Abdoul Niang
Abdoul Niang, né en 1989 à Mopti, est un journaliste et chroniqueur malien, connu pour son travail dans la presse écrite et radiophonique, notamment à Radio Dambé et Émergence FM. Il s’est fait remarquer pour sa manière franc‑parler d'aborder des sujets de société et des questions politiques nationales.
| Naissance | |
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| Nationalité |
Malien |
| Activité |
Directeur général de la radio Émergence FM |
| Position |
Responsable de l'information de l'AES TV |
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Biographie
modifierJeunesse et formation
modifierCarrière journalistique
modifierNiang commence sa carrière journalistique en 2013 au Quotidien « Nouvel Horizon » comme stagiaire, où il se distingue par une approche analytique des faits de société. Il collabore ensuite avec l’hebdomadaire « Nouvelle Génération »[1].
Avec l’aggravation de la crise au nord du Mali, il mène des enquêtes sur des sujets sensibles et les commente à la radio, notamment sur Radio Niéta, où il développe une relation professionnelle avec son mentor, Djossé Traoré. Il devient ensuite présentateur de journal en langue bambara[1].
Il poursuit sa carrière à Radio « Sènè Rfm », puis rejoint Radio Dambé. Là, il anime l’émission « Don Kibaru », diffusée en semaine et largement écoutée dans plusieurs régions du Mali (Kayes, Koulikoro, Ségou, Mopti)[1].
Controverses et détentions
modifierEn , Niang est arrêté et placé sous mandat de dépôt par le tribunal de la commune IV de Bamako dans le cadre de l’affaire entourant la disparition du journaliste Birama Touré. Il est inculpé pour « association de malfaiteurs » en lien avec des propos tenus dans des médias locaux. Il recouvre la liberté en après trois mois de détention[2].
Le , il est de nouveau arrêté à Bamako et poursuivi pour « propos mensongers susceptibles de troubler l’ordre public » en vertu de la législation malienne sur la presse, après des commentaires dans une interview sur les suites judiciaires d’un cas de diffamation. Il est libéré sous caution fin octobre et son procès est prévu pour le [3].
Prises de position sur l’excision
modifierEn août 2026, dans le contexte d'une polémique nationale autour des mutilations génitales féminines au Mali, Abdoul Niang prend publiquement position en faveur du maintien de l’excision. Il critique également les appels à l’adoption d’une législation spécifique visant à interdire cette pratique et à renforcer la protection des filles contre les mutilations génitales féminines (MGF)[4].
Ces prises de position interviennent alors qu’une campagne favorable à l’excision, notamment diffusée sur les réseaux sociaux sous le slogan « Oui à l’excision », suscite de nombreuses réactions au Mali. Des organisations de défense des droits des femmes, des professionnels de santé et des militants réclament parallèlement l’adoption d’une loi interdisant explicitement les MGF dans le pays.
Style et impact
modifierAbdoul Niang intervient régulièrement sur des questions politiques et sociales dans un registre direct et polémique. Certaines de ses déclarations publiques ont suscité des controverses et ont donné lieu à des procédures judiciaires au Mali.
Depuis l’arrivée au pouvoir des autorités militaires et la création de l’Alliance des États du Sahel (AES), ses prises de position publiques sont largement favorables aux orientations défendues par les autorités maliennes et sahéliennes. Il critique notamment la couverture du Mali et de l’AES par certains médias occidentaux, auxquels il reproche une lecture influencée par des considérations géopolitiques, et conteste l’emploi des qualificatifs de « junte » et de « putschistes » pour désigner les autorités de transition.
Interview et positions médiatiques
modifierEn , Abdoul Niang a accordé une interview à *Maliweb* où il s’est exprimé sur la couverture des événements au Sahel par certains médias occidentaux. Il a affirmé que « les récits dominants des médias occidentaux sont clairement influencés par des logiques géopolitiques » et que cette couverture pouvait exacerber les tensions et le terrorisme dans la région[5].
L’entretien a porté sur plusieurs points principaux :
- La couverture des opérations militaires au Sahel, notamment celles de Moura (2022) et au Burkina Faso (2025), qui ont été présentées de manière biaisée selon Niang[6].
- L’influence des logiques politiques et géopolitiques sur la manière de qualifier les acteurs des conflits dans les médias internationaux[6].
- La nécessité de renforcer les médias nationaux sahéliens pour contrer la désinformation et fournir des informations objectives aux populations[6].
L’interview a également abordé les propositions de Niang pour contrer la désinformation, notamment la création de médias nationaux sahéliens et la responsabilisation des médias internationaux pour une couverture plus éthique et factuelle[6].
Références
modifier- 1 2 3 4 « Portrait d'Abdoul Niang, journaliste à Radio Dambé », sur Maliweb (consulté le )
- ↑ « Affaire Birama Touré : Abdoul Niang placé sous mandat de dépôt », sur Maliweb (consulté le )
- ↑ « Malian journalist Abdoul Niang charged with making false statements », sur Committee to Protect Journalists (consulté le )
- ↑ Abdoul Niang, « Analyse approfondie en français sur la polémique autour de l’excision » [vidéo]
- ↑ « Abdoul Niang sur les récits des médias occidentaux : « Leurs narrations sont clairement influencées par les logiques géopolitiques… » », sur Maliweb, (consulté le )
- 1 2 3 4 « Abdoul Niang sur les récits des médias occidentaux… », sur Maliweb, (consulté le )
