Acide iboténique

groupe de stréréoisomères

L'acide iboténique est un composé organique qui est présent naturellement dans les champignons Amanita muscaria et Amanita pantherina, et dans d'autres. L'acide iboténique est un puissant neurotoxique qui est utilisé comme un "agent de lésions cérébrales" et s'est révélé hautement neurotoxique quand il est injecté directement dans le cerveau de souris et de rats[4].

Acide iboténique
Image illustrative de l’article Acide iboténique
Identification
Nom UICPA acide (S)-2-amino-2-(3-hydroxyisoxazol-5-yl)éthanoïque
No CAS 2552-55-8
No ECHA 100.151.170
PubChem 24277994
SMILES
InChI
Apparence cristaux incolores
Propriétés chimiques
Formule C5H6N2O4  [Isomères]
Masse molaire[1] 158,112 1 ± 0,006 g/mol
C 37,98 %, H 3,82 %, N 17,72 %, O 40,48 %,
Propriétés physiques
fusion 151-152 °C (anhydre); 144-146 °C (monohydrate)
Solubilité soluble dans le méthanol
Précautions
Directive 67/548/EEC
Toxique
T


Transport
-
Écotoxicologie
DL50 38 mg·kg-1 (souris, oral) [3]

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Originellement, l'acide iboténique a été isolé, en 1960, de Amanita ibotengutake au Japon. A. ibotengutake est très semblable à A. pantherina.

Psychopharmacologie

modifier
Amanita muscaria qui contient de l'acide iboténique

Quand de l'acide iboténique est ingéré, une petite portion est décarboxylée en muscimol. L'acide iboténique produit des effets enthéogéniques chez l'être humain à des doses de la gamme de 50100 mg[5]. Le pic d'intoxication est atteint approximativement 2-3 heures après une ingestion orale[6] et consiste en un ou tous les symptômes suivants :

  • hallucination visuelle et perceptions sensorielles altérées ;
  • perte d'équilibre, vertiges ;
  • contractions musculaires (communément classées à tort comme des convulsions).

Ces effets perdurent généralement 6 à 8 heures selon la dose ingérée[7].

Usages et légalité

modifier

L'acide iboténique (couplé aux autres substances comme le muscimol trouvé dans Amanita muscaria et Amanita pantherina) est un produit commun dans les rituels chamaniques. Le muscimol est excrété inchangé et de manière relativement importante dans les urines.

Depuis le 3 juillet 2026, il est classé stupéfiant en France[8].

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. fiche Sigma-Aldrich
  3. acide iboténique sur ChemIDplus
  4. Erowid.org -- Amanitas
  5. Chilton, 1975; Theobald et al., 1968
  6. Chilton 1975
  7. Chilton 1975; Ott 1976a
  8. « Actualité - Décision du 02/07/2026 portant modification de la liste des substances psychotropes », sur ANSM (consulté le )