Affaire Henri Pacchioni

affaire criminelle française

L'affaire Henri Pacchioni, appelée « l’affaire Michèle Moriamé » avant qu’il y ait eu condamnation, est une affaire criminelle française. Le , Michèle Moriamé disparaît. Son ex-compagnon, Henri Pacchioni, est reconnu comme l'auteur de sa disparition. Les faits eurent lieu au domicile de la victime.

Affaire Pacchioni
Titre Affaire Henri Pacchioni
Fait reproché Homicide
Pays Drapeau de la France France
Date
Nombre de victimes 1 : Michèle Moriamé
Jugement
Statut Affaire jugée
Tribunal Cour d'assises
Date du jugement

Henri Pacchioni décède dans le 15ème arrondissement de Marseille le , à l'âge de 78 ans.

Contexte des faits

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Le , la mère de Michèle Moriamé se rend à la gendarmerie de Marignane, non loin de Marseille ; elle s'inquiétait de ne pas avoir de nouvelles de sa fille depuis environ deux mois[1].

L’enquête s'oriente vers Henri Pacchioni, son ancien compagnon ; avec lui, elle a eu Émilie, une petite fille atteinte de divers troubles cognitifs. Bien que séparés, ils vivent sous le même toit, afin de s’occuper au mieux de leur fille. Michèle a confié à sa mère qu’elle se méfie de lui, qu’il a été violent envers elle. L’enquête montrera qu’elle avait rédigé son testament, fait rare pour une femme qui n’a pas encore 30 ans[2].

Ces témoignages sont minimisés par Henri ; il affirme que Michèle a l'habitude de disparaître, qu'on l'avait surnommée la « Pomponette » pour ce comportement (référence au film La Femme du boulanger de Marcel Pagnol, où le boulanger se plaint du comportement volage de sa femme en s’adressant à la chatte, qui se nomme Pomponette).

La disparition remonterait au . Interrogés, des voisins disent avoir entendu des cris ce soir-là. Les recherches mènent à la découverte d'un nouveau protagoniste, faisant partie de la vie de Michèle, avec qui elle aurait prévu de se marier prochainement.

Par la suite, l’enquête démontrera le caractère violent de Pacchioni ; des témoignages rapportent de nombreux antécédents. Une main courante a été déposée contre lui. Devant l’accumulation des soupçons, il est placé en garde à vue, le , à Marseille[3].

Inculpation et tentative de suicide

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Lors de la garde à vue, Henri Pacchioni reconnaît avoir giflé Michèle, la faisant tomber. Elle serait morte à la suite d’un traumatisme crânien au cours de sa chute. Par la suite, il dira avoir jeté le corps dans le canal de Marignane. Aucune trace de Michèle ne sera retrouvée.

Pacchioni est inculpé d'homicide volontaire. En prison, il tente de s’immoler par le feu ; il en sort brûlé au troisième degré, sur 50% de surface corporelle. Il sera soigné durant un an et demi en milieu hospitalier, dans l’attente de son procès[3].

Cavale et arrestation

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Le , à l’ouverture de son procès, l’accusé plaide coupable. Simultanément, un corps est retrouvé dans un étang proche du domicile de Michèle. Il est difficilement identifiable, ayant subi de multiples amputations et séjourné longuement dans l’eau. Devant l’impossibilité de déterminer l'identité du corps, le procès est renvoyé en attendant de plus amples résultats.

Trois mois plus tard, encore hospitalisé, Pacchioni s’évade et s’enfuit chez sa mère, il récupère sa fille Émilie, et part pour la Sardaigne, puis au Brésil[3], (où il travaille dans les émeraudes), puis au Zaïre, (où il achète des diamants). En France, la médecine légale révèle que le cadavre, retrouvé dans le canal, est de sexe masculin. Il sera identifié par la suite et n’a aucun rapport avec l’affaire Pacchioni.

Pendant quatre ans, le fugitif et sa fille sont introuvables. En , Pacchioni se rend dans les Bouches-du-Rhône, contraint par ses « affaires » ; au cours d'un banal contrôle de gendarmerie, l’un des agents le reconnaît. Il est arrêté, et avoue avoir étranglé Michèle.

En , lors du procès, devant la Cour, il nie tout[2]. Aux assises, il déclare : « Je dois vous dire la vérité. Je ne sais pas ce qui est arrivé. Je n’y étais pas. » Il nie les faits, sous-entend un secret impossible à révéler, « par peur », ajoute : « Je ne veux pas qu’un jour, on dise à ma gosse que j’ai tué sa mère. »[2].

Il est condamné à douze ans de détention, et libéré en 2001. Il vit à Marseille avec Émilie, souhaitant retourner au Brésil afin qu’elle y bénéficie d’une meilleure prise en charge. À Frédérique Lantieri, il n'avoue qu'une chose : « J'ai toujours fait le maximum pour Émilie. »[3].

Couverture médiatique

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Cette affaire est largement couverte médiatiquement, encore aujourd'hui, elle fait l'objet de nombreux reportages de télévision ou d'articles de presse.

Remise au goût du jour en dans une émission télévisée, le cas de Pacchioni interpelle, et suscite des débats sur les réseaux sociaux. Sa culpabilité se verra même questionnée, certains internautes réclamant qu’il soit blanchi.

Voir aussi

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Articles connexes

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Documentaires télévisés

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Émission radiophonique

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Notes et références

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