Adriano Espaillat
Adriano D. Espaillat Cabral, né le en République dominicaine, est un homme politique américain membre du Parti démocrate. Il est élu à la Chambre des représentants des États-Unis dans l'État de New York en 2016.
| Adriano Espaillat | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Représentant des États-Unis | |
| En fonction depuis le (9 ans, 10 mois et 1 jour) |
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| Élection | 8 novembre 2016 |
| Réélection | 6 novembre 2018 3 novembre 2020 8 novembre 2022 5 novembre 2024 |
| Circonscription | 13e district de l'État de New York |
| Législature | 115e, 116e, 117e, 118e et 119e |
| Prédécesseur | Charles Rangel |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Adriano D. Espaillat Cabral |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Santiago de los Caballeros (République dominicaine) |
| Nationalité | Américaine |
| Parti politique | Parti démocrate |
| Religion | Catholicisme |
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| Liste des représentants des États-Unis pour l'État de New York | |
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Biographie
modifierOrigines et carrière politique locale
modifierOriginaire de Santiago en République dominicaine, Adriano Espaillat arrive à New York à l'âge de 9 ans, avec sa mère et son frère. Venue avec un visa de tourisme, la famille choisit de rester aux États-Unis. Deux ans plus tard, ils retournent en République dominicaine — en pleine guerre civile — pour obtenir de nouveaux visas. Espaillat acquiert la nationalité américaine à la fin de sa vingtaine[1].
Il siège à l'Assemblée de l'État de New York de 1997 à 2010, où il représente le 72e district. Il est ensuite élu au Sénat de l'État, dans le 31e district[2].
Représentant des États-Unis
modifierEn 2012, Espaillat se présente à la Chambre des représentants des États-Unis face au démocrate sortant Charles Rangel, élu depuis 42 ans. Le 13e disitrct vient d'être redécoupé et devient majoritairement hispanique. Rangel, qui est afro-américain, a été censuré pour violations des règles d'éthique de la Chambre en 2010[3]. Espaillat est battu d'environ 1 000 voix par Rangel[4]. À nouveau candidat en 2014, il est battu de justesse par Rangel (44 % des suffrages contre 47 %)[5].
En 2016, Rangel ne se représente pas. Espaillat remporte la primaire démocrate avec 37 % des voix devant Keith L.T. Wright (33 %), soutenu par Rangel. Il est alors assuré d'être élu dans ce bastion démocrate[6],[7]. Lors de l'élection générale, il rassemble 89 % des suffrages[8]. Il est le premier représentant des États-Unis originaire de République dominicaine et le premier représentant qui est un ancien immigré clandestin[1],[8]. C'est également la première fois depuis plus de 70 ans que le quartier de Harlem n'est pas représenté par un Afro-Américain au Congrès[6].
Se décrivant comme un « Latino d'origine africaine », il cherche à adhérer au caucus noir du Congrès lors de son premier mandat mais sa démarche n'aboutit pas, notamment du fait de la réticence de certains des membres à accueillir dans leurs rangs Espaillat qui s'était présenté à deux reprises contre Charlie Rangel, un des membres fondateurs du groupe[9]. Karen Bass, future présidente du groupe, précisera toutefois dans les années suivantes que la potentielle double appartenance d'Espaillat au caucus noir et au caucus hispanique n'avait pas été la raison du blocage de son adhéson[10]. Il continue à plusieurs reprises au cours de sa carrière au Congrès d'adhérer au caucus noir, sans toutefois jamais y parvenir[11].
Il est facilement réélu lors des élections de novembre 2018, réunissant près de 95 % des suffrages face à la républicaine Jineea Butler[12].
Le , il fait partie des 56 élus démocrates à voter en faveur d'une résolution proposée par le républicain Matt Gaetz pour forcer le président Joe Biden à procéder au retrait des troupes américaines en Syrie dans un délai de six mois[13],[14].
Le , il fait partie des 46 démocrates qui votent contre le Fiscal Responsibility Act of 2023, le projet de loi résultant de l'accord entre Joe Biden et Kevin McCarthy pour mettre fin à la crise du plafond de la dette[15].
Après sa réélection pour un cinquième mandat en , il prend la présidence du Congressional Hispanic Caucus[16].
