Abbaye de La Chaise-Dieu

abbaye située en Haute-Loire, en France
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L'abbaye de La Chaise-Dieu, en Auvergne (La Chasa-Dieu en occitan[1]), est une ancienne abbaye bénédictine, chef de l'ordre casadéen, située sur la commune de La Chaise-Dieu dans le département de la Haute-Loire.

Abbaye Royale de la Chaise-Dieu
Cloître de l'abbaye de La Chaise-Dieu.
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Fondation
Diocèse
Style
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Ange musicien jouant de la flûte - détail du tombeau de Rançon de Montclar.

L'origine du nom est celui en latin Casa Dei (La maison de Dieu)[2] d'où l'adjectif casadéen. L'abbaye bénédictine est réputée pour son architecture gothique, sa riche bibliothèque, son atelier des livres liturgiques, sa danse macabre, sa curieuse Salle de l'écho, sa tenture de chœur composée de douze tapisseries flamandes et son festival de musique fondé en 1966 par Georges Cziffra.

Histoire de l'abbaye

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XIe siècle : Fondation

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Chœur de l'église abbatiale, avec le jubé et le tombeau du pape Clément VI.

L'abbaye bénédictine, qui a donné son nom, dérivé par assonance analogique du latin médiéval Casadei, maison de Dieu à une portion du plateau auvergnat, est fondée en 1043 par Robert de Turlande, un ermite Étienne de Chaliers, et un certain Delmas[3],[mh 1]. Avec ses disciples, venus sans tarder, Robert de Turlande obtient, en 1052, tant la protection du Saint-Siège qu'un diplôme du roi des Francs, Henri Ier, daté du 1052, qui confirme sa promotion en abbaye[mh 2],[dm 1].

Saint Robert de Turlande, le fondateur, est le fils d'un riche chevalier auvergnat, et, avant son installation, il est chanoine-comte de Brioude[mh 2]. Il adopte, pour son propre établissement, la règle de saint Benoît. Et c'est sur le manuscrit de cette règle, copiée de sa main par saint Robert, que ses successeurs prêtent serment[mh 3],[4].

En 1067, à la mort de son fondateur, Robert de Turlande, qui sera canonisé, l'abbaye compte trois cents moines.

Un siècle plus tard, la Congrégation de la Chaise-Dieu comprend dix abbayes et trois cent quarante prieurés[mh 4]. Elle est sur le point de devenir, en Auvergne, l'égale de Cluny. Son second abbé est Durand de Bredon.

Elle bénéficie de donations importantes de grandes familles : les Mercœur de La Voûte-Chilhac, les comtes d'Auvergne de Vodable et les Polignac près du Puy.

Le , le pape Urbain II visite l'abbaye, et procède à la dédicace de l'abbatiale en l'honneur de saint Vital de Bologne et de son maître, saint Agricola, ce que confirme une bulle datée du 1095 à Saint-Gilles[5].

En 1097, Raymond de Saint-Gilles avant de se croiser, vient en pèlerinage à l'abbaye de la Chaise Dieu, et fait don à Pons, abbé de l'abbaye, de ses prieurés et églises dans la ville de Beaucaire. Ce don est confirmé par l'archevêque d'Arles, suffragant et suzerain de Beaucaire[6]. Plusieurs papes passent à La Chaise-Dieu : Calixte II et Innocent II, en 1132, qui doit quitter Rome à la suite d'un schisme.

L'abbaye s'illustre par un atelier de copie pour les livres de liturgie, sans doute inauguré par le fondateur Robert de Turlande. D'abord modeste, copiant la règle de saint Benoît jusqu'à la fin du XIe siècle, cet atelier croit[mh 5].

Établissements hospitaliers

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L'origine de la maison d'accueil, près de l'abbaye, reste floue. Le document le plus ancien présente qu'en 1271, existe une hôtellerie sous la direction de frère Geoffroy. Mais on ne sait s'il s'agit d'un accueil pour les pauvres ou d'une maison d'hôtes. Ce qui est certain est la fondation d'un hôpital pour les pauvres, le , par un certain Astorg Olieu, selon le manuscrit de 1399 conservé à la Bibliothèque du patrimoine de Clermont Auvergne Métropole[7], abbé du monastère de Montauban et du prieuré de Trizac. Un autre hospice est fondé avant 1570 dans le bourg. En 1670, un hôpital fonctionne près de l'abbaye, dirigé par un bourgeois. Le monastère a donné naissance à ces établissements[8].

