Afev
L’AFEV (Association de la fondation étudiante pour la ville) est une association française créée en 1992. Son objectif est de mobiliser des étudiants bénévoles dans des actions de solidarité et d'accompagnement à la scolarité au sein des quartiers populaires[1].
| Fondation |
|---|
| Type | |
|---|---|
| Forme juridique |
Association loi de 1901 Association déclarée |
| Objet social |
Mise en place d'actions de solidarités dans les quartiers en difficultés notamment dans le domaine du soutien scolaire |
| Domaine d'activité |
Action sociale sans hébergement n.c.a. |
| Siège |
Paris (221, rue La Fayette, 75010) |
| Pays |
| Direction |
Christophe Paris |
|---|---|
| Site web |
| RNA | |
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| SIREN | |
| OpenCorporates |
Historique
modifierL'AFEV est créée en 1992 dans un contexte de déploiement de la politique de la ville et à la suite du constat d'une marginalisation de certains jeunes dans les quartiers populaires, victimes d'inégalités sociales[2].
Ses fondateurs sont trois étudiants : Christophe Borgel, ancien président de l'Union nationale des étudiants de France - Indépendant et démocratique (Unef-ID), Agnès Bathiany et Nicolas Delesque[2],[3].
Trois ans après sa création, l'AFEV touche plus de 50 sites et mobilise près de 2 000 étudiants qui suivent près de 3 500 enfants[4].
En 2024, le rapport d'activité fait état de 531 quartiers prioritaires de la ville touchés, 20 911 mentorés, 20 465 bénévoles, 1 093 kapseurs, 1 305 volontaires en service civique, 590 apprentis solidaires. Alors un plein développement, l'AFEV est regroupée en 68 pôles et compte 456 salariés. Elle est également présente en Catalogne et en Guadeloupe[5].
Organisation et fonctionnement
modifierL'Afev fonctionne avec une cinquantaine de coordinateurs répartis sur le territoire qui ont un double rôle : les relations avec les établissements scolaires et le lien avec les bénévoles étudiants[6].
Les contacts avec les établissements scolaires permettent de connaître les besoins d'accompagnement et de définir les modalités de partenariat et de mode d'action. Les coordinateurs ont par ailleurs pour rôle de recruter et de former les bénévoles. Ainsi, la formation des étudiants vise à les sensibiliser à la psychologie de l'enfant en échec scolaire et des sessions de partages d'expériences permettent d'échanger sur les retours d'expérience[6].
Actions
modifierL'accompagnement à la scolarité prend la forme d'un accompagnement individualisé, sous la forme d'un mentorat entre un étudiant bénévole et un jeune scolarisé en difficulté qu'il soit écolier, collégien ou lycéen.
D'autres actions sont menées comme l'accueil de jeunes en service civique ou la mise en place de colocations solidaires au sein des quartiers (appelées « Kaps », les résidents étant les « kapseurs »). Afin de permettre de découvrir l'enseignement supérieur, des bénévoles peuvent également organiser des actions pour permettre à des lycéens de découvrir l'université (programme « démocampus »)[7]. Dernièrement, l'AFEV a également ouvert des tiers-lieux, espaces ouverts et solidaires[5].
L'Afev organise chaque année la journée du refus de l’échec scolaire[8]. Cette journée a pour objectif de rassembler des experts, des politiques, des membres associatifs ou de la société civile pour réfléchir et parler des solutions pour lutter contre le décrochage scolaire. En 2023 a eu lieu la 16ème édition de la Journée du Refus de l’Échec Scolaire, dédiée à la thématique : “Tous égaux devant la lecture ?” dont Marie Despleschin (autrice jeunesse) était la marraine[5].
Partenaires et financement
modifierL'association dispose de partenaires qui font partie de l’économie sociale et solidaire comme les associations Les Petits Débrouillards[9] ou Unis-Cité[10] ainsi que des partenaires institutionnels tels que le ministère de l'Éducation nationale[11].
L'AFEV est une association de loi 1901 à but non lucratif. Le budget 2023-2024 se clôture à 30,5 millions d’euros, avec 78% de charges de personnel[5].
Elle bénéficie de l'aide historique de la fondation BNP Paribas. Elle compte une vingtaine de donateurs privés dont la Fondation SNCF (programme « trouver sa voie »), la FDJ, la Fondation Break Poverty[5].
Notes et références
modifier- ↑ « L’Afev : un engagement solidaire au service de l’éducation », Après-demain, , pp. 50-51 (lire en ligne
) - 1 2 Hélène Boissière, « Soutien scolaire avec l'Afev », Hommes & Migrations, vol. 1201, no 1, , p. 45 (DOI 10.3406/homig.1996.2734, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « 30 ans d'action », sur AFEV (consulté le )
- ↑ Christophe Borgel, « L'AFEV. Des étudiants pour la ville », Migrants formation, no 99, (lire en ligne)
- 1 2 3 4 5 AFEV, « Bilan d'activité 2023-2024 »
- 1 2 Hélène Boissière, 1996, p. 46
- ↑ Jean-Michel Gouin, « Poitiers : l'Afev recrute une cinquantaine de jeunes en service civique », sur La nouvelle République, (consulté le )
- ↑ Alexis Morel, « Échec scolaire : "Mes notes ont augmenté, c'est un miracle", raconte une collégienne qui suit un programme de mentorat », sur France Info, (consulté le )
- ↑ « Poitiers : L'Afev fête ses 15 ans », lanouvellerepublique.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Jérôme Polidor, « Service civique : dix ans de précarisation de la jeunesse au nom de l’engagement citoyen », sur Basta ! (consulté le )
- ↑ « Service civique : les associations tirent la sonnette d’alarme sur la qualité du dispositif », sur letudiant.fr (consulté le )
Liens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives aux organisations :