Adrien de Hangest
Adrien de Hangest, seigneur de Genlis, est un grand bouteiller de France mort vers 1532.
| Décès |
Après |
|---|---|
| Sépulture | |
| Père |
Jean II de Hangest, Seigneur de Genlis (d) |
| Mère |
Marie d'Amboise (d) |
| Enfants |
Jean III de Hangest de Genlis (d) François d'Hangest Jean d'Hangest, seigneur d'Yvoy |
Biographie
modifierIl est fils de Jean III de Hangest et de Marie d'Amboise[1]. Peu d'informations nous sont parvenues sur sa jeunesse. Il semblerait qu'il ait été un enfant d'honneur à la cour de Charles VIII[2]. Il s'est illustré lors d'un tournoi chevaleresque en 1493, le pas d'armes de Sandricourt[2],[3]. Il a été bailli et capitaine d’Évreux[1], bailli de Tournaisis[4], capitaine du château du Louvre[5]. Il succède à son frère Jacques de Hangest comme seigneur de Genlis[6]. Au cours de sa vie, il effectue plusieurs missions diplomatiques. A titre d'illustration, en 1515, il fait partie des grands du royaume choisis par François Ier pour négocier le mariage entre Renée de France et Charles d'Espagne, futur Charles Quint[7]. Le projet échoue néanmoins[8]. Il commande des troupes, au moins lors des combats menés contre l'Empire de Charles Quint[9].
Il devient grand bouteiller de France en 1520, succédant à François de Barathon. A la fin de sa vie, il est proche de François Ier, comme l'atteste sa nomination comme premier gentilhomme de chambre en 1529[10].
Il épouse Françoise du Mas[11],[12] (ou « François Dumats »[13]) aussi parfois dénommée Claude du Mas[14],[15].
Deux de ses fils ont connu une postérité : François d'Hangest, protestant à la cour de Henri II, grand échanson de France et Jean d'Hangest, tour à tour protestant et catholique ayant pris part activement aux combats des guerres de religion.
Il était enterré à l'abbaye Sainte-Élisabeth de Genlis, aujourd'hui détruite, auprès de son épouse[11].
Références
modifier- 1 2 « Procès-verbaux », Bulletin de la Société de l'histoire de Normandie, (lire en ligne)
- 1 2 (en) Rosalind Brown-Grant, « Pas d'armes and Late Medieval Chivalry: A Casebook », sur JSTOR, (DOI 10.2307/jj.13083358, consulté le )
- ↑ Guillaume Bureaux, « Le jeu entre politique, romanesque et théâtral. Le Pas d’armes de Sandricourt (1493) », sur Histilien, (ISSN 2550-844X, DOI 10.58079/pls7, consulté le )
- ↑ Martin du Bellay, Mémoires, Paris, H. Laurens, 1908-1919, 466 p., Introduction
- ↑ Henri Sauval, Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris, t. III, Paris, Charles Moette,
- ↑ Louis Moreri, Le grand dictionnaire historique, Paris, Les libraires associés, , p. 514
- ↑ Paul Marichal, Catalogue des actes de François Ier, t. I, p. 40
- ↑ Gabriel Braun, « Le mariage de Renée de France avec Hercule d'Esté : une inutile mesalliance. 28 juin 1528 », Histoire, économie & société, Armand Colin, vol. 7, no 2, , p. 147–168 (DOI 10.3406/hes.1988.1510, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Mireille Pardon, « Louis Guyon’s Wolf-Boy of the Ardennes: Motherhood and Magic in Early Modern France », The Sixteenth Century Journal, [Sixteenth Century Society & Conference, The University of Chicago Press], vol. 50, no 3, , p. 745–764 (ISSN 0361-0160, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Thierry Rentet, « Chapitre VI. La mise à l’épreuve : Bayonne, 1530 », dans Anne de Montmorency : Grand Maître de François Ier, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 221–256 p. (ISBN 978-2-7535-6777-1, DOI 10.4000/books.pur.105297, lire en ligne)
- 1 2 P. Bègue, « L'Abbaye Sainte-Élisabeth à Villequier-Aumont », dans Mémoires de la Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie de l'Aisne, Laon, , 276 p. (lire en ligne), p. 151
- ↑ Xavier Pagazani, « Chapitre 1. Les noblesses haut-normandes », dans La demeure noble en Haute-Normandie : 1450-1600, Presses universitaires François-Rabelais, coll. « Renaissance », , 23–62 p. (ISBN 978-2-86906-535-2, DOI 10.4000/books.pufr.8063, lire en ligne)
- ↑ Jean de Corbinelli, Histoire généalogique de la maison de Gondi, Paris, J.-B. Coignard,
- ↑ Société française de numismatique, « Procès-verbaux », Revue numismatique, (lire en ligne)
- ↑ Michel Reulos, « Les attaches de Calvin dans la région de Noyon », Bulletin de la Société de l'Histoire du Protestantisme Français (1903-), Librairie Droz, vol. 110, , p. 193–201 (ISSN 0037-9050, lire en ligne, consulté le )