Il soutient la candidature de l'ancien gouverneur Andrew Cuomo pour l'élection à la mairie de New York de 2025. Après que Cuomo ait décidé de maintenir une candidature indépendante après sa défaite contre le socialiste Zohran Mamdani lors de la primaire démocrate, Espaillat se rallie à la candidature de Mamdani[17].
Candidat à un sixième mandat lors des élections de mi-mandat de 2026, il doit affronter lors de la primaire démocrate trois démocrates, Darializa Avila Chevalier, une novice en politique adhérente des Socialistes démocrates d'Amérique[18], Théo Chino-Tavarez, premier secrétaire des Sociaux Démocrates d'Amérique, et Oscar Romero directeur des systèmes d'information (CIO) de la Commission de l'engagement civique de la ville de New York (NYC Civic Engagement Commission)[19]. Espaillat bénéficie alors du soutien de la gouverneure Kathy Hochul et du chef des démocrates de la Chambre Hakeem Jeffries mais, en , le maire Zohran Mamdani apporte son appui à Darializa Avila Chevalier[20]. Cette dernière bat Espaillat lors de la primaire démocrate du [21].
Notes et références
modifier- 1 2 (en) Caitlin Cruz, « He’s about to be the first Dominican American elected to Congress. And he was once undocumented. », sur fusion.net, (consulté le ).
- ↑ (en) Brendan Krisel, « Adriano Espaillat Endorses Successor for State Senate During Inwood Rally », sur patch.com, (consulté le ).
- ↑ (en) Joshua Miller, « Ethics, Redistricting Are Players in Charlie Rangel Race », sur rollcall.com, (consulté le ).
- ↑ (en) Wesley Lowery, « Longtime congressman Rangel finds himself in political peril in New York primary », sur washingtonpost.com, (consulté le ).
- ↑ (en) Alex Isenstadt, « Rangel pulls off hard-fought win », sur politico.com, (consulté le ).
- 1 2 (en) William Neuman, « Adriano Espaillat Is in Position to Replace Rangel and Become First Dominican in Congress », sur nytimes.com, (consulté le ).
- ↑ (en) Joe Tacopino, « Adriano Espaillat wins Harlem primary for Charlie Rangel’s seat », sur nypost.com, (consulté le ).
- 1 2 (en) Brian Latimer, « Adriano Espaillat Elected First Dominican-American to US Congress », sur nbcnews.com, (consulté le ).
- ↑ (en) Heather Caygle, « Black Caucus chafes at Latino who wants to join », sur Politico, (consulté le )
- ↑ (en) Laura Barrón-López et Heather Caygle, « CBC head: Nothing is stopping Afro-Latinos from joining both Black, Hispanic caucuses », sur Politico, (consulté le )
- ↑ (en) Fadel Allassan, « Rep. Espaillat pushing to join Congressional Black Caucus », sur Axios, (consulté le )
- ↑ (en) Brendan Krisel, « Adriano Espaillat Wins NY Congressional District 13 », sur patch.com, (consulté le ).
- ↑ (en) « 56 House Democrats and 47 Republicans vote to pull troops from Syria », sur The Independent, (consulté le )
- ↑ (en) « Roll Call 136 | Bill Number: H. Con. Res. 21 », sur clerk.house.gov, (consulté le )
- ↑ (en) « Republicans and Democrats who bucked party leaders by voting no », sur thehill.com, (consulté le )
- ↑ (en) Rafael Bernal, « New York’s Espaillat running unopposed for Hispanic Caucus chair », sur The Hill, (consulté le )
- ↑ (en) Emma G. Fitzsimmons et Samantha Latson, « Espaillat Endorses Mamdani for Mayor, After Backing Cuomo and Adams », sur The New York Times, (consulté le )
- ↑ (en) Maya King, « Justice Democrats Re-Emerge in New York to Try to Unseat Espaillat », sur The New York Times, (consulté le )
- ↑ « Telemundo 47 announces June 17 Democratic Congressional Primary Debate featuring NY-13 candidates. »
- ↑ (en) Sally Goldenberg et Maya King, « Mamdani Vowed to Back Espaillat. Now He’s Endorsing a D.S.A. Challenger. », sur The New York Times, (consulté le )
- ↑ (en) Maya King, « Darializa Avila Chevalier, a Mamdani Ally, Ousts Espaillat in Primary », sur The New York Times, (consulté le )
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la vie publique :