orgues Michel Giroud (Bernin, Isère) et l’ébéniste André Muller[5].

En 1910, une première restauration de la façade a lieu et en 2020 une seconde est prévue[3].

Propriétés et revenus

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Abbayes, prieurés et cures

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Abbayes

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Notes et références

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  1. « Ancienne église abbatiale Saint-Théofrede », notice no PA00092711, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Les architectes qui l'ont construite semblent avoir été envoyés par saint Hugues de Cluny. in: Noël Thiollier, L'architecture religieuse à l'époque romane dans l'ancien diocèse du Puy, Le Puy, impr. de R. Marchessou, 1900, p. 26.
  3. 1 2 « Abbatiale : un géologue pour la restauration », L'Éveil de la Haute-Loire, (lire en ligne)
  4. On peut lire un hexamètre latin peint sur la poutre supérieure de la tribune porte l’hexamètre latin Post obitu[m] benefacta mane[n]t æternaq[ue] virtus (Après la mort les bienfaits restent et le mérite éternel).
  5. Bernard Sanial, « Histoire de l’orgue de l’abbatiale Saint-Théofrède du Monastier », Le Monastier-sur-Gazeille. Bulletin d'informations communales, no 45, , p. 28-29 (lire en ligne)
  6. Archives départementales de l'Hérault, 58 H 43.

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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