XIVe siècle : reconstruction par le pape Clément VII

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La véritable croissance commence au XIVe siècle[mh 4]. En , Pierre Rogier, un des moines de la Chaise-Dieu, devient pape à Avignon sous le nom de Clément VI[mh 4]. C'est lui qui finance la démolition de l'ancienne église romane et la construction de la nouvelle abbatiale dans laquelle il se fera inhumer[mh 6]. Il fait appel aux trois plus grands architectes de l'époque : Hugues Morel[mh 7], Pierre de Cébazat et Pierre Falciat. L'abbatiale est achevée en 1378, sous le pontificat de son neveu Grégoire XI[mh 7],[9].

Alors qu'elle ne compte que 300 moines jusqu'au XIIIe siècle, l’abbaye augmente le nombre de ses filiales jusqu'à une centaine au XVe siècle[2].

Une fois élu, l'abbé a besoin de la bénédiction de l'évêque diocésain, puis de la confirmation du pape. Il lui faut prêter serment de fidélité à Rome dans un délai de quelques mois[2]. Les privilèges pontificaux s'accompagnent d'obligations, dont une redevance annuelle importante[2].

L'abbaye de la Chaise-Dieu est la deuxième, après celle de Cluny, dans l'ordre des Bénédictins.

Neuf monastères lui sont directement reliés : l'abbaye Saint-Michel de Gaillac, Saint-Théodard de Montauban, Saint-Pierre de Brantôme, Notre-Dame de Faverney, Notre-Dame de la Vallée de Dieu[10], Saint-Pierre de Frassinoro, Saint-Marin de Pavie, Saint-Sixte de Plaisance et Saint-André de Borzonasca.

Quatre monastères féminins s'y rattachent dont l'abbaye Saint-André de Lavaudieu, à Saint-Genès-les-Monges, fondée à la fin du XIe siècle.

De plus, 340 prieurés y sont intégrés. Sous la juridiction immédiate du prieuré de Port-Dieu (Corrèze), l’abbaye a sous sa dépendance les prieurés de : Saint-Julien-la-Geneste, près de Saint-Gervais-d'Auvergne; Saint-Blaise de Talverat, près d'Issoire ; Saint-Robert d'Issac, près de Montluçon (Allier); Sainte-Magdeleine de Lieu-Dieu, Saint-Saturnin (Puy-de-Dôme) ; Pontgibaud (Puy-de-Dôme)[11], et à Saint-Julien-la-Geneste et à Saint-Rémi de Rocca en Montferrat.

Le déplacement de l'abbé s'illustre d'une escorte distinguée et importante car il n'est autre que le seigneur de la région casadéenne[2],[12].

XVIe siècle : abbés commendataires et guerres de religion

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À la suite du concordat de Bologne conclu le , la Chaise-Dieu perd, comme les autres monastères de France, le droit à l'élection de son propre abbé. Dorénavant, l'abbé commendataire est choisi par le roi de France. On compte parmi eux des personnages illustres, mais sans fonction réelle : le cardinal Adrien Gouffier de Boissy, un Angoulême, deux Valois, les cardinaux Richelieu et Mazarin[2], un Mancini, un La Rochefoucauld, deux Rohan-Soubise et un Rohan-Guéméné.

Autel tridentin de La Chaise-Dieu.

Les troupes calvinistes, qui pillent et rançonnent les abbayes d'Auvergne et du Rouergue, s'emparent de la Chaise-Dieu le [mh 8], avant de s'attaquer à celles de Vabres en 1568 et d'Aurillac en 1569.

XVIIe siècle : congrégation de Saint-Maur

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Le cardinal de Richelieu, devenu abbé commendataire de la Chaise-Dieu en 1629, décide en 1640 de rattacher les monastères de la Chaise-Dieu à la congrégation de Saint-Maur, qu'il a nouvellement créée en 1618[dm 2] avec la réforme liturgique et le bréviaire de Saint-Maur, approuvés par le pape Paul V, et le missel romain tridentin de Pie V[mh 9]. Mais les Mauristes ne sont pas capables de remplacer la variété de la liturgie casadéenne, riche de cinq siècles . En 1765, est finalement imprimé un nouvel office de saint Robert de Turlande[mh 9].

Chaque , le chapitre général de la Saint-Robert de Turlande réunit les moines de l'abbaye-mère, les abbés et les prieurs des maisons filiales, pour administrer l'ensemble.

XVIIIe siècle : reconstruction

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Un incendie, en 1695, détruit la plupart des bâtiments conventuels, qui sont reconstruits aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Condamné par le concile d'Embrun, l'évêque janséniste de Senez, Jean Soanen, est exilé à l'abbaye de la Chaise-Dieu de 1727 à sa mort en 1740.

