Achref Aouadi

militant tunisien

Achref Aouadi (arabe : أشرف العوادي), né le au Sers, est un militant tunisien de la société civile[1], fondateur et président de 2014 à 2021 de l'ONG I Watch (ar)[2] qui est active en matière de transparence et de lutte contre la corruption[3].

Achref Aouadi
Achref Aouadi en 2019.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (40 ans)
Le SersVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Institut supérieur des langues de Tunis (d)
Université de BirminghamVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Membre de
I Watch (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jeunesse et formation

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Inscrit à l'Académie internationale de lutte contre la corruption en 2011, il s'engage alors dans la lutte contre la corruption[4].

Parcours et réalisations

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En tant qu'étudiant, Achref Aouadi fonde en 2009 le club universitaire Student-To-Student[5].

En 2011, il lance la campagne de vote Go Vote[6], puis vient l'idée d'I Watch (ar) qui devient plus tard une ONG établie[7].

Au nom de l'organisation I Watch, il reçoit le TI Amalia Award en [8]. Il est également nommé pour le prix Buffett des leaders mondiaux émergents[9].

Aouadi est nommé boursier Ashoka en 2019[10].

Affaire Nessma

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En , l'organisation I Watch (ar) publie un rapport qui évoque l'évasion fiscale de la société Karoui & Karoui détenue par Nabil Karoui, propriétaire de Nessma, et son frère Ghazi. Après son retrait d'I Watch, Aouadi revient à la présidence pour assumer ses responsabilités dans l'enquête[11].

Après une fuite audio de Nabil Karoui en [12],[13] qui contient des menaces à l'égard d'I Watch[14],[15], Aouadi déclare que Karoui avait fait positionner une voiture devant le siège de l'ONG à Tunis pour observer ses membres[16]. Différentes organisations publient alors des déclarations en faveur d'Achref Aouadi, d'I Watch et de ses membres[17]. Le pôle judiciaire financier convoque Aouadi pour l'entendre sur ce cas présumé d'évasion fiscale[18]. Le ministre chargé des Relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et les organisations des droits de l'homme, Mehdi Ben Gharbia, réagit à l'affaire et le rencontre également[19].

En , Aouadi critique la lenteur du traitement judiciaire de l'affaire et affirme que l'organisation poursuit les procédures engagées[20].

En 2019, alors que l'enquête issue de la plainte déposée par I Watch se poursuit, les avoirs des frères Karoui sont gelés et les deux frères sont interdits de voyage. Après l'arrestation de Nabil Karoui en , Aouadi défend publiquement la poursuite de la procédure judiciaire et estime que la durée de l'instruction est normale pour une affaire portant sur des soupçons d'évasion fiscale et de blanchiment d'argent[21].

En , Nabil Karoui est à nouveau placé en détention provisoire, ce que Aouadi décrit comme prévisible au regard des résultats d'une expertise ordonnée par le juge d'instruction du pôle judiciaire économique et financier[22].

Références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Achref Aouadi » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ (en) « Achraf Aouadi », sur frontlinedefenders.org (consulté le ).
  2. ↑ Rania Ben Slimane, « Tunisie : Wajdi Balloumi élu président de l'organisation « I Watch » », sur tunisienumerique.com, (consulté le ).
  3. ↑ (ar) « أنا يقظ - الهيئة المديرة » [« Organe de gestion »], sur I Watch (ar) (consulté le ).
  4. ↑ (en) « 2016 Summer Academy » [PDF], sur Académie internationale de lutte contre la corruption (archivé sur archive.org).
  5. ↑ (en) « Achref Aouadi », sur fellowship.unaoc.org (consulté le ).
  6. ↑ (en) « Achref Aouadi », sur live.worldbank.org, Banque mondiale, (consulté le ).
  7. ↑ (en) « Get out to vote : Tunisian youth watchdog connects the election with World Cup finale », sur yourmiddleeast.com, (archivé sur archive.org).
  8. ↑ (ar) « أنا يقظ تعود بجائزة Amalia للنزاهة من برلين » [« I Watch reçoit l'Amalia Integrity Award à Berlin »], sur I Watch (ar),‎ (consulté le ).
  9. ↑ (en) « 2018 nominee: Achraf Aouadi », sur buffett.northwestern.edu (archivé sur archive.org).
  10. ↑ (en) « Ashoka Fellows and the Sustainable Development Goal », sur Ashoka (consulté le ).
  11. ↑ « Achraf Aouadi : je me suis retiré d'I Watch ces 4 derniers mois », sur businessnews.com.tn, (consulté le ).
  12. ↑ (en) « Leaked recording highlights Tunisian establishment 'bullying tactics' against activists », sur alaraby.co.uk, (consulté le ).
  13. ↑ Imene Boudali, « I watch met à nu les pratiques de Nessma », sur webdo.tn, (consulté le ).
  14. ↑ « Enregistrement audio fuité attribué à Nabil Karoui : le Syndicat général de l'information sort de son silence », sur Tunivisions (consulté le ).
  15. ↑ « En Tunisie, la trouble relation argent-médias au cœur d'un scandale », sur lexpansion.lexpress.fr, (consulté le ).
  16. ↑ « Achref Awadi : Nessma a posté des voitures pour nous surveiller », sur directinfo.webmanagercenter.com, (consulté le ).
  17. ↑ (en) Fadil Aliriza, « Opinion - In Tunisia, activists finally catch a break against a powerful tycoon », The Washington Post,‎ (ISSN 0190-8286, lire en ligne, consulté le ).
  18. ↑ « Tunisie : le président de l'organisation "I Watch" devant le pôle judicaire financier », sur directinfo.webmanagercenter.com, (consulté le ).
  19. ↑ (en) Saddem Jebbali, « Tunisia's Corruption Intrigue », sur magazine.zenith.me, (consulté le ).
  20. ↑ (ar) « أشرف العوادي (منظمة أنا يقظ): ”القضاء مازال خاضعا لحسابات السلطة التنفيذية“ » [« Achref Aouadi (Organisation I Watch) : « Le pouvoir judiciaire reste soumis aux calculs du pouvoir exécutif »], sur Nawaat,‎ (consulté le ).
  21. ↑ (en) Layli Foroudi, « Nabil Karoui: The jailed populist seeking Tunisia's presidency », sur Al Jazeera, (consulté le ).
  22. ↑ Mohamed Haddad, « En Tunisie, l'arrestation de Nabil Karoui ajoute au climat politique tendu », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037, lire en ligne, consulté le ).