Les accords de Kharkiv sont des accords signés le entre l'Ukraine et la Russie, prolongeant de 25 ans, jusqu'en 2042 au lieu de 2017, plus un prolongement de 5 ans possible, l'utilisation de la base navale de Sébastopol par la Russie contre des rabais importants sur le gaz russe. Ils sont signés à Kharkiv par le président ukrainien pro-russe Viktor Ianoukovytch élu deux mois plus tôt et le président russe Dmitri Medvedev. Ils sont ratifiés par les parlements russe et ukrainien le .

Ces accords sont la prolongation du traité de partition de la flotte de la mer Noire de 1997 qui durait alors jusqu'en 2017. Pendant la présidence de Viktor Iouchtchenko ( - ) le gouvernement ukrainien déclare que ce bail ne sera pas renouvelé et que la flotte russe devra quitter Sébastopol en 2017[1]. Les Accords de Kharkiv, ratifiés par le président Ianoukovitch, revenaient donc clairement sur cette déclaration.

En , après la Révolution de Maïdan, plusieurs anciens présidents ukrainiens appellent la Rada (le parlement) ukrainien à dénoncer les Accords de Kharkiv[2]. Il est difficile d'établir avec certitude quel événement a entrainé l'autre : depuis plusieurs jours, des troupes russes avaient rejoint la flotte russe en Crimée, précisément sous le prétexte de prévenir un tel événement. Le , le nouveau pouvoir ukrainien dénonce une série de traités russo-ukrainiens, parmi lesquels les Accords de Kharkiv[3].

Après l'annexion de la Crimée par la Russie en , la Russie rompt à son tour unilatéralement cet accord, faisant alors augmenter le prix du gaz de l'Ukraine de plus de 30 %[4].

Références

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  1. (en) « No Russian fleet in Ukraine beyond 2017 -Ukrainian PM », sur www.unian.info (consulté le )
  2. (en) « Media: Kravchuk, Kuchma and Yuschenko call to denounce Kharkiv Pact », sur www.kyivpost.com (consulté le )
  3. (en) « Russia; Ukraine: Legislature Adopts Law on Dissolution of Black Sea Fleet Treaties », sur www.loc.gov (consulté le )
  4. « Ukraine : les États-Unis appellent l'Europe à diversifier ses sources d'énergie », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )