Abdelfattah Hamadache

Ahmidache Ziraoui, dit Abdelfattah Hamadache Ziraoui El Djazaïri, est un militant islamiste salafiste algérien. Ancien membre du Front islamique du salut (FIS), il fonde en 2013 le parti du Front de la Sahwa islamique, non reconnu par les autorités algériennes.

Abdelfattah Hamadache
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Biographie

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Son vrai nom est Ahmidache Ziraoui mais il se fait appeler Abdelfattah Hamadache Ziraoui El Djazaïri. Il est né à Alger où il vit toujours. Cet ancien membre du Front islamique du salut (FIS) a été proche du Groupe islamique armé (GIA) et a été détenu dans la prison de Berrouaghia lors de la guerre civile algérienne (1992-2002)[1].

Il fonde en 2013 le parti du Front de la Sahwa islamique ou Front de l'éveil islamique, mouvement salafiste algérien, non reconnu par les autorités algériennes[1],[2].

Quand Nouria Benghabrit devient ministre de l’éducation, il la considère comme hostile à l’islam et à la langue arabe. Il initie à son encontre une campagne de critiques en la qualifiant de membre du « parti de la France » et d’hostile à la langue arabe[2].

Il émet, en 2014, une fatwa contre l'écrivain Kamel Daoud appelant à son exécution pour apostasie après que ce dernier a critiqué le rapport des musulmans à leur religion sur le plateau d’une chaîne de télévision française[2],[3]. Il réitère ses menaces de mort sur Ennahar TV[4]. Il sera alors condamné à six mois de prison dont trois fermes[2],[3]. Cependant, cette condamnation sera annulée en par la cour d'appel d'Oran pour « incompétence territoriale »[5].

Alors que Mohamed Aïssa, ministre algérien des Affaires religieuses et des Wakfs, annonce en 2014 la réouverture à terme des synagogues, Abdelfatah Hamadache exige de fermer l'ensemble des églises et des synagogues sur le territoire algérien. De plus, il demande quand c'est possible, qu'elles soient transformées en mosquées. Il considère que c'est une réaction nécessaire à l'islamophobie qui, selon lui, envahit l'Europe. Il indique de plus que c'est un « coup qui fait mal au cœur des Algériens car c’est un appel officiel aux Juifs et aux chrétiens pour diffuser leur croyance et faire du prosélytisme de manière réglementaire et légale »[6],[7].

Notes et références

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  1. 1 2 Mohamed Berkani, « Algérie : les imams cathodiques à l'assaut de la société », sur France Info, (consulté le )
  2. 1 2 3 4 Amir Akef, « Un salafiste algérien émet une « fatwa » contre Kamel Daoud », sur Le Monde, (consulté le )
  3. 1 2 « Kamel Daoud gagne son procès contre le prédicateur salafiste Abdelafattah Hamadache », sur Jeune Afrique, (consulté le )
  4. Saïd Aït-Hatrit, « En Algérie, les islamistes radicaux à l’air libre », lemonde.fr, 15 janvier 2015.
  5. Affaire Kamel Daoud-Hamadache: Le tribunal d’Oran se déclare incompétent, Algéria-watch, 9 juin 2016.
  6. « Algérie: Un responsable salafiste exige la fermeture de toutes les églises et synagogues », sur Cath.ch, (consulté le )
  7. « Algérie : Juifs, chrétiens… Comment le pays encadre les religions minoritaires », sur Jeune Afrique, (consulté le )

Articles connexes

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