Adolphe Levae

politicien belge

Adolphe Levae, né à Bruxelles le où il est mort le [1], est un journaliste néerlandais, historien, puis homme politique et membre de la chambre des représentants du royaume de Belgique.

Biographie

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Origines et vie privée

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Adolphe Levae est le fils d'Arnould Levae, fonctionnaire communal, et de Jeanne Coomans. Il reste célibataire.

Carrière

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À l'époque du royaume uni des Pays-Bas il est journaliste actif dans les journaux Le Belge, Ami du Roi et de la Patrie et collabore, d'après Lucien Jottrand, aussi au Courrier des Pays-Bas.

Mais à partir de 1827 il s'oppose à la politique gouvernementale du roi Guillaume d'Orange-Nassau et finit comme nombre de ses collègues contestataires, parmi lesquels le plus connu est Louis de Potter, à se faire emprisonner à la prison des Petits-Carmes à Bruxelles pour délit de presse.

Après l'indépendance de la Belgique il devient inspecteur des vivres et du ravitaillement pour le Gouvernement provisoire ainsi qu'administrateur du Fonds Spécial pour les blessés des Journées de Septembre. Ceci, après avoir été membre du Comité de l'Association nationale et inspecteur des Commissions réunie des Secours et des Récompenses aux combattants de 1830[2]. Il est décoré de la Croix de fer pour ces différentes actions[3].

En 1832 il est élu représentant du parti unioniste pour l'arrondissement administratif de Courtrai, mais il n'exerce son mandat que quelques mois, jusqu'en .

Selon Georges Libri-Bagnano[4], Adolphe Levae est admis dans la Société des douze en remplacement d'un autre membre sans doute décédé. Toujours d'après cet auteur, la soeur d'Adolphe Levae et une soeur d'Edouard Ducpétiaux auraient mené le pillage de la maison du chef de police, Pierre De Knyff de Gontrœuil, rue de Berlaymont, lors des émeutes d'août 1830 à Bruxelles. Elles sont reconnues par les filles de de Knyff lorsque, le lendemain, mademoiselle Ducpétiaux vint revoir les lieux en compagnie d'un homme habillé de noir. Elle y aurait prononcé des phrases particulièrement choquantes devant une flaque de sang[réf. nécessaire].

Œuvres publiées

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  • L'hermite à la prison des Petits-Carmes: réflexions philanthropiques d'un détenu, Bruxelles, 1827.
  • De la peine de mort, considérée dans ses rapports avec l'équité, la morale et l'utilité publique, Bruxelles, 1828.
  • Aux électeurs du district de Courtrai, 1833.
  • Lettre à M. Van de Weyer, ministre plénipotentiaire de S. M. le roi des Belges à Londres, par M. A. Levae, Bruxelles, 1838.
  • Essai historique sur les négociations de la Trêve de vingt ans conclue à Ratisbonne en 1684, Bruxelles, 1844
  • Recherches historiques sur le commerce des Belges aux Indes pendant le 17e et le 18e Siècles, Bruxelles, 1842.
  • Les Jacobins, les patriotes et les représentants provisoires de Bruxelles, 1792-1793, Bruxelles, 1846.

Distinctions

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Bibliographie

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  • Ch. RAHLENBEEK, Adolphe Levae, dans : Biographie nationale de Belgique, T. XII, Bruxelles, 1892-1893.
  • Jean-Luc DE PAEPE et Christiane RAINDORF-GERARD, Le Parlement belge, 1831-1894, Bruxelles, 1996.
  • Pierre VAN DEN DUNGEN, Le rôle des milieux de presse dans la fondation de l’État belge et la création d’une "opinion publique" nationale (1830-1860), dans : Amnis, revue de civilisation contemporaine Europes/Amériques, 2004.
  • Carlo Bronne, La Conspiration des paniers percés, Ad. Goemaere, Bruxelles, 1959, page 78, note 11.

Notes et références

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  1. Biographie nationale de Belgique
  2. carlo Bronne, La conspiration des paniers percés, Ad. Goemaere, Bruxelles, 1959, page 78
  3. Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer, Liste nominative des citoyens décorés de la Croix de fer, Bruxelles, Imprimerie et lithographie de P-M Michelli, (lire en ligne), p. 98
  4. La ville rebelle (1831)

Liens externes

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