En 1786, Louis René Édouard de Rohan (1734-1803), |cardinal de Rohan, mêlé à l'affaire du collier de la reine Marie-Antoinette, y est exilé trois mois et demi[dm 2],[13].

Révolution française : 1790 fin de l'abbaye

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La Révolution française, par le décret du de l'Assemblée nationale constituante, dissoud les ordres réguliers. L'abbaye de La Chaise-Dieu, qui compte encore une quarantaine de moines et sa bibliothèque riche de 5 853 livres imprimés, sans compter les manuscrits, se retrouve vide[mh 10].

Époque contemporaine

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L'abbaye, qui se trouve au cœur du Livradois et de l'archiprêtré du même nom, fait partie du diocèse de Clermont jusqu'au rétablissement du diocèse du Puy-en-Velay en 1823[14].

Depuis 1975, une vie religieuse, non monacale, a repris à La Chaise-Dieu grâce à la Communauté Saint Jean dans un apostolat de proximité.

Depuis 2001, le Réseau Européen des Sites Casadéens, association loi de 1901, renoue les liens entre les anciennes dépendances de l'abbaye de La Chaise-Dieu. Elle fait la promotion des sites casadéens et encourage les échanges éducatifs, scientifiques et artistiques entre eux[15].

L'abbaye est multiplement protégée comme monument historique par les arrêtés des (inscription), et (classement)[16].

Architecture

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L’abbaye au XVIIe siècle, planche gravée du Monasticon Gallicanum.

Église abbatiale

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L'église abbatiale Saint-Robert a été construite de 1344 à 1352[17] dans le style gothique, par la volonté du pape Clément VI pour y abriter son tombeau.

L'abbatiale remplace l'ancien édifice roman au pied duquel avait été enseveli saint Robert de Turlande, fondateur de l'abbaye.

Plus grande, plus vaste, la nouvelle abbatiale appartient à la période du gothique rayonnant, dont elle incarne une version marquée par une grande austérité. Elle est souvent considérée comme une œuvre du gothique méridional, même si son importance dépasse en réalité largement ce cadre régional.

Elle est décorée d'une des rares danses macabres subsistant en France, fresque datant de 1470[18].

En 1562, elle subit d'importants dégâts lors du passage de huguenots révoltés[19]. Au XVIIe siècle, l'abbé Hyacinthe Serroni y fit construire un orgue, qui fut amélioré au début du XVIIIe siècle[20].

L'ensemble a été restauré par Michel Garnier de 1990 à 1995[21]. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1840[22].

Elle est une des rares églises françaises de la région à abriter un jubé.

Cloître

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Le cloître gothique (de type languedocien) fut édifié à la fin du XIVe siècle. Il ne reste que deux galeries; l'une est surmontée d'un étage qui servait de bibliothèque.

Moines et hôtes illustres

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Gisant du pape Clément VI dans l'abbatiale de la Chaise-Dieu
Gisant du pape Clément VI.

Héraldique

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Blason Blasonnement :
Les armoiries de l'abbaye sont différentes de celle de la ville : elles associent les armoiries de Clément VI, et celle des rois de France.

Coutumes

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De vastes coutumes du monastère de la Chaise-Dieu fut d'abord éditées entre 1377 et 1420, sous le nom de rotulus. Puis en 1502, à la base de celui-ci, le Liber consuetudinum, dit Domino, fut copié. Ce document, important pour l'étude de la tradition bénédictine, était en 1824 possédé par Dominique Branche, inspecteur des Monuments historiques de la Haute-Loire et ami de Prosper Mérimée. Or, depuis cela, celui-ci reste non accessible aux chercheurs[mh 12].

Terriers, propriétés, revenus, dépendances

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Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie et sources

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Références bibliographiques

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  1. p. 62, note n° 1
  2. 1 2 p. 62
  3. p. 65 et sa note n° 1 et 2
  4. 1 2 3 p. 63
  5. p. 65
  6. p. 64, note n° 1
  7. 1 2 p. 64
  8. p. 67
  9. 1 2 p. 94
  10. p. 95
  11. p. 63, note n° 2
  12. p. 92-94
  • David Morel, Abbatiale Saint-Robert, La Chaise-Dieu, Hadès - Bureau d'investigations et archéologiques, tome I, 2016 [lire en ligne]
  1. p. 48
  2. 1 2 p. 52

