Adèle de Pfalzel

abbesse de Pfalzel

Adèle de Pfalzel, née en 660 et morte le , est la fondatrice et la première abbesse du monastère de Pfalzel en Rhénanie (Allemagne). Canonisée, elle est fêtée le .

Adèle de Pfalzel
Sainte catholique
Fonction
Abbesse
Titre de noblesse
Princesse
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Père
Mère
Fratrie
Regintrud (en)
Bertrade de Prüm
Plectrude
Chrodelinde (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Gerelind von Pfalzel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Grégoire d'Utrecht (petit-fils en lignée masculine)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Ordre religieux
Étape de canonisation
Membre de
Adela and Irmina (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Partenaire
Fête

Famille

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Adèle de Pfalzel est la fille de Dagobert II[1] et non d’Hugobert selon les registres historiques contenus dans Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, chapitre "des Rois, Reine, Princes, Princesses".

Sa famille est connue par son testament, rédigé la douzième année du règne d'un roi nommé Thierry. Elle est mère d'un Albéric, sœur d'une Ragentrude, cohéritière, c'est-à-dire sœur[2], d'une Plectrude, et possède une propriété à Bedelingis. Le testament précise également qu'elle a obtenu les terres sur lesquelles fut construit le monastère à la suite d'un échange avec Pépin, maire du palais. La première difficulté est d'identifier le roi Thierry, qui peut être Thierry III (673-691) ou Thierry IV (721-737). La thèse classique a retenu Thierry IV, ce qui date le testament à 733 ou 734, mais il n'y a pas encore de consensus définitif sur la question[3].

Son fils Albéric est par ailleurs connu comme fils d'Odon, et frère de Gerlinde, qui possède une vigne à Klotten en 699. En 715, le duc Arnulf, petit-fils de Pépin de Herstal et de Plectrude, possède des propriétés au même endroit, ce qui implique un cousinage. Gerlinde a, par la suite, épousé Adalbert, duc d'Alsace[3].

Plectrude, cohéritière d'Adèle est identifiée à Plectrude, femme de Pépin de Herstal, laquelle est connue comme fille d'Hugobert, sénéchal de Clovis III. Même s'il y a encore une incertitude sur l'identité de l'épouse de Dagobert, on considère qu'il s'agit d'Irmine[4],[5], abbesse d'Oeren et fondatrice de l'abbaye d'Echternach, ou une de ses sœurs[6].

En 704, la religieuse Immine et ses filles Attale et Rolande cèdent au monastère d'Eternach des biens hérités de leurs parents situés à Bedelinga. La thèse classique identifie Immine à Irmine et Attale à Adèle[3].

Biographie

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Elle épouse Odon de Bavière (Odo) et donne naissance à :

Devenue veuve, elle rentre dans les ordres, fonde le monastère de Pfalzel[7] et en devient la première abbesse. Elle prend également en charge l'éducation de l'un de ses petits-fils qui allait devenir Saint Grégoire d'Utrecht, l'un des évangélisateurs de l'Allemagne.

Traditions

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Une légende qui apparaît au cours du XIe siècle en fait une fille du roi Dagobert Ier et une sœur d'Irmine d'Oeren. C'est chronologiquement possible si l'on considère que le testament est rédigé sous Thierry III, et impossible pour une rédaction sous Thierry IV. Toutefois cette thèse n'est pratiquement plus prise en compte de nos jours[8].

La ville de Sainte-Adèle au Canada est nommée en son honneur.

Iconographie

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La première représentation connue de Sainte-Adèle plus de 1000 ans après sa mort, est une sculpture en relief sur bois réalisée pour l'ancienne église du monastère de Pfalzel (Stiftskirche). Elle a été sculptée par l'artiste Ludwig Moroder.

Classiquement une telle sainte doit être représentée tenant dans sa main une maquette du monastère qu'elle a fondé, et la représentation doit refléter son vœu de pauvreté, alors qu'elle était de famille royale.

Dans une gravure française du XIXe siècle, Sainte-Adèle est représentée avec une abbaye en arrière-plan et à l'écart, avec de riches atours à fleur de lys, flattant son ascendance royale, le style est un réinterprétation typique de l'époque romantique (XIXe siècle)[9].

Certaines représentations commerciales sont parfois, par erreur grossière, des réutilisations de représentations de Sainte-Adélaïde, pourtant sans aucun lien[10],[11].

Notes et références

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  1. Adèle de Pfalzel, fille de Dagobert II, Nominis.
  2. En effet, l'existence d'une autre sœur implique que l'héritage se soit fait entre les filles du ou de la défunte, à l'exclusion de parents plus éloignés. Le fait que les héritières soient des femmes implique qu'il n'y a pas de frère au moment de la succession.
  3. 1 2 3 Settipani 1989, p. 38-9 et Settipani 2014, p. 110-111.
  4. Riché 1983, p. 350 (tableau généalogique III sur les Hugobertides).
  5. Settipani 1989, p. 38-42.
  6. Settipani 1990 et Settipani 2014, p. 109-117.
  7. Settipani 1993, p. 103, note 415.
  8. Représentation de Sainte-Adélaïde avec le titre erroné Sainte-Adèle, Propriété du département : Vosges ; Musée départemental d’art ancien et contemporain Auteur de l'image (de la numérisation) : copyright Musée de l’Image, cliché H. Rouyer
  9. Représentation de Sainte-Adélaïde avec le titre erroné Sainte-Adèle Propriété de la commune : Caen ; Musée (municipal) de Normandie - Château de Normandie ; Auteur de l'image (de la numérisation) : copyright Musée de Normandie - Commune de Caen

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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