Abell 1835 BCG

galaxie de type cD

Abell 1835 BCG (abréviation d'Abell 1835 Brightest Cluster Galaxy) est une galaxie de type cD[2] située dans la constellation de la Vierge. Son décalage vers le rouge est de z = 0,25; elle a été découverte par des astronomes menant une étude sur les amas émettant des rayons X en 1992[3]. Il s'agit de la galaxie la plus brillante de l'amas de galaxies Abell 1835[4].

Abell 1835 BCG
Image illustrative de l’article Abell 1835 BCG
Image SDSS d'Abell 1835 BCG.
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Vierge
Ascension droite (α) 14h 01m 02,01s[1]
Déclinaison (δ) +02° 52′ 03,03″ [1]
Coordonnées galactiques ℓ = 340,383 909° · b = + 60,586 181°[1]
Décalage vers le rouge 0,251958[1]

Localisation dans la constellation : Vierge

(Voir situation dans la constellation : Vierge)
Astrométrie
Vitesse radiale 75 535 ± 3 km/s [1]
Distance 3 006 millions d' al[1]
(921,73 millions de pc)
Caractéristiques physiques
Type d'objet Galaxie[1]
Type de galaxie cD; BrClG Sbrst[1]
Dimensions ~523 200 al (160,42 kpc)[1]
Magnitude absolue -24,10[1]
Découverte
Désignation(s) ABELL 1835:[BHB2008] BCG, 2MASX J14010204+0252423, OGC 0034, RX J1401.0+0252:[ZEH2003] 03, SDSS J140102.06+025242.4, SMM J14010+0252[1] LEDA 3350008
Liste des galaxies

Description

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Abell 1835 BCG est également classée comme galaxie infrarouge lumineuse en raison de sa luminosité bien supérieure à celle des autres galaxies de l'amas, avec une luminosité infrarouge totale de 7,3 ± 1,5 × 1011 L☉ et une densité de flux totale de 255,6 ± 3,9 mJy[4],[5]. Le noyau de la galaxie est actif ; c'est lui qui est à l'origine de la formation de deux cavités de rayons X dans le gaz chaud il y a environ 40 millions d'années. La source radio associée à la galaxie est décrite comme compacte, avec une luminosité radio totale de 3,55 ± 0,09 × 1041 erg s−1 dans la gamme de fréquences allant de 10 MHz à 10 GHz. La source présente un jet radio dont la puissance est estimée à 1,4 × 1045 erg s−1[2]. Des observations indiquent que ce jet émane du noyau, se dirigeant d'abord vers l'ouest avant de s'infléchir vers le nord-ouest[6].

Abell 1835 BCG est classée comme galaxie à sursaut de formation d'étoiles, traversant actuellement une phase intense de genèse stellaire. Les observations révèlent qu'une première vague de formation d'étoiles a débuté il y a environ 320 millions d'années et produit de nouvelles étoiles à un rythme compris entre 100 et 180 M☉ par an. Le taux de formation d'étoiles est estimé à 123 M☉ par an, principalement concentré dans une région située à 35 kpc du noyau. La galaxie présente un profil de luminosité de halo s'étendant au-delà de 63 kpc, ainsi que des couleurs centrales plus bleues de 1,3 magnitude par rapport au halo[2]. Son cœur central apparaît bleu[2],[7].

Une étude publiée en 2014 a mis en évidence la présence de gaz moléculaire. Les observations indiquent une masse de gaz d'environ 5 × 1010 M☉, majoritairement associée à la formation d'étoiles et structurée sous la forme d'un disque turbulent épais vu de face. Des observations ont également révélé que Abell 1835 BCG présente des écoulements moléculaires bipolaires se déplaçant à des vitesses comprises entre -250 et +480 km/s, accélérés vers l'extérieur par des forces d'énergie mécanique liées à la formation de bulles de rayons X. Il a été établi que le noyau actif d'Abell 1835 BCG propulse du gaz chaud, d'une masse de 4 × 1010 M☉, vers l'extérieur le long de l'axe de la bulle[8]. De l'oxygène doublement ionisé a également été détecté tant à l'intérieur qu'aux abords de la galaxie elle-même. Environ la moitié du flux est émise depuis une région située à 7,3 kpc du noyau central[6]. Des émissions de monoxyde de carbone (transition 3-2) ont aussi été relevées, s'étendant sur un rayon de 13,5 kpc et présentant trois structures filamentaires situées à environ 3,9 kpc du noyau[9].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 NASA/IPAC Extragalactic Database (NED)
  2. 1 2 3 4 (en) B. R. McNamara, D. A. Rafferty, L. Birzan et J. Steiner, « The Starburst in the Abell 1835 Cluster Central Galaxy: A Case Study of Galaxy Formation Regulated by an Outburst from a Supermassive Black Hole », The Astrophysical Journal, vol. 648, no 1,‎ , p. 164–175 (ISSN 0004-637X et 1538-4357, DOI 10.1086/505859, lire en ligne, consulté le )
  3. ↑ (en) S. W. Allen, A. C. Edge, A. C. Fabian et H. Bohringer, « Optical spectroscopy of the ROSAT X-ray brightest clusters », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 259, no 1,‎ , p. 67–81 (ISSN 0035-8711 et 1365-2966, DOI 10.1093/mnras/259.1.67, lire en ligne, consulté le )
  4. 1 2 M. J. Pereira, C. P. Haines, G. P. Smith et E. Egami, « LoCuSS: A Herschel view of obscured star formation in Abell 1835 », Astronomy and Astrophysics, vol. 518,‎ , p. L40 (ISSN 0004-6361 et 1432-0746, DOI 10.1051/0004-6361/201014695, lire en ligne, consulté le )
  5. ↑ (en) E. Egami, K. A. Misselt, G. H. Rieke et M. W. Wise, « Spitzer Observations of the Brightest Galaxies in X‐Ray‐Luminous Clusters », The Astrophysical Journal, vol. 647, no 2,‎ , p. 922–933 (ISSN 0004-637X et 1538-4357, DOI 10.1086/504519, lire en ligne, consulté le )
  6. 1 2 Marie-Joëlle Gingras, Alison L. Coil, B. R. McNamara et Serena Perrotta, « Complex Kinematics of Nebular Gas in Active Galaxies Centered in Cooling X-Ray Atmospheres », The Astrophysical Journal, vol. 977, no 2,‎ , p. 159 (ISSN 0004-637X et 1538-4357, DOI 10.3847/1538-4357/ad822a, lire en ligne, consulté le )
  7. ↑ (en) Chris Bildfell, Henk Hoekstra, Arif Babul et Andisheh Mahdavi, « Resurrecting the red from the dead: optical properties of BCGs in X-ray luminous clusters★: Resurrecting the red from the dead », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 4,‎ , p. 1637–1654 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13699.x, lire en ligne, consulté le )
  8. ↑ B. R. McNamara, H. R. Russell, P. E. J. Nulsen et A. C. Edge, « A 10 10 SOLAR MASS FLOW OF MOLECULAR GAS IN THE A1835 BRIGHTEST CLUSTER GALAXY », The Astrophysical Journal, vol. 785, no 1,‎ , p. 44 (ISSN 0004-637X et 1538-4357, DOI 10.1088/0004-637X/785/1/44, lire en ligne, consulté le )
  9. ↑ V. Olivares, P. Salome, F. Combes et S. Hamer, « Ubiquitous cold and massive filaments in cool core clusters », Astronomy & Astrophysics, vol. 631,‎ , A22 (ISSN 0004-6361 et 1432-0746, DOI 10.1051/0004-6361/201935350, lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

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