Acelin

prénom masculin

Acelin est un prénom français masculin attesté à partir de la fin du Xe siècle.

Origine

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Acelin ou Ascelin (Ascelinus)[1] est le diminutif d'Albert ou d'Albéron[2]. Ce nom a donné lieu à de nombreuses variantes : Azelin, Ascelin, Aselin, Asselin, Ecelin, Ancelin, Anselin, Enselin, Adelelin et Adelin[1].

Il est utilisé en tant que diminutif pour désigner Adalbert de Tronchiennes, évêque de Paris de 1016 à 1020, et Adalbéron de Laon, évêque de Laon de 977 à 1030, qui permit l’accession au trône d’Hugues Capet et l’évincement de Charles de Lorraine par le moyen d'une trahison[3],[4].

Utilisation littéraire

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Le prénom Acelin est employé pour deux personnages de chansons de geste. Un comte Acelin est mentionné dans la Chanson de Roland où il apparaît comme membre de l'armée de Charlemagne[5].

Dans le Couronnement de Louis, rédigé vers 1130-1136 dans l'entourage de Suger, l'abbé de Saint-Denis[3], à la mort de Charlemagne, une conspiration est ourdie contre son fils Louis par le duc Richard de Normandie et son fils Acelin. Louis doit se réfugier dans l'abbaye de Saint-Martin de Tours. Guillaume d'Orange[6], averti à temps, revient d'Italie, rentre dans la ville de Tours conquise par Richard et défie Acelin en duel dans l'abbaye où celui-ci est en passe de se faire couronner[7]. Guillaume tue Acelin en lui enfonçant un pieu dans la tête, la décapitation étant jugée trop honorable pour un traître[3]. Il envoie Richard de Normandie, tondu, en captivité mais ce dernier parvient à s’échapper, tend une embuscade qui avorte, et est renvoyé en prison où il meurt de tristesse[7],[8]. L'historienne Esther Dehoux fait un lien entre le prénom Acelin et l'évêque Adalbéron de Laon[3].

Références

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  1. 1 2 F. Kieckens, « Adalbert de Tronchiennes. Évêque de Paris (1016 à 1020) », Messager des sciences historiques, des arts et de la bibliographie de Belgique, , p. 186-188 (lire en ligne)
  2. Ferdinand Lot (préf. Arthur Giry), Les derniers Carolingiens, Paris, Emile Bouillon, , 479 p. (lire en ligne), p. 131, note 4
  3. 1 2 3 4 Esther Dehoux, « Tes pere ne porta onc corone », dans Denis Hüe, Familles et pouvoirs dans le Couronnement de Louis, Lectures du Couronnement de Louis, (lire en ligne), p. 51-61
  4. Pierre Riché, « Le « vieux traître » autour de l’an mil : Adalbéron de Laon », dans La trahison au Moyen Âge, Presses universitaires de Rennes, , 173–179 p. (ISBN 978-2-7535-6700-9, lire en ligne)
  5. E. A. Heinemann, « Linguistic Counterpart in Roland, Laisse XII: Expressions of Parallel Alignment in Langue and in Parole and the Place of Convention and of Construction in a Semantic Set », Olifant Winnipeg, vol. 8, no 2, , p. 115-129 (lire en ligne [PDF])
  6. Philip E. Bennett, « Autour de L’Archamp : perspectives épiques sur Guillaume d’Orange », dans Entre histoire et épopée. Les Guillaume d’Orange (IXe-XIIIe siècles), Presses universitaires du Midi, , 233–245 p. (ISBN 978-2-8107-0977-9, lire en ligne)
  7. 1 2 Alfred Jeanroy, « Études sur le cycle de Guillaume au court nez (1er article). Le couronnement de Louis », Romania, vol. 25, no 99, , p. 353–380 (DOI 10.3406/roma.1896.5456, lire en ligne, consulté le )
  8. Léonard Willems, L'élément historique dans le Coronement Looïs: contribution à l'histoire poétique de Louis le Débonnaire, E. von Goethem, (lire en ligne), p. 17-18.