Affaire Mère Alice
L'affaire Mère Alice désigne un braquage violent survenu à Brazzaville en , impliquant policiers et civils, qui a conduit à plusieurs condamnations prononcées en par la justice congolaise.
| Affaire Mère Alice | |
| Fait reproché | Braquage |
|---|---|
| Chefs d'accusation | « Association de malfaiteurs « Vol qualifié » « Détention illégale d'armes à feu » |
| Pays | |
| Ville | Brazzaville |
| Date | Nuit du 8 au 9 août 2022 |
| Jugement | |
| Statut | Affaire jugée en 1er instance |
| Date du jugement | |
| Recours | Le parquet de Brazzaville ouvre une information judiciaire pour l'affaire « Mère Alice », braquage sanglant du 9 août 2022. Le procès s'est tenu en septembre 2023, avec des condamnations prononcées le 11 septembre 2023. |
| modifier |
|
Contexte
modifierL'affaire est survenue à Brazzaville, en république du Congo, où le banditisme urbain reste un fléau récurrent, exacerbé par la porosité entre forces de l'ordre et réseaux criminels. En , une commerçante connue sous le nom de « Mère Alice » devient victime d'un vol qualifié à son domicile, révélant des complicités au sein de la police. Cette affaire met en lumière les dysfonctionnements sécuritaires dans la capitale, où des agents du Groupe de répression du banditisme (GRB) sont soupçonnés d'avoir couvert ou participé à des exactions[1].
Début de l'affaire
modifierLe , des malfaiteurs armés attaquent le domicile de Mère Alice situé dans le quatrième arrondissement de Brazzaville, Moungali. Ils blessent grièvement deux femmes à coups de machettes et dérobent des sacs contenant 87 €, près de 4,315 millions de francs CFA, des documents et trois téléphones. La police réagit rapidement : neuf suspects, dont deux agents, sont interpellés, tandis que trois autres prennent la fuite. Le commandant du GRB, le capitaine Romuald Manounou dit Morgan, est suspendu et auditionné, confirmant l'implication de policiers véreux [2].
Procès
modifierLa session criminelle s'ouvre le à Brazzaville. Les accusés font face à des chefs d'accusation d'association de malfaiteurs, vol qualifié et détention illégale d'armes à feu. Le verdict tombe le : les accusés Borel Amboulou et Cyr Mandzoula écopent de 30 ans de prison ferme chacun ; Belvie Mbongo Egambé, Prince Mangalala, Didier Ekondi et Jude Mbemba, de 10 ans ; Alain Kanga, de 5 ans. Les condamnés doivent verser 70 millions de francs CFA de dommages. Brice Sévérin Eyaba et Romaric Akouba sont acquittés[3],[4].
Suites
modifierL'affaire suscite des appels à la vigilance contre l'impunité, avec des risques de libération pour défaut de procès initialement dénoncés par des Organisations non gouvernementales comme le CAD en [5]. Elle renforce les réformes internes à la police congolaise, bien que des enquêtes complémentaires sur les fuyards persistent. Ce scandale judiciaire illustre les défis de la lutte contre la criminalité organisée au Congo.
Références
modifier- ↑ La rédaction, « Le braquage chez Mère Alice : un fait divers qui tombe à pic », sur Congopage, (consulté le )
- ↑ Albert S. MIANZOUKOUTA, « Qui a commandité le braquage
de chez ”Mère Alice ? », LA SEMAINE AFRICAINE, no N° 4142, , Page 3 (lire en ligne
[PDF]) - ↑ Rominique Makaya, « Justice : des condamnés et acquittés dans l’affaire "Mère Alice" | adiac-congo.com : toute l'actualité du Bassin du Congo »
, sur www.adiac-congo.com, (consulté le ) - ↑ Florine Mouano, « Congo-affaire mère Alice : les sentences sont tombées »
, sur Journal de Brazza, (consulté le ) - ↑ « AFFAIRE "MERE ALICE" : A QUAND LE PROCES ? », sur us6.campaign-archive.com (consulté le )