Abdoulaye Oumou Sow
Abdoulaye Oumou Sow est un journaliste, communicateur et militant politique guinéen, connu pour son rôle public au sein du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), une coalition d’opposition citoyenne en Guinée. Il se fait remarquer comme porte‑parole et responsable de la communication du mouvement, particulièrement pendant les périodes de fortes tensions politiques liées à la défense de l’ordre constitutionnel et de la démocratie dans le pays.
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Journaliste, militant, agent de communication |
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Biographie
modifierCarrière journalistique
modifierAbdoulaye Oumou Sow exerce d’abord comme journaliste pour différents médias guinéens, dont notamment le site d’information Guineematin.com. Dans l’exercice de son métier, il couvre des manifestations et des événements politiques sensibles, ce qui l’a mis parfois en situation difficile face aux forces de l’ordre. En février 2015, il est agressé par des gendarmes alors qu’il couvrait une manifestation à Conakry, incident dénoncé par des organisations de défense de la liberté de la presse[1],[2].
Engagement politique et militantisme
modifierAbdoulaye Oumou Sow est surtout connu pour son rôle au sein du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), un mouvement formé en 2019 pour s’opposer à toute tentative de modification de la constitution guinéenne en vue de prolonger le mandat du président Alpha Condé[3]. Il y occupe la fonction de responsable de la communication et assume publiquement la défense des positions du FNDC[4].
Durant les années de mobilisation, il participe à l’organisation et à la médiatisation des actions citoyennes du FNDC contre les changements constitutionnels controversés pour promouvoir le respect des droits civiques et de l’ordre démocratique[5].
Arrestations et pressions politiques
modifierAu fil de son engagement, Oumou Sow fait face à des arrestations et des pressions de la part des autorités. En octobre 2019, il est arrêté simultanément avec plusieurs autres activistes du FNDC en marge de manifestations contre des changements constitutionnels jugés arbitraires[6],[7]. Il est ensuite libéré à l’issue d’un procès par le tribunal de Dixinn, où il appelle à poursuivre la lutte pour la démocratie[8],[9].
Plus récemment, dans le contexte de la transition politique guinéenne depuis le coup d’État de septembre 2021, il dénonce la répression croissante des mouvements d’opposition et doit vivre d’abord dans la clandestinité, puis à l’exil pour échapper à des poursuites judiciaires[10].
Vie en exil
modifierÀ partir de fin 2022, en raison de la persécution politique [11], Abdoulaye Oumou Sow quitte la Guinée pour s’installer en France, où il continue de militer pour la restauration de l’ordre constitutionnel et le respect des droits humains dans son pays[12],[13]. Il évoque les difficultés personnelles liées à cet exil, notamment la séparation d’avec sa famille et la situation de ses camarades restés en Guinée[14].
Dans ses déclarations depuis l’étranger, il appelle à une mobilisation internationale, par des démarches auprès de juridictions françaises et de mécanismes internationaux, pour faire pression en vue de la libération de militants détenus et du respect des droits civiques en Guinée[15].
Références
modifier- ↑ TV5MONDE, « Guinée : portrait de Abdoulaye Oumou Sow, figure de l'opposition. », TV5MONDE, (lire en ligne)
- ↑ admin, « Violence contre un journaliste : la gendarmerie plus puissante que la justice en Guinée ? - Guineematin.com », (consulté le )
- ↑ « Guinée : la junte s'acharne contre le FNDC », sur dw.com (consulté le )
- ↑ « Le Débat BBC Afrique - Africa Radio avec Abdoulaye Oumou Sow », sur BBC News Afrique, (consulté le )
- ↑ Ouest-France avec AFP, « https://www.ouest-france.fr/monde/guinee/guinee-liberation-de-trois-figures-de-la-societe-civile-en-prison-depuis-des-mois-97ad96f4-6fa6-4e11-9ea9-64d1f1c2a33e », Ouest France, (lire en ligne)
- ↑ « Prison ferme pour les meneurs de la contestation en Guinée », sur dw.com (consulté le )
- ↑ « TPI de Dixinn : Abdoulaye Oumou et Sékou Koundouno inculpés et envoyés à la maison centrale », sur Guinéenews©, (consulté le )
- ↑ « Abdoulaye Oumou Sow après sa libération : ‘’le combat continue. Les imposteurs ne doivent pas gagner sur nous les républicains’’ », sur Mediaguinee.com, (consulté le )
- ↑ cirey.balde, « Abdoulaye Oumou Sow du FNDC sort de prison et appelle à la poursuite du combat pour ‘’libérer la République’’ | », sur Vision Guinee, (consulté le )
- ↑ cfeditorfr, « Abdoulaye Oumou Sow du FNDC : « ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui ne méritent plus de nous diriger » », sur guinee Conakry, (consulté le )
- ↑ « En Guinée, le FNDC remobilise la rue contre Mamadi Doumbouya », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
- ↑ Madeleine Kotus, « Contraint à l’exil, Abdoulaye Oumou Sow déclare : « C’est avec philosophie que nous vivons tout ça » », sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport, (consulté le )
- ↑ « Menaces sur l’information - Guinée: sous Mamadi Doumbouya, les principaux médias audiovisuels privés sont fermés et les acteurs menacés », sur RFI, (consulté le )
- ↑ « En Guinée, les membres du FNDC ne se sentent pas en sécurité », sur dw.com (consulté le )
- ↑ Tidjane DIALLO, « Abdoulaye Oumou Sow : “La situation est tragique, et le pays se dirige vers l’abîme” », sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport, (consulté le )