Adolphe-André Porée
André Adolphe Porée, né le à Bernay et mort le à Saint-Aubin-d’Écrosville, est un prêtre catholique, archéologue et historien français.
| Directeur Société des antiquaires de Normandie | |
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André Adolphe Porée |
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Biographie
modifierD’une famille originaire de Beaumont-en-Auge, son père Adolphe Porée dirigeait une teinturerie à Bernay. Très pieux, Porée embrassa la prêtrise à l’âge de vingt-trois ans. En 1871, il devint vicaire à la collégiale des Andelys et en 1875, curé de Bournainville-Faverolles où il restera cinquante-trois ans. Se consacrant, le jour, à ses ouailles, il passait ses nuits à des études d’archéologie, s’intéressant tout particulièrement aux églises de l’Eure, vendues au cours du Premier Empire, aux notabilités locales et à l’impact de la Révolution française.
Le chanoine Porée, qui était également archiviste du diocèse, entreprit, de 1890 à 1892, des expéditions archéologiques à travers la France, la Belgique, l’Allemagne, la Suisse et l’Italie[1].
En 1882, il découvrit, en collaboration avec l’abbé de La Balle et Gaston Le Breton une statue perdue de Pierre Puget, dans l’ancien parc du château de La Londe[2]. Cette statue représentant Hercule terrassant l'hydre de Lerne, qui s’élevait à l’origine au château de Vaudreuil, est maintenant au musée des beaux-arts de Rouen[3].
Disciple d’Auguste Le Prévost et de Léopold Delisle, il fut directeur de la Société des antiquaires de Normandie[1], membre correspondant de l’Académie des inscriptions et belles-lettres[4] et officier de l’Instruction publique[5]. En 1926, il fut fait chevalier de la Légion d’honneur. Plusieurs rues reçurent son nom après sa mort, comme au Bec-Hellouin, Bournainville-Faverolles, Pont-Audemer et Bernay. En 1964, une stèle à sa mémoire fut érigée au cimetière de Bournainville. En 2000, un local de l’ancien presbytère (aujourd’hui la mairie) fut aménagé en musée Porée[1].
Le grand œuvre du chanoine Porée est son Histoire de l’abbaye du Bec.
Publications partielles
modifier- Description du vitrail de Saint-Léger à Notre-Dame d'Andely, Tours, P. Bousrez, (lire en ligne)
- Guide historique et descriptif de l'étranger aux Andelys, Les Andelys, Caron,
- Notice sur la seigneurie et le château du Blanc-Buisson, Caen, F. Le Blanc-Hardel, (lire en ligne)
- Guillaume de La Tremblaye, sculpteur et architecte, 1644-1715, Caen, F. Le Blanc-Hardel, (lire en ligne)
- L'Hercule terrassant l'hydre de Lerne de Puget, Bernay, Vve A. Lefèvre, (lire en ligne)
- Un peintre bernayen : Michel Hubert-Descours, 1707-1775, Bernay, J. et A. Lefèvre, (lire en ligne)
- Guide du touriste aux Andelys, Lille, Ferjus Caron,
- Histoire de l’abbaye du Bec, Évreux, Charles Herrissey, (réimpr. Bruxelles, Éd. Culture et Civilisation, 1980) (lire en ligne)
- Note sur Auguste Le Prévost et Charles Nodier, Rouen, Léon Gy, (lire en ligne)
Distinctions
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Officier d'académie (1888)
Officier de l'Instruction publique (1895)
Chevalier de la Légion d'honneur (décret du 13 janvier 1926). Il est fait chevalier par André Join-Lambert le .
Notes et références
modifier- 1 2 3 Michel et Thérèse Mesnil, Le Canton de Thiberville : son histoire, son patrimoine, Conches-en-Ouche, Imprim'eure, , p. 42-6.
- ↑ « Chronique locale », Journal de Rouen, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Musée des Beaux-Arts de Rouen, « Hercule terrassant l’hydre de Lerne », .
- ↑ Charles Picard, Séance du 10 mars : Comptes-rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 83, (lire en ligne), chap. 2, p. 152-6.
- ↑ Adolphe-André Porée, « L’Art normand », collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux, (consulté le ).
Sources
modifier- Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie, vol. 46-47, Société des antiquaires de Normandie, Caen, 1939, p. 15 passim.
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la recherche :
- Ressource relative à la vie publique :