Abdelilah ben Ali el-Hachemi

oncle et régent du roi Fayçal II d'Irak, puis héritier présomptif du Royaume d'Irak
(Redirigé depuis Abdul Illah)

Abdelilah ben Ali el-Hachemi (né le à Taïf et mort le à Bagdad) est prince hachémite et un homme politique irakien. Oncle du jeune roi Fayçal II, il est régent du royaume d'Irak durant la minorité du souverain (1939-1953), puis héritier présomptif de 1943 à sa mort. Menant une politique pro-britannique, il est destitué par Rachid Ali al-Gilani en 1941, puis rétabli grâce à l'aide du Royaume-Uni. Après la fin de sa régence, il conserve une grande influence sur le roi Fayçal et demeure l’inspirateur d’une politique de plus en plus impopulaire, qui aboutit au coup d'État du général Kassem le où il périt assassiné avec le roi.

Abdelilah ben Ali el-Hachemi
(ar) عبد الإله بن علي الهاشمي
Illustration.
Abdelilah ben Ali el-Hachemi (avant 1945), photoportrait par Cecil Beaton.
Fonctions
Régent d'Irak

(11 ans, 11 mois et 1 jour)
Monarque Fayçal II
Premier ministre Jamil al-Midfai
Nouri Saïd
Hamdi al-Pachachi (en)
Tawfiq al-Suwaidi (en)
Arshad al-Umari (en)
Nouri Saïd
Sayyid Salih Jabr (en)
Sayyid Muhammad as-Sadr (en)
Muzahim al-Pachachi (en)
Nouri Saïd
Ali Jawdat al-Aiyubi
Tawfiq al-Suwaidi
Nouri Saïd
Mustafa Mahmud al-Umari (en)
Nureddin Mahmud (en)
Jamil al-Midfai
Prédécesseur Charaf ben Rajeh (en)

(1 an, 11 mois et 28 jours)
Monarque Fayçal II
Premier ministre Nouri Saïd
Rachid Ali al-Gillani
Taha al-Hashimi (en)
Prédécesseur Ghazi (roi)
Successeur Charaf ben Rajeh (en)
Biographie
Dynastie Hachémite
Nom de naissance Abdelilah ben Ali el-Hachemi
Date de naissance
Lieu de naissance Taëf (Hedjaz, Empire ottoman)
Date de décès (à 44 ans)
Lieu de décès Bagdad (Irak)
Nature du décès Exécution sommaire
Père Ali ben Hussein
Mère Nafissa Khanum
Conjoint Melek Khanum
Faiza Khanum
Hiyam Abdullah (en)
Religion Islam sunnite

Image illustrative de l’article Abdelilah ben Ali el-Hachemi

Biographie

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Jeunesse

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Abdelilah est le fils d'Ali ben Hussein (1879-1935), roi du Hedjaz, et de Chérifa Néfissa bint Abdelilah. Il étudie au Victoria College d'Alexandrie (en), dans le royaume d'Égypte. Lors de sa jeunesse, il voyage beaucoup en Europe et dans tout le Moyen-Orient[1].

Sa sœur, Aliya bint Ali, épouse leur cousin le roi Ghazi en janvier 1934. Il est nommé régent en 1939, après la mort brutale de son beau-frère et l'avènement du jeune fils (et unique enfant) de celui-ci, Fayçal II.

L'Irak est alors un royaume jeune : créé en 1921 par les Britanniques qui ont placé à sa tête Fayçal, l'un des fils du chérif Hussein de la Mecque, le pays est une mosaïque de tribus, d'ethnies et de religions différentes, entre lesquelles les tensions sont nombreuses, comme le montre le massacre de Simelé en 1933. Dans son courrier privé, Fayçal Ier déplore ce manque de cohésion qui rend très difficile la fédération de son royaume[2]. Son fils et successeur, Ghazi, à la différence de son père qui estimait du rôle de la monarchie hachémite de devoir équilibrer les forces du territoire, se montre ouvertement favorable à la majorité musulmane et arabe[2].

