Abdülahad Nûrî
Abdülahad Nûrî, né en 1594 à Sivas et mort en 1651 à Istanbul, est un érudit, poète et maître soufi ottman.
Biographie
modifierNé à Sivas en 1594, il est le fils du mufti de Sivas et le neveu du cheikh khalwatī ʿAbd al-Majīd Sīvāsī[1],[2],[3]. Il accompagne son oncle à Istanbul, où il étudie les sciences religieuses après que ce dernier a été invité dans la capitale ottomane par le sultan Meḥmed III. Initié par son oncle à la voie mystique (ṭarīqa) des Khalwatīs, il reçoit un diplôme d'investiture (khilāfet)[4].
Il est d'abord envoyé par le cheikh ʿAbd al-Majīd sur l'île de Lesbos afin d'y propager l'enseignement de la confrérie. Il rentre à Istanbul vers 1620, où il devient le cheikh du couvent soufi à Çarşamba, tout en officiant en qualité de prédicateur dans les mosquées impériales. À l'instar de son oncle, ʿAbd al-Aḥad Nūrī s'emploie à développer le réseau de la branche khalwatī Şemsi-Sīvāsī. Ses disciples se multiplient dans la capitale ottomane, au point d'administrer une quarantaine de couvents locaux et d'occuper des postes de prédication dans plusieurs mosquées[4].
Il rédige des poèmes mystiques, des chants religieux ainsi que de nombreux traités en arabe et en turc. Dans l'un de ces écrits, il prend la défense de la légitimité du devrān, la danse rituelle des derviches[4].
Son rayonnement dépasse le cadre d'Istanbul : il nomme des représentants spirituels (khalīfas) en Anatolie et compte des adeptes dans les Balkans, recrutés pour la plupart parmi les jeunes étudiants venus se former aux sciences religieuses dans la capitale avant de regagner leurs régions d'origine. Il meurt en 1651[4].
Notes et références
modifier- ↑ « Türk Edebiyatı İsimler Sözlüğü » [archive du ], sur teis.yesevi.edu.tr via Internet Archive (consulté le )
- ↑ (tr) « ABDÜLAHAD NÛRİ », sur TDV İslâm Ansiklopedisi (consulté le )
- ↑ (tr) « ABDÜLAHAD NÛRİ » [archive du ], TDV İslâm Ansiklopedisi, sur islamansiklopedisi.org.tr via Internet Archive (consulté le )
- 1 2 3 4 Nathalie Clayer, « Encyclopaedia of Islam Three Online », ʿAbd al-Aḥad Nūrī Sīvāsī, Brill, (DOI 10.1163/1573-3912_ei3_COM_23239, lire en ligne)