Agathe Gaillard (galeriste)

galeriste francaise de photographie

Agathe Gaillard, née le à Nîmes et morte le à Narbonne, est une galeriste française, ayant ouvert en 1975 la première galerie en France entièrement consacrée à la photographie.

Agathe Gaillard
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 89 ans)
NarbonneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Agathe Renée Jeanne GaillardVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Conjoint

Biographie

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Agathe Gaillard naît le à Nîmes[1],[2] et emménage à Paris en 1965[3],[4]. À la fin des années 1960, elle découvre la photographie à la galerie-librairie La Hune, où elle est responsable des livres d’art[5]. Le rayon consacré à la photographie inclut alors une vingtaine d'ouvrages[6]. Elle rencontre à la librairie La Hune son futur mari, le photographe Jean-Philippe Charbonnier[6]. Ensemble, ils fréquentent le club photographique Les 30×40[6].

Par la suite, elle a l'idée de faire éditer à grande échelle des cartes postales de photographies : en sort sa première série, intitulée « Les chefs d’œuvre de la photographie », qui inclut 10 photos et est tirée à 10 000 exemplaires par l'imprimeur Draeger, en héliogravure[3]. Elle en écoule 600 000 exemplaires, vendus à un franc pièce[6].

Le , soutenue par son mari et le photographe américain Ralph Gibson[7], elle ouvre la galerie Agathe Gaillard au 3, rue du Pont-Louis-Philippe à Paris[3],[6],[5] : il s'agit de la première galerie consacrée à la photographie en France[5],[4]. L'exposition Days at Sea de Ralph Gibson inaugure les lieux[5]. Les prix des premiers tirages de la galerie oscillent entre 400 et 800 francs[5]. Exposant initialement des photographes en noir et blanc, elle se lance par la suite dans la couleur[6]. Elle alterne également entre photographes reconnus et nouveaux talents[7].

La galerie expose principalement des photographes français, européens et américains, comme André Kertész, Manuel Alvarez Bravo, Gisèle Freund, Hervé Guibert, Bernard Faucon, Erica Lennard et Claude Batho[5]. Au décès d'André Kertesz, Agathe Gaillard joue un rôle dans la donation de ses œuvres à la France[6].

Agathe Gaillard joue un rôle important dans la régulation du marché de la photographie, voyant le tirage comme une œuvre contrôlée par l'auteur et numérotée[6]. Elle dirige un temps l’Association pour la défense et la promotion de la photographie originale, l’APO[6].

Agathe Gaillard compte parmi ses amis les photographes Henri Cartier-Bresson, Ralph Gibson et Robert Doisneau[5].

En 2017, la galerie Agathe Gaillard est rachetée par le banquier David Azéma[8]. Cette même année, elle fait don de son fonds d’archives à la bibliothèque Kandinsky[5],[6].

En 2022, Jeanne Millécamps consacre un mémoire universitaire à la galerie Agathe Gaillard, intitulé La galerie Agathe Gaillard (1975-1984) : la photographie à l’épreuve du marché de l’art, réalisé à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne sous la direction de Julie Verlaine. Ce travail s’appuie notamment sur l’étude des archives de la galerie et analyse le rôle de celle-ci dans la reconnaissance de la photographie[9].

Agathe Gaillard meurt à l’âge de 89 ans d’une embolie pulmonaire le à l’hôpital de Narbonne[5].

140 photographes exposés à la Galerie Agathe Gaillard, de 1975 à 2015

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La biographie d’Agathe Gaillard ne peut être pleinement comprise sans mentionner et rassembler les 140 photographes dont elle a exposé les œuvres de 1975 à 2015, parmi 251 expositions. Sont recensés ici leurs noms, classés selon l’ordre chronologique de leur première exposition à la galerie. Les dates indiquées entre parenthèses correspondent à leurs différentes années d’exposition. Cette liste représente l’histoire véritable du grand œuvre d’Agathe Gaillard. Source : Agathe Gaillard, Mémoires d’une galerie, éditions Gallimard, mise à jour en 2015[10].

Publication

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  • Mémoire d’une galerie, Paris, Gallimard, coll. « Témoins de l'art », 2013, 165 p. (ISBN 978-2070140312)

Notes et références

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  1. Avis de décès de Madame Agathe GAILLARD sur pompesfunebrescarcassonne.com
  2. « État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970 », sur matchid.io.
  3. 1 2 3 Louis Mesplé, « L’histoire de la photo perd sa galerie parisienne », Le Nouvel Obs, (lire en ligne, consulté le )
  4. 1 2 « Agathe Gaillard, galeriste : “Je voulais que les photographes aient la parole” », sur France Culture, (consulté le )
  5. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Clémentine Mercier, « Mort de la galeriste Agathe Gaillard, tirages à part », Libération, (lire en ligne, consulté le )
  6. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Claire Guillot, « Agathe Gaillard, galeriste et défenseuse de la photographie, est morte », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  7. 1 2 J.-M. L.S., « La vie magnifique d'Agathe Gaillard », La Dépêche, (lire en ligne, consulté le )
  8. Éric Le Mitouard, « Paris : la galerie Agathe Gaillard reprend sa liberté et devient une enseigne », Le Parisien, (lire en ligne, consulté le )
  9. Jeanne Millécamps, « La galerie Agathe Gaillard (1975-1984) : la photographie à l’épreuve du marché de l’art », sur DUMAS (CCSD – CNRS), (consulté le )
  10. « Trois photographes à découvrir chez Agathe Gaillard », sur Réponses Photo (consulté le )

Voir aussi

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