Le jeune Fayçal II et son oncle le régent Abdelilah dans les années 1940.

Après sa mort le 4 avril 1939, un « accident » dont les Britanniques sont tenus pour responsables par l'opinion publique[2], ces derniers apprécient la nomination d'Abdelilah, âgé de 26 ans, au poste de régent. En effet, malgré l'indépendance théorique du pays depuis 1932, les Britanniques sont encore très présents en Irak. Or, Abdelilah se révèle vite être un bon partenaire pour les Britanniques, l'ambassadeur Maurice Peterson (en) voyant le jeune homme comme sympathique mais peu capable en politique[3].

Seconde Guerre mondiale

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Dévoué aux intérêts du Royaume-Uni, Abdelilah se heurte à l’opposition de l'ancien Premier ministre nationaliste Rachid Ali al-Gillani, qui le chasse du pouvoir par son coup d'État du [4]. Au petit matin, les hommes de Rachid Ali investissent le palais royal pour forcer le régent à signer la nomination de ce dernier à la tête du gouvernement, mais le régent parvient à s'enfuir : déguisé, il se réfugie à l'ambassade des États-Unis, puis est évacué, caché, vers la base militaire de Habbaniya, à l'ouest de la capitale irakienne[5]. Il ne s'agit pas d'une nouveauté dans le royaume, car depuis le coup d'État perpétré en 1936 par le général Bakr Sidqi, quatre autres putschs avaient eu lieu entre 1937 et 1940[6].

Les membres du Carré d'or n'ayant pas réussi à donner à l'évincement du régent une apparence de légalité, ils font convoquer par Parlement irakien pour faire destituer Abdelilah et le faire remplacer par un autre membre de la dynastie hachémite. Les Britanniques, qui voient là la possibilité pour les Allemands, très introduits en Irak depuis le règne de Ghazi, de s'emparer du territoire, cherchent à contre-attaquer, tandis que Rashid Ali, dont les liens avec les nazis sont en réalité très limités, tente de faire reconnaître son autorité par Londres[7].

Les Britanniques entendent protéger leurs réserves pétrolières et finissent par lancer un assaut contre le gouvernement du Carré d'or. Le 30 mai, Rashid Ali, dont les troupes sont défaites aux alentours de Bagdad, s'enfuit en Iran[8]. Finalement rétabli par les Britanniques le 1941, le régent confie le gouvernement à Nouri Saïd, autre personnalité politique pro-britannique[9]. En 1943, Abdelilah est nommé héritier présomptif du trône[10].

Le régent Abdelilah lors d'une cérémonie officielle.

En 1945, il se rend aux États-Unis. Il visite Mont Vernon, et est l'invité d'honneur du premier dîner d'État offert par la nouvelle Première dame américaine, Bess Truman[11]. Le régent de « l'Irak ami » se voit décerner la Légion du Mérite, une décoration militaire, par le président Harry S. Truman[12].

Régent d'Irak

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Après la guerre, le régent Abdelilah et Nouri Saïd poursuivent une politique de nationalisme arabe modéré, qui consiste essentiellement à développer les infrastructures et la modernisation du pays, tout en maintenant des liens forts avec l'Occident, puis, avec le début de la guerre froide, avec le bloc de l'Ouest[13].

Sous la régence d'Abdelilah, le royaume hachémite signe la déclaration des Nations unies en 1943, faisant partie des nations fondatrices de l'ONU en 1945. Le pays est aussi l'un des sept fondateurs (avec l'Égypte, la Transjordanie, le Yémen mutawakkilite, l'Arabie saoudite, le Liban et la Syrie)[14] de la Ligue arabe, en 1945[15]. En 1948, l'Irak fait partie de la coalition arabe qui déclare la guerre à l'État d'Israël récemment proclamé, et participe à son invasion en mai 1948. Après la fin de la guerre en 1949, le royaume d'Irak est le seul pays arabe à ne pas signer d'accord de cessez-le-feu avec Israël, et les deux pays sont techniquement en état de guerre permanent depuis 1948[16].

Une partie des participants au premier sommet de la Ligue Arabe à Inshas, en 1946. De droite à gauche : Abdallah Ier de Jordanie, Farouk, roi d'Égypte et du Soudan, le président syrien Choukri al-Kouatli, Abdelilah et le prince héritier Saoud d'Arabie saoudite.

Lors des élections parlementaires de 1947, le gouvernement et la monarchie hachémite sont accusées par cinq partis d'opposition – les Libéraux, l'Union nationale, la Libération nationale, le Parti communiste irakien et le Parti populaire – d'interférer dans le jeu démocratique ; les élections sont effectivement gagnées par des candidats favorables au gouvernement[17],[18],[19]. Le régent supprime la liberté de la presse[réf. nécessaire]tandis que plusieurs leaders marxistes sont arrêtés et emprisonnés[20].

Les élections parlementaires, bien que considérées comme plus libres[18], de 1953, de juin et de septembre 1954 sont remportées par le Parti de l'union constitutionnel, dirigé par Nouri Saïd. Les élections de 1958 sont boycottés par les mouvements nationalistes, notamment l'important Front d'union nationale, coalition du Parti Baas irakien, le Parti communiste irakien, le Parti de l'indépendance de l'Irak, le Parti national démocratique et plus tard le Parti démocratique du Kurdistan[21].

Abdelilah devient chef de la maison hachémite en 1951[22]. Après l'intronisation officielle de Fayçal II le 13 mai 1953, l'ancien régent conserve une grande influence sur le jeune roi Fayçal et continue à incarner une politique de plus en plus impopulaire pour ses liens avec l'Occident, alors que l'armée, principal pilier du régime, est de plus en plus gagnée par les idées nasséristes et socialistes. En 1955, Nouri Saïd réaffirme la politique étrangère pro-occidentale de l'Irak en signant le pacte de Bagdad, alliance miliaire qui se veut le pendant au Moyen-Orient de l'OTAN et intègre plusieurs autres pays opposés au bloc de l'Est dont d'anciennes colonies britanniques[23].

Abdelilah dans les années 1950.

En 1956, des émeutes en soutien à Nasser dans le cadre de la crise de Suez éclatent à Nadjaf avant de s'étendre à Mossoul et à Souleimaniye. Le 2 novembre, deux manifestants sont tués et un autre est blessé, tandis que les manifestations s'étendent. Puis elles sont dispersées par la police[20].

Coup d'État et assassinat

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Fayçal II et Abdelilah en 1953.

Le , le roi Fayçal II et son cousin, le roi Hussein de Jordanie, souhaitent réunir les deux royaumes hachémites de Jordanie et d'Irak en un seul État, ce qui conduit à la création de la fédération arabe d'Irak et de Jordanie. Plus qu'une reprise du vœu des grands-pères des deux rois cousins, il s'agit de contrer la formation de la République arabe unie, créée quelques jours plus tôt et favorable à l'URSS, via une structure similaire mais favorable à l'Occident[24].

Les élections de mai 1958 permettent à Nouri Saïd de rester au pouvoir. Les candidats favorables au gouvernement remportent 140 des 145 sièges, le reste des sièges étant occupés par des candidats indépendants[18]. Ce seront les dernières élections à avoir lieu en Irak avant 1980.

Les tensions entre l'armée et le gouvernement mènent finalement au coup d'État du général Kassem le qui voit la fin sanglante de la monarchie. Au début du mois, le roi Hussein, inquiété par l'éclatement d'une crise politique au Liban opposant le gouvernement pro-occidental de Camille Chamoun à des militants favorables au président égyptien Gamal Abdel Nasser, demande une aide militaire à son cousin de Fayçal II. Des unités de l'armée irakienne se mettent en route vers la Jordanie sous le commandement du général Abd al-Karim Kassem, mais celui-ci décide de faire demi-tour dans la nuit du 13 au , et de marcher sur Bagdad pour y prendre le pouvoir[25].

Aux premières heures du 14 juillet, le général Aref prend le contrôle de la station de radiodiffusion de Bagdad, qu'il utilisa ensuite comme quartier général pour le coup d'État, et y diffuse la première annonce de la révolution. Puis Aref dépêche deux détachements de son régiment : l'un au palais d'Al-Rahab pour aller se saisir du roi Fayçal II et du désormais prince héritier Abdelilah, l'autre à la résidence de Nouri Saïd pour capturer le Premier Ministre. Malgré la présence de la Garde royale, une unité d'élite du palais, aucune résistance ne fut opposée, sur ordre d'Abdelilah. La nature exacte des ordres donnés au détachement envoyé au palais, ainsi le degré de force qu'il était prévu d'employer en cas de résistance, restent encore aujourd'hui incertains[26].

Corps mutilés du régent (à gauche) et de Nouri Saïd (à droite).

Vers 8 heures du matin, le roi Fayçal II, le prince héritier Abdelilah, la princesse Hiyam (épouse de ce dernier), la princesse Nafissa (mère du prince héritier et grand-mère de Fayçal II), la princesse Abadiya (tante paternelle de Fayçal), ainsi que d'autres membres de la famille royale irakienne et plusieurs domestiques, sont tués ou blessés alors qu'ils quittaient le palais. Seule la princesse Hiyam survit au massacre, bien que les circonstances et les raisons de cette survie demeurent floues. Leur mort marqua la fin de la dynastie hachémite d'Irak. Pendant ce temps, Nouri Saïd échappa provisoirement à ceux qui venaient le capturer en traversant le Tigre, ayant été alerté par des coups de feu. Mais il est capturé et finalement tué le lendemain[26].

Le Time Magazine du rapporte que : « Le peuple traîna le corps d'Abdelilah dans la rue (al-Rashid) comme celui d'un chien et le déchira membre par membre. »[27]

Personnalité et vie privée

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Étant originaire de Taïf (dans l'actuelle Arabie saoudite), il ne fut jamais considéré comme un Irakien mais comme un étranger, et un « agent » des « colonisateurs » britanniques.[réf. nécessaire]

Abdelilah, de taille moyenne, était réputé être un homme sportif et un bon skieur, ainsi que très cultivé, surtout en histoire[1]. Le régent était également réputé être « efféminé » et avoir des manières d' « épicène » selon Archibald Roosevelt (en). Les Britanniques font plusieurs sous-entendus dans la correspondance diplomatique pour supposer qu'il était homosexuel, de par sa proximité avec certains hommes de son entourage[28]. Pourtant, il eut trois épouses :

  • Malak Hefzy, une Égyptienne qu'il épousa en 1935 et dont il divorça après 1939. Lorsqu'Abdelilah devint régent, elle était réputée ne quasiment jamais sortir du palais[28].
  • Faiza Kamal Al-Tarabulsi, également Égyptienne, avec laquelle il fut marié de 1948 à 1950[1].
  • Hiyam Muhammad Habib (en) (1933-1999), Irakienne, qu'il épousa en 1953. Elle survécut miraculeusement au massacre de la famille royale lors du coup d'État de 1958, bien qu'elle ait été au palais avec tout le reste de la famille ce jour-là[29].

Notes et références

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  1. 1 2 3 (en-US) « Abdul Illah Ruled for 14 Years; Crown Prince Acted as Regent During Stormy Period », The New York Times, (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  2. 1 2 3 Christian Destremau, Le Moyen-Orient pendant la Seconde Guerre mondiale, Perrin, (ISBN 978-2-262-04914-0, lire en ligne), pp.83-85
  3. (en) Hanna Batatu, The Old Social Classes and the Revolutionary Movements of Iraq: A Study of Iraq's Old Landed and Commercial Classes and of Its Communists, Ba'thists and Free Officers, Saqi, (ISBN 978-0-86356-771-1, lire en ligne), p.348
  4. "Les légions maudites du IIIe Reich : Les Arabes", Yann Mahé, Ligne de Front hors-série 17, décembre 2012 - janvier 2013, page 13.
  5. Destremeau, p.80
  6. « Bakr Sidqi ou le premier coup d’État arabe », sur Ici Beyrouth (consulté le )
  7. Destremeau, p.93-94
  8. (en-US) « 19. Iraq (1932-present) » [archive du ], sur uca.edu (consulté le )
  9. « #1 Nouri Saïd, le défenseur haï du royaume hachémite d’Irak », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le )
  10. « Encyclopedia of the Modern Middle East & North Africa: A-C », sur Google Books (consulté le )
  11. (en) « U.S. At War: The Family at Home », sur TIME (consulté le )
  12. (en) « Talk & Ceremony », sur TIME (consulté le )
  13. (en) « ʿAbd al-Ilāh | Regent, Reformer, Educator | Britannica », sur www.britannica.com, (consulté le )
  14. (en) « Arab League | History, Purpose, Members, & Achievements | Britannica », sur www.britannica.com, (consulté le )
  15. René Jean Dupuy, A Handbook on International Organizations, Martinus Nijhoff Publishers, , 967 p. (ISBN 978-90-411-1119-7, lire en ligne), p. 37
  16. « Satellite Articles and latest stories | The Jerusalem Post », sur fr.jpost.com (consulté le )
  17. « الإنتخابات النيابية لسنة 1947.. تجاوزات وانتقادات - ملاحق جريدة المدى اليومية » [archive du ], sur almadasupplements.com (consulté le )
  18. 1 2 3 (en) Elections in Asia and the Pacific: A Data Handbook, Oxford University PressOxford, (ISBN 0-19-924958-X, 978-0-19-924958-9 et 978-0-19-160002-9, DOI 10.1093/019924958X.001.0001, lire en ligne), p.85-108
  19. (en) « العراق في مثل هذا اليوم: انسحاب الحركة الوطنية من انتخابات 1947 » [archive du ], sur almadapaper.net (consulté le )
  20. 1 2 (en) Orit Bashkin, The Other Iraq: Pluralism and Culture in Hashemite Iraq, Stanford University Press, (ISBN 978-0-8047-7415-4, lire en ligne)
  21. (en) Ghareeb, Edmund A.; Dougherty, Beth K., Historical Dictionary of Iraq, Lanham (Maryland) et Oxford: The Scarecrow Press, , p. 170-171
  22. « Heads of States and Governments Since 1945 », sur Google Books (consulté le )
  23. « Irak », sur www.lesclesdumoyenorient.com (consulté le )
  24. « En 1958, l'éphémère Fédération arabe d'Irak et de Jordanie | INA », sur ina.fr (consulté le )
  25. Encyclopædia Universalis, « IRAK : Le Baas au pouvoir (1968-1979) | Géographie », sur Encyclopædia Universalis, (consulté le )
  26. 1 2 Phebe Marr, The Modern History of Iraq, Westview Press, 2003-08-00 (ISBN 978-0-8133-3615-2, lire en ligne)
  27. Time Magazine, « Revolt in Baghdad », 21 July 1958 edition of Time Magazine, « Gamel Abdel Nasser's "Middle East News Agency gleefully described the assassination of Crown Prince Abdul Illah: 'The people dragged Abdul Illah's body into the street like that of a dog and tore it limb from limb.' »
  28. 1 2 Destremeau, p.86 & p.224
  29. (en-US) Holly Gary, « The Royal Family Massacre During The 1958 Iraqi Coup D'etat, Explained », sur Grunge, (consulté le )

Liens externes

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