Achille Muller
Achille Muller, né le à Forbach[1] (France), est un résistant, membre des SAS durant la Seconde Guerre mondiale et militaire français. Il est l’un des six derniers membres des Forces françaises libres encore en vie.
| Naissance | |
|---|---|
| Nom de naissance |
Achille Pierre Emile Muller |
| Nationalité | |
| Activités |
Militaire, parachutiste militaire |
| Période d'activité |
- |
| Membre de | |
|---|---|
| Grade militaire | |
| Conflits | |
| Sport |
Biographie
modifierIl est le fils unique d'un employé du chemin de fer[2]. Son père avait été mobilisé coté allemand en 1916 pendant la Première Guerre mondiale[2]. Il passe son enfance à Forbach en Moselle, fait partie des scouts de France et pratique la gymnastique[2].
À l'été 1940, la Moselle occupée est annexée par l'Allemagne et l'école devient allemande[2]. Achille n'y va pas et suit une scolarité en français chez lui avec sa grand-mère institutrice.
Âgé de 17 ans, il quitte Forbach seul et à vélo le , réussit à franchir la ligne de démarcation[3] et arrive à Lyon où il passe quelques mois. Il repart pour gagner l'Espagne.
Après être passé par Barcelone, Madrid, Séville, il rejoint la FFL le à Gibraltar puis embarque sur un navire britannique à Algésiras et arrive en Angleterre le même mois.
Il se présente au quartier général des FFL à Londres où il est mis sous surveillance pendant 72 jours par les services de renseignement britanniques qui le croyaient être un espion allemand[4]. Il rencontrera le général de Gaulle le . Ensuite en , il est envoyé en Écosse pour devenir parachutiste.
Il participe aux opérations SAS en Bretagne à partir du en arrivant par Locoal-Mendon et il prend part à l'opération Spencer par la suite[5],[6].
En , il participe à l’opération Amherst au Pays-Bas avec le SAS français.
Après la Seconde Guerre mondiale, il fait le reste de sa carrière dans l'armée française jusqu'à atteindre le grade de colonel. Il combat également pendant la guerre d'Indochine, où il est fait prisonnier à partir de jusqu’en jour de l’armistice, et la guerre d'Algérie[1].
Blessé au genou et déclaré inapte physiquement, Achille prend sa retraite en 1971 et s’installe à Billère[7].
À partir des années , il intervient régulièrement dans des établissements scolaires afin de transmettre son témoignage et de participer au travail de mémoire auprès des jeunes générations[3].
Le , il devient le plus vieux français à faire un saut en parachute en passager tandem à 101 ans[8].
Distinctions
modifier
Grand-croix de la Légion d'honneur (décret du 15 avril 2016) ; grand officier par décret du , commandeur par décret du [1] ;
Croix de guerre - (2 palmes et 1 étoile)[1] ;
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs (1 palme et 1 étoile)[1] ;
Croix de la Valeur militaire (3 étoiles)[1] ;
Médaille de la Résistance française (décret du )[9],[1] ;
Médaille des évadés[9] ;- Croix de guerre hollandaise[9].
Le , il reçoit la médaille d'or de la ville de Pau, décerné pour la deuxième fois depuis sa mise en place, des mains du maire et Premier ministre François Bayrou[10].
Hommages
modifierNotes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 « Achille Pierre Emile Muller - Les Français Libres », sur www.francaislibres.net (consulté le ).
- 1 2 3 4 Olivier Vece et Benjamin Fayet, « Achille Muller, soldat de la France libre » (interview), Guerres et Histoire, no 87, .
- 1 2 Laurent Parisot, « Qui est Achille Muller, héros de la Seconde Guerre mondiale, mis à l'honneur ce 14 juillet à Forbach ? », sur france3-regions.franceinfo.fr, France 3 Régions, (consulté le ).
- ↑ Citronnelle et Vigie, « MULLER Achille Pierre Emile », sur Mémorial des Parachutistes FFL et SAS, (consulté le ).
- ↑ « ▶️ « Nous étions douze, et eux 2 500 ». A l’occasion des 80 ans du Débarquement, le résistant Achille Muller nous raconte ses 5 et 6 juin 1944 », sur LaRepubliqueDesPyrenees, (consulté le ).
- ↑ « Achille Muller, les confidences de l’ancien SAS et dernier survivant des Forces françaises libres », sur Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ « Colonel au service de la paix », sur LaRepubliqueDesPyrenees, (consulté le )
- ↑ « « Il faudrait que je ressaute, mais seul ! » : en Béarn, un saut en parachute record pour le colonel Achille Muller, 101 ans, en tandem avec un soldat du 1er RPIMa de Bayonne », sur SudOuest.fr, (consulté le )
- 1 2 3 Le Souvenir français, « Projet Raid Achille Mulller » (consulté le ).
- ↑ « Le vétéran Achille Muller a fêté ses 100 ans à Pau en grande pompe - ICI », sur ICI, le média de la vie locale, (consulté le )
- ↑ Pierre WADOUX, « Achille Muller, 91 ans, héros de l'assaut sur le Bégo », sur Ouest-France.fr, (consulté le ).
- ↑ « Moselle. Qui est Achille Muller, qui donne son nom à une place à Forbach ? », sur www.republicain-lorrain.fr (consulté le ).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Achille Muller (préf. René Roques), Nos vertes années : La campagne 1942-1945 d'un jeune Forbachois aux parachutistes français du Special Air Service, Presse de l'Imprimerie Sarregueminoise, , 116 p. (présentation en ligne).
- David Portier (préf. Achille Muller), Les parachutistes SAS de la France libre, 1940-1945, Nimrod, , 544 p. (ISBN 9782915243314).
- Alexandre Martel, Qui étaient les SAS français ? Itinéraire de 14 parachutistes de la France Libre (mémoire de master d'Histoire), Université Rennes-II, (présentation en ligne, lire en ligne).
- Olivier Vece, Benjamin Fayet et Gérard Glacial, « Achille Muller, soldat de la France Libre : J'avais un seul et unique objectif : rejoindre de Gaulle en Angleterre », Guerres et Histoire, no 87, , p. 44-51 (ISSN 2115-967X). Première partie.
- Olivier Vece, Benjamin Fayet et Gérard Glacial, « Achille Muller, soldat de la France Libre : Eh Muller, nous sommes en France, il faut rouler à droite », Guerres et Histoire, no 88, , p. 46-53 (ISSN 2115-967X). Deuxième partie.
Liens externes
modifier- Archives conservées par : Service historique de la Défense (GR 16 P 436774, fiche.php?index=87078)
- [vidéo] France Info, « Résistant de la Seconde Guerre mondiale, il repart en mission à 100 ans », sur YouTube, (consulté le )