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Jean Roux, De la renaissance d'une langue occitane littéraire en Auvergne au début du XXe siècle, perspectives et avenir (Thèse en études occitanes sous la direction d'Hervé Lieutard), Montpellier, Université Paul-Valéry, soutenue en 2020 (lire en ligne), p. 471.
  2. 1 2 3 4 5 6 Encyclopedia Universalis, Dictionnaire de l'Histoire du christianisme, p. 4 - 8, 2015
  3. Ulysse Rouchon, La Chaise-Dieu, Régis Marchessou, , p. 10.
  4. Bibliothèque nationale de France sur le manuscrit latin 5247, exemple du XIVe siècle
  5. René Crozet, « Le voyage d'Urbain II en France (1095 - 1096) et son importance du point de vue archéologique », Annales du Midi, t. 49, no 193, , p. 43-44 (DOI 10.3406/anami.1937.5357, lire en ligne, consulté le )
  6. Dom Claude Devic et Dom Joseph Vaissète, Histoire générale de Languedoc, première moitié du xviiie siècle
  7. « Acte de fondation de l'hôpital de La Chaise-Dieu, par frère Astorg Olim, abbé du monastère de Montauban et prieur de Trizac, le 1er juillet 1312 », sur Overnia, 1301-1400 (consulté le )
  8. Pierre Cubizolles, Le diocèse du Puy-en-Velay des origines à nos jours, éditions Créer, (lire en ligne), p. 157
  9. Jacques Bellut, « Grégoire XI : dans l’ombre de son oncle », Bulletin historique de la Société académique du Puy-en-Velay et de la Haute-Loire, Le Puy-en-Velay, t. C,
  10. Ministère de la culture
  11. Notice Bnf
  12. Site officiel de l'abbaye
  13. Aimé Brunereau, « Le cardinal de Rohan; son exil à La Chaise-Dieu », Almanach de Brioude, Brioude,
  14. Rétablissement en 1823 : Site France Archives, Série V - Cultes (1800 - 1940)
  15. Réseau Européen des Sites Casadéens / Qui sommes-nous ?
  16. Notice no PA00092633, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « L'église abbatiale - abbaye-chaise-dieu.com », sur abbaye-chaise-dieu.com (consulté le )
  18. Aimé Brunereau, « danse macabre de la Chaise Dieu (peinture des piliers) », Almanach de Brioude, Brioude,
  19. « La Chaise-Dieu - L'abbatiale et sa Danse macabre », sur herodote.net (consulté le )
  20. « L'orgue - abbaye-chaise-dieu.com », sur abbaye-chaise-dieu.com (consulté le )
  21. « L’orgue de la Chaise-Dieu fête ses 20 ans », sur lamontagne.fr (consulté le )
  22. « Église abbatiale Saint-Robert », notice no PA00092635, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Plus d'une trentaine de bornes parsèment les bois. Elles représentent le bâton en T de saint Robert où la crosse abbatiale, les paysans appellent pierre du beurre celles aux armes de Richelieu.
  24. « Monsieur Jacques de Seauve, qui publie sur ce sujet une très intéressante étude dans l'Almanach de Brioude de 1935 en a compté une trentaine dans le bois de Lamandy et le long du ravin de la Belette » in Jean Clara, Les Bornes sculptées de l’abbaye de La Chaise-Dieu : in Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire, Saint-Étienne, (lire en ligne)
  25. Depuis l'Ordonnance de 1669 de Colbert, les Eaux et Forêts administrent les bois de l'abbaye bénédictine de La Chaise-Dieu. Inlassablement les forêts de Livradois sont donc visitées, "réformées", bornées. Malgré quelques manquements individuels, les grands-maîtres et les officiers de la Maîtrise d'Ambert se battent de concert avec les moines contre les droits et vols des riverains, et la rapacité des abbés cardinaux de Rohan.
  26. Critique de l'ouvrage de Christian de Seauve par la revue ENGREF, publication de l'École nationale du génie rural, des eaux et des forêts, Nancy, en 2003 : « L’auteur, Christian de Seauve, s’intéresse de longue date au patrimoine et au passé du Velay. L’Abbaye de la Chaise-Dieu est située au nord de ce pays du Massif central au particularisme marqué. Durant des siècles, l’Abbaye eut une puissance et une influence considérables et, à la fin de l’Ancien Régime, elle “possédait” un patrimoine forestier de près de 1 000 ha, divisé en une quinzaine de massifs. » (…) revue ENGREF, Nancy, 2003.
  27. À partir du manuscrit du chanoine Girard (1860-1946), est décrit le devenir du patrimoine immobilier de l’abbaye de La Chaise-Dieu à la suite de la vente des biens nationaux. Le cadastre de l’époque les situe dans le bourg. Les usages de ces immeubles varient au fil du temps jusqu’à leur rachat, leur restauration et leur réinsertion dans l'ensemble abbatial.