Achille Darmaing

journaliste français de la première moitié du XIXe siècle

Achille Darmaing est un journaliste politique français né à Pamiers en Ariège le et mort à Paris le .

Biographie

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Jean Jérôme Achille Darmaing est né dans une famille de magistrats plutôt opposés aux idées révolutionnaires. Il est élève à l'École normale[1] et devient professeur agrégé à l'École militaire de Saint-Cyr, mais il donne rapidement sa démission de l'enseignement pour se consacrer au journalisme.

Il fonde en 1817 le Surveillant politique et littéraire, dans lequel il défend des idées libérales ; ce journal est condamné par la justice et cesse assez vite de paraître. Darmaing participe ensuite au Constitutionnel. En 1825, il fonde avec Jean-Baptiste Joseph Breton de la Martinière, un des pionniers de la sténographie en France, la Gazette des Tribunaux[2], quotidien qui est consacré à l'actualité judiciaire et à la jurisprudence. Ce journal, dont Breton est le gérant, emploie des professionnels du droit et se fait remarquer pour son sérieux, son impartialité et la qualité de son information qui couvre non seulement les affaires parisiennes mais les affaires les plus notables de province et de l'étranger ; il va paraître jusqu'en 1915.

Il prend les armes dans les événements de la révolution de 1830[3],[4]. En 1832-1833, il dirige le Constitutionnel.

Parallèlement à sa carrière journalistique, il a publié deux ouvrages de caractère historique. En 1825, il fait paraître une relation du sacre de Charles X[5]. L'année suivante, il publie un plus gros ouvrage, Résumé de l'histoire des guerres de la Vendée[6]. « Acteurs, témoins, vivaient encore en assez grand nombre. L'auteur dut certainement en entendre beaucoup avant de raconter leurs exploits dans un esprit suffisamment impartial. Très vite, il comprit que, au-delà des conflits d'opinions, les deux camps s'affrontaient dans l'impitoyable heurt de deux civilisations[7]. »

Il meurt de maladie à l'âge de 42 ans.

Notes et références

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  1. Il fait partie de la troisième promotion (1812) de l'École, recréée par le décret du 17 mars 1808, héritière de l'École normale de l'an III et préfiguration de la future École normale supérieure. Elle comprenait 27 élèves pour les lettres et 5 pour les sciences, qui n'avaient pas été recrutés par concours, mais nommés sur proposition des inspecteurs d'académie sur le fondement des résultats au lycée. Sa scolarité y dure deux ans.
  2. Le père d'Achille Darmaing avait déjà fait paraître une Gazette des tribunaux avant la Révolution.
  3. Aurélien Lignereux, La France rébellionnaire : les résistances à la gendarmerie (1800-1859), Presses universitaires de Rennes, 2008, p. 138. Le Maitron en ligne, notice « Darmaing Jean, Jérôme, Achille » par Pierre Baudrier.
  4. Il n'est cependant pas signataire de la protestation des 44 journalistes du 26 juillet 1830. Cf. Protestation des journalistes du 27 juillet 1830 - Archives parlementaires, t. LXI.
  5. Relation complète du sacre de Charles X avec toutes les modifications introduites dans les prières et les cérémonies, et la liste de tous les fonctionnaires publics qui ont été appelés au sacre par lettres closes, Paris, Baudouin frères, 1825, VIII-185 (en ligne). Cette relation très détaillée, qui est un travail de journaliste plutôt que d'écrivain, a été rééditée en 1996 avec une préface de Landric Raillat, Paris, Communication et tradition, 1996, 126 p.
  6. Paris, Lecointe et Durey, 1826, VII-514 p. Cet ouvrage a été réédité en 1979 avec un titre différent : L'Ouest dans la tourmente : la guerre civile française, 1793-1815, Paris, Copernic, 1979, 251 p., ill.
  7. Compte rendu de la réédition de 1979, Gilbert Comte, Le Monde, 19 octobre 1979, p. 